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Le décès de deux infirmières à l'Hôtel-Dieu de Lévis préoccupe

05/07/2013 08:45 EDT | Actualisé 04/09/2013 05:12 EDT

Le suicide de deux infirmières auxiliaires à moins de trois semaines d'intervalle à l'Hôtel-Dieu de Lévis a forcé la direction à mettre en place un programme de soutien pour ses employés.

Les infirmières de 35 et 40 ans, qui oeuvraient dans deux départements différents, se sont enlevé la vie au mois de juin. L'une d'elles travaillait en santé mentale. Leur disparition a suscité une certaine commotion à l'interne.

Le syndicat refuse toutefois de faire un lien direct entre ces deux décès et la surcharge de travail. « Il n'y a aucun lien, il n'y a aucune indication qui pourrait nous indiquer que ça pourrait être relié au travail. C'est sûr que les conditions de travail ne sont pas faciles, c'est difficile pour les professionnels en soins parce qu'on est en pénurie et en plus on est en période de vacances », explique la présidente du Syndicat des professionnels en soins de Québec, Julie Ouellet.

Dans les jours qui ont suivi le drame, la direction de l'Hôtel-Dieu de Lévis a bonifié son programme d'aide aux employés pour fournir du soutien additionnel à ses employés. Une liste des symptômes et des signes avant-coureurs afin de détecter les personnes à risques a été distribuée.

Le syndicat est satisfait de la rapidité avec laquelle les mesures ont été mises en place. « Je pense que l'employeur a agi très vite au niveau des collègues de travail. Des mesures ont été mises de l'avant et nous on a pas d'indication à l'effet que ce n'est pas suffisant », explique-t-elle.

En 2010, une vague de cinq suicides est survenue en l'espace de quelques mois dans trois hôpitaux de Québec. Un programme de prévention appelé Sentinelle avait été mis sur pied.

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