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Festival de jazz 2013 : Leif Vollebekk, le folk au coeur (ENTREVUE)

05/07/2013 05:49 EDT | Actualisé 07/07/2013 02:00 EDT
Victor Diaz Lamich / FIJM

Le chanteur et musicien Leif Vollebekk ne s’en cache pas, bien au contraire, il aime beaucoup Sigur Rós, Neil Young, les Beach Boys ou encore Bob Dylan. Sa musique en est d’ailleurs inspirée. Son folk épuré et atmosphérique filtre les influences des années 1960, comme en fait foi son deuxième album intitulé North Americana, paru en février 2013. Ce jeune homme au talent certain sera au Musée d’art contemporain pour une série de trois concerts, qui commence ce soir. Rencontre.

Leif Vollebekk est né en Norvège, a grandi à Ottawa et habite maintenant Montréal depuis quelques années. Il est venu dans la métropole parce qu’il était attiré notamment par l’ébullition créatrice musicale de la ville. Et du talent, il en aurait trouvé amplement. À commencer par le reconnu réalisateur Howard Bilerman du studio Hotel2Tango (Lhasa De Sela, Godspeed You! Black Emperor, Arcade Fire, Coeur de pirate), avec qui il a travaillé pour son disque.

« Avec Howard, on s’attend à un son cru, sec, direct, réel, précis. Lui c’est ça » raconte Vollebekk. « Pas de camouflage. C’est pur et honnête. Tu as intérêt à bien jouer, car ça sonne authentique, sans tricherie. »

À entendre l’histoire entourant l’enregistrement de son second album, on comprend pourquoi la réalisation est de si grande qualité : Paris, New York, Montréal, Vollebekk a pris son temps et a trié les collaborations sur le volet. Pourquoi pas ?

Depuis la sortie de North Americana, le musicien s’est produit plusieurs fois en spectacle. À ses dires, il joue même beaucoup.

« J’ai eu la chance de pratiquer pas mal le concert. L’approche est ouverte avec mes musiciens. D’ailleurs ils sont tellement bons qu’ils sont souvent occupés ailleurs », précise-t-il avec un sourire en coin. « Joe Grass (excellent) ne pourra pas être avec nous cette fois-ci. J’ai donc décidé de le remplacer par Parker Shper (Thus:Owls), qui s’occuper du piano et de l’orgue. Les autres musiciens seront le batteur Philippe Melanson, le contrebassiste Hans Bernhard, le saxophoniste Adam Kinner (Peter Peter) et le trio de cordes Warhol Dervish, dirigé par John Corban. »

« Je vais juste faire le concert du mieux possible », poursuit Vollebekk. « C’est rare d’avoir un set-up trois jours consécutifs dans le même lieu. Je peux même laisser mes guitares dans la salle pour le lendemain ! On va peut-être changer un peu les arrangements d’une soirée à l’autre et faire des modifications dans le pacing. Je vais jouer les pièces de mon répertoire et quelque covers : Sigur Rós, Neil Young, les Beach Boys, The Killers et Bob Dylan. Cinq morceaux qui vont se retrouver sur un EP que je vais sortir à la fin du mois sur Internet. Comme vous voyez, le folk, c’est mon bag! »

Les chansons de North Americana, qui seront jouées en quasi-totalité durant le concert, s’inscrivent dans la continuité de la tradition folk américaine.

Pour la première fois, Vollebekk sera en tête d’affiche d’un spectacle au Festival international de jazz de Montréal. Il avait fait la première partie de Black Dub en 2011, le projet de Daniel Lanois. Quand même !

Leif Vollebekk – les 5, 6 et 7 juillet, à 20h - Musée d’art contemporain.

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