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Toronto: Sauver BIXI ou construire des toilettes publiques?

03/07/2013 07:34 EDT | Actualisé 02/09/2013 05:12 EDT
Radio-Canada

Le comité exécutif de Toronto étudiera, mercredi, une proposition pour le moins inusitée afin de sauver de la faillite le programme de location de vélos en libre-service BIXI.

Le président du comité des Travaux publics et allié du maire, Denzil Minnan-Wong, explique au Toronto Star que la Ville pourrait peut-être obtenir les 3,9 millions de dollars nécessaires pour éponger la dette de BIXI en annulant la construction de toilettes publiques autonettoyantes, similaires à celles qu'on retrouve à Paris par exemple.

Selon un contrat signé avec la Ville en 2007, la compagnie Astral devait construire 20 toilettes de ce genre à Toronto, au coût de 450 000 $ chacune. Toutefois, seulement deux de ces unités sont ouvertes pour l'instant, en raison de problèmes liés à leur localisation notamment.

Le conseiller Minnan-Wong voudrait qu'Astral remette un chèque à la Ville plutôt que de construire les 18 autres toilettes prévues dans le contrat. Ces fonds iraient à BIXI.

Dans le passé, le maire Rob Ford a prôné, lui, la dissolution du programme de location de vélos, refusant d'y investir des deniers publics.

Aucune des compagnies privées sondées par la Ville Reine n'est prête prendre le relais, si la municipalité n'éponge pas d'abord sa dette.

Ça ne tourne pas rond

Toronto avait offert une garantie de prêt de 4,5 millions de dollars à BIXI pour le lancement du projet en mai 2011. Or, en date du 31 décembre dernier, la compagnie avait remboursé seulement 13 % du prêt de 10 ans. Le manque d'utilisateurs durant l'hiver a créé un trou dans les finances de la compagnie.

À l'heure actuelle, BIXI compte 4630 abonnés. Selon Michel Philibert, PDG par intérim de la Société de vélo en libre-service, BIXI doit agrandir son territoire au-delà du centre-ville pour attirer plus de clients et bonifier ses revenus.

La consultante Yvonne Bambrick croit elle aussi que la survie du programme passe par son expansion. Elle admet, toutefois, que le service ne sera peut-être jamais rentable et nécessitera l'appui financier de la Ville, comme pour le transport en commun. Selon Mme Bambrick, Toronto doit, néanmoins, faire la promotion du programme, si ce n'est que pour l'aider à contrer la congestion automobile.

La Ville Reine, toutefois, ne jouit pas d'un vaste de réseau de pistes cyclables comme à Montréal, ce qui décourage nombre de cyclistes d'aller travailler à vélo, par exemple.

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