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Festival de jazz: Laïka arrive avec Come a Little Closer (ENTREVUE)

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LAIKA
(Courtoisie) | Sylvia Plachy

La chanteuse française Laïka se dit ravie et fière de prendre part au Festival international de jazz de Montréal, d’autant plus qu’elle y arrive avec un nouvel album sous le bras. Come a Little Closer est sorti le 2 juillet au Québec et l’artiste compte bien présenter quelques-uns de ses nouveaux titres lors d’un spectacle extérieur qui aura lieu ce vendredi soir. Entrevue.

Nul doute, Come a Little Closer a pour sujet l’amour. « Ça parle de deux hommes », précise d’abord Laïka Fatien. « C’est une déclaration aux deux amours de ma vie. J’ai voulu chanter ces textes pour deux raisons, c’est-à-dire deux événements: une rupture et des retrouvailles », poursuit-elle. Celle qui n’avait jamais voulu chanter l’amour auparavant s’est laissé entraîner par ses troubles et ses questionnements passés. « Nebula, le précédent album, était orienté vers la quête. Dans quelle réalité vivons-nous? C’était une prise de tête! Je n’ai jamais répondu à toutes ces questions, mais ce nouveau disque est donc la continuité du précédent. On peut même dire que j’ai eu une partie de la réponse de Nebula dans Come a Little Closer », explique-t-elle.

11 lettres d’amour

11 chansons, 11 lettres d’amour. Sans laisser de côté la musique, Laïka a tout simplement laissé les textes lui parler d’abord, en choisissant ceux-ci en fonction de ce qu’elle avait envie de dire à ces deux personnes. « Comme je n’avais pas écrit les paroles, j’en ai fait une retranscription, puis sous chaque phrase, j’inscrivais ce que cela signifiait pour moi », dit-elle. Parmi ces 11 morceaux, on retrouve entre autres When Love Was You and Me d’Abbey Lincoln, Go Away Little Boy de Carole King et Wild is the Wind qui a donné son titre à un album de Nina Simone.

La pièce Divine est l’exception à la règle. La chanteuse a voulu mettre sur papier une déclaration d’amour, pour laquelle Roy Hargrove a ensuite composé la musique.

LES TROIS QUESTIONS HUFFPOST

1. Quel artiste suggérez-vous aux Montréalais de découvrir durant le festival, mis à part vous?

R. Martha Wainwright

2. Nommez un lieu que vous avez apprécié à Montréal.

R. Je ne connais pas beaucoup, mais ma famille habite dans le quartier juif.

3. Nommez un mot pour décrire votre œuvre.

R. Sans artifices

De Tokyo à New York

Partie habiter au Japon pour vivre une nouvelle expérience en famille, l’artiste a ainsi mené l’intégralité de son projet là-bas, excepté l’enregistrement qui s’est déroulé à New York. Laïka raconte avec beaucoup de sensibilité et de franchise la façon dont la musique prenait forme…dans sa tête. « Je n’ai pas travaillé avant l’enregistrement. C’est la réalité. Et ce n’est pas parce que je ne voulais pas, mais plutôt parce que je ne pouvais pas. Le père de mes enfants était dans la maison et il était donc hors de question que je chante », relate-t-elle.

«Exutoire» et «délivrance» sont des mots qui peuvent ainsi très bien illustrer la façon dont elle a vécu son enregistrement, elle qui a caché l’existence du disque durant toute la durée de sa création, c’est-à-dire 9 mois. En studio, elle avoue également qu’elle et ses musiciens marchaient sur des œufs. « Tout était fagrile et incertain. C’était l’état dans lequel j’étais et j’ai vraiment entraîné tout le monde là-dedans ».

Si techniquement, elle admet que le résultat n’est pas parfait, elle ne souhaiterait jamais retoucher quoi que ce soit des pièces, vu leur aspect très personnel et émotif. « Par exemple, sur Loving You, je pleure quand je chante. […] Je réécoute et je sais que je suis entre le parlé et le chanté, qu’il n’y a plus de souffle et que techniquement, il ne se passe rien, mais on s’en fout! Personnellement, quand j’écoute une chanteuse, je m’en fous de sa technique. On délivre quoi? », lance-t-elle.

Assurément, dans Come a Little Closer, elle laisse entendre son cœur et dit les mots de l’amour avec grande dévotion.

Laïka – 5 juillet, 20h – Scène Rio Tinto Alcan

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Festival de jazz: 4 juillet 2013
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