Le fondateur de la firme SECOR Marcel Côté s'est officiellement lancé dans la course à la mairie de Montréal mercredi matin.

«Je suis particulièrement fier d'être parvenu à rassembler une coalition autour d'orientations pragmatiques pour notre Ville, une ville que les Montréalais désirent retrouver», a-t-il dit lors d'un point de presse au centre-ville de Montréal.

Marcel Côté prend ainsi la tête d'une coalition, nommée Coalition Montréal, qui inclut Vision Montréal. Louise Harel a cédé sa place à Marcel Côté mardi dans la course à la mairie. Elle a expliqué que ce dernier est plus en mesure de rallier l'Est et l'Ouest de Montréal.

Ex-ministre péquiste, la chef de Vision Montréal est peu populaire auprès des anglophones de l'île. Aux élections de 2009, Louise Harel n'avait récolté que 4% des voix au sein de ce groupe démographique. Fédéraliste, Marcel Côté pourrait rallier le vote non-francophone, croit Mme Harel. Cette dernière demeure chef de Vision Montréal et sera candidate au poste de conseillère de ville dans le district de Sainte-Marie, dans l'arrondissement Ville-Marie.

Toutefois, Louise Harel n'était pas aux côtés du nouveau candidat sur la scène ce matin. «Aujourd'hui c'était la journée de Marcel Côté», a expliqué un proche de Louise Harel. Une source au sein Vision Montréal s'est toutefois étonnée de l'absence de la chef sur l'estrade. «Il y a eu une erreur d'aiguillage», a-t-elle dit, sans plus d'explications.

Appuis nombreux

L'équipe de Marcel Côté a profité de l'événement pour diffuser une déclaration commune des membres de la coalition intitulée «Nous sommes tous Montréalais». Il s'agit d'une déclaration de principes et d'intention qui couvre des aspects aussi divers que la gouvernance, l'éthique, l'économie et les services aux citoyens.

Des personnalités des milieux des affaires et culturel sont venus appuyer le nouveau candidat, dont l'ex-actrice et femme d'affaires Caroline Néron, la chorégraphe Marie Chouinard, Éric Fournier de Moment Factory et la directrice du Centre Canadien d'Architecture de Montréal Phyllis Lambert.

Caroline Néron a connu Marcel Côté il y a six ans, quand elle a souhaité exporter les bijoux qu'elle produit. Le célèbre conseiller lui a apporté son soutien et ses contacts de façon bénévole. La femme d'affaires est convaincue que le nouveau candidat a le profil idéal pour gérer Montréal. «Je crois qu'on a besoin d'avoir un bon gestionnaire. Et c'est ce que Marcel est de par son métier d'économiste et de conseiller, c'est définitivement quelqu'un qui a fait ses preuves.»

Marcel Côté a cofondé SECOR, une firme de conseil spécialisée dans la gestion. Il est d'ailleurs considéré comme le candidat du milieu des affaires pour l'élection du 3 novembre prochain. Le nouveau candidat à la mairie possède également un long parcours de conseiller politique. Il a notamment été conseillé de Brian Mulroney et de Robert Bourassa. Il souffre toutefois d'un manque de notoriété auprès du grand public.

Avant même de lancer sa candidature, Marcel Côté s'est fait remarquer cette année par des déclarations controversées. Au mois de novembre dernier, lors d'un colloque aux HEC, il a lancé: «Se chauffer à l'électricité, pis subventionner, vendre l'électricité au prix qu'on se la vend pour se chauffer, c'est un crime économique. C'est un crime contre l'humanité, mais c'est pas reconnu au Québec.» Puis, en février, sur les ondes de Pas de midi sans infos, à la Première chaîne de Radio-Canada, il avait affirmé: «La mafia est plus démocratique que les organisations étudiantes.»

C'est donc une lutte à quatre qui se dessine pour l'automne prochain. Outre la coalition de Marcel Côté, les Montréalais pourront choisir entre Projet Montréal, le parti de Denis Coderre et la formation de Mélanie Joly.

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  • Denis Coderre

    Le député fédéral de Bourassa, Denis Coderre, a annoncé officiellement sa candidature à la mairie de Montréal le 16 mai dernier devant l'hôtel de ville, où l'attendait un groupe de manifestants, qui ont fait sentir leur présence lors de son allocution. En conférence de presse, Denis Coderre a déclaré qu'il brigue la mairie de Montréal pour pallier le « manque de leadership flagrant » à la tête de la métropole québécoise à qui il désire rendre sa fierté et ses lettres de noblesse. (Source: Radio-Canada)

  • Marcel Côté

    Marcel Côté, associé principal et co-fondateur de SECOR, a annoncé sa <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/07/03/marcel-cote-devient-candidat-a-la-mairie-de-montreal_n_3539992.html" target="_blank">candidature le 3 juillet 2013</a>. Il a pris la tête d'une coalition, nommée Coalition Montréal, qui inclut Vision Montréal.

  • Mélanie Joly

    Âgée de 34 ans, Mélanie Joly a annoncé sa candidature le 17 juin 2013. Elle affirme vouloir <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/06/17/melanie-joly-se-lance-dans-la-course-a-la-mairie-de-montreal_n_3453826.html" target="_blank">gouverner par coalition</a>, conjointement avec les autres partis. Avocate de formation, elle a pratiqué le droit en litige commercial avant de se joindre au cabinet de relations publiques Cohn & Wolfe, à Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Richard Bergeron

    Le chef de Projet Montréal a confirmé dès le départ du maire Gérald Tremblay qu'il se présentera pour le poste en novembre prochain.

  • Michel Brûlé (Archive 2005)

    L'éditeur des Éditions des Intouchables a confirmé le 4 juillet à <em>La Presse</em> qu'il allait se présenter à titre de <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201307/04/01-4667480-michel-brule-se-lance-dans-la-course-a-la-mairie.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS1" target="_blank">candidat indépendant</a>. Michel Brûlé est toutefois un personnage controversé. Il a lui-même <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/201012/04/01-4349203-michel-brule-oui-jai-rencontre-des-prostituees.php" target="_blank">admis avoir «rencontré des prostituées»</a>. Une position qu'il a plus tard nuancé en affirmant qu'il n'avait pas nécessairement utilisé leurs services.

  • Louise Harel

    La chef du parti Vision Montréal, Louise Harel, s'est ralliée à la coalition de Marcel Côté le 2 juillet 2013. Elle sera candidate au poste de conseillère de ville dans l'arrondissement de Ville-Marie.

  • Michael Applebaum

    Dès son arrivée à titre de maire intérimaire après le départ de Gérald Tremblay, Michael Applebaum a annoncé qu'il ne serait pas candidat. Michael Applebaum a depuis démissionné du poste de maire intérimaire à la suite de son arrestation par l'UPAC le 17 juin dernier. Il fait face à 14 chefs d'accusation, dont fraude, corruption et abus de confiance.

  • Raymond Bachand

    Des rumeurs ont circulé sur l'ex-candidat à la chefferie du Parti libéral du Québec. Il a toutefois <a href="http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/montreal/archives/2012/11/20121117-153920.html" target="_blank">nié son intérêt</a> pour diriger la métropole.

  • Michel Labrecque

    Le président de la Société de transport de Montréal <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/201303/21/01-4633197-michel-labrecque-ouvre-la-porte-a-la-mairie.php" target="_blank">a ouvert la porte</a> à une candidature à la mairie de Montréal, avant de finalement se désister. Son mandat à la tête de la STM prendra fin avant les élections de novembre prochain.

  • Michael Fortier

    L'ex-ministre fédéral conservateur et ex-sénateur a souvent été nommé parmi les candidats potentiels. Toutefois, lors d'une conversation avec un éditorialiste de La Presse ce printemps, Michael Fortier a <a href="http://blogues.lapresse.ca/avenirmtl/2013/03/22/normand-legault-a-la-mairie-labrecque-coderre-fortier/" target="_blank">fermé la porte</a> à cette possibilité.

  • Normand Legault

    L'homme d'affaires et ex-patron du Grand prix du Canada a également rejeté les rumeurs quant à sa possible candidature.

  • David La Haye

    L'acteur québécois affirme qu'il songe sérieusement à se présenter comme candidat à l'élection du 3 novembre prochain. Il a même <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/02/20/david-la-haye-devoile-le-nom-de-son-nouveau-parti-pour-la-mairie-de-montreal_n_2727881.html" target="_blank">trouvé un nom pour un nouveau parti</a>: Renouveau Montréal.

  • Gilbert Rozon

    Le président de Juste pour rire, un autre nom qui circule régulièrement, <a href="http://www.ledevoir.com/politique/montreal/350664/gilbert-rozon-ne-briguera-pas-la-mairie-de-montreal" target="_blank">a affirmé l'an dernier</a> qu'il ne se présenterait pas.