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Les Coyotes restent à Phoenix: le maire Régis Labeaume n'est pas déçu

03/07/2013 01:59 EDT | Actualisé 01/09/2013 05:12 EDT
AP
Phoenix Coyotes center Marc-Antoine Pouliot celebrates his goal with Kyle Chipchura (24), Rostislav Klesla (16), David Schlemko (6) and Martin Hanzal, rear, during the second period of Game 5 of the NHL hockey Stanley Cup Western Conference finals, Tuesday, May 22, 2012, in Glendale, Ariz. (AP Photo/Matt York)

QUÉBEC - Québec ne pourra finalement pas servir de refuge à des Coyotes chassés de Phoenix. Mais le maire Régis Labeaume assure qu'il n'est pas surpris, ni déçu pour autant. Il demeure convaincu que sa ville reste dans les plans de la Ligue nationale de hockey (LNH).

Il a ainsi réagi, mercredi, à ce nouveau rebondissement dans la saga sur le sort incertain des Coyotes.

Le conseil municipal de Glendale, en Arizona, a en effet décidé mardi soir par un vote serré de ratifier une convention de bail de l'aréna avec le propriétaire potentiel de l'équipe, ce qui assure pratiquement le maintien des Coyotes à domicile pour cinq ans.

Or, la Ville de Québec et le magnat des communications Pierre Karl Péladeau fondaient des espoirs sur l'éviction éventuelle des Coyotes, gérés depuis quatre ans par la LNH, qui auraient pu ainsi être accueillis dans le futur amphithéâtre de la Vieille-Capitale.

Mais au terme de négociations tendues, le conseil de Glendale a voté à quatre contre trois en faveur d'une entente de bail de 15 ans et 225 millions $ US avec Renaissance Sports & Entertainment (RSE) lors d'une session extraordinaire. Ce vote ouvre la voie à RSE pour acheter les Coyotes à la LNH.

«Vous savez, la déception, on ne fait pas trop là-dedans, a déclaré M. Labeaume dans un point de presse en marge des cérémonies entourant le 405e anniversaire de Québec mercredi. Pierre Karl Péladeau est comme moi: si ce n'est pas ça, on repart! Il n'est pas du genre à être déçu, et moi ce n'est pas trop mon genre non plus.»

Il a néanmoins lâché: «C'est sûr qu'on aurait aimé avoir un club.»

Il n'était pas surpris non plus. Il se doutait de l'issue du vote, du moment où il a vu le commissaire de la Ligue, Gary Bettman, assister à la séance du conseil de Glendale.

«Je voyais mal le commissaire se présenter là et assister à un vote négatif, ça m'aurait semblé assez extraordinaire. Quand j'ai vu M. Bettman arriver (mardi), je me suis dit: c'est réglé. Il devait savoir de quelle façon allaient voter les élus. Je suis allé me coucher en me disant que c'était fait. C'est bête, mais c'est ça.»

Il a dit comprendre la stratégie du commissaire et tout le battage moussant la candidature de la rivale Seattle. En homme d'affaires, M. Bettman a tout avantage à vendre une concession le plus cher possible, a dit M. Labeaume, qui dit qu'il aurait fait de même s'il avait été le grand patron de la Ligue.

«Quand j'entendais parler de Seattle, je trouvais ça très astucieux, très intelligent. Quoi qu'on en pense, il a très bien fait son travail.»

Régis Labeaume demeure néanmoins «convaincu que Québec est dans les plans de la Ligue». Il a précisé qu'il allait communiquer avec M. Péladeau mercredi. Le maire assure qu'il poursuit son travail pour livrer l'amphithéâtre à temps, tandis que M. Péladeau continue d'essayer d'acheter une équipe.

Le maire a aussi été appelé à commenter les échos de certains médias voulant que les propirétaires du Canadien manoeuvrent en sous-main pour empêcher Québec d'avoir un club. «Je ne peux pas et je ne veux pas croire ça», a-t-il répondu.

La ministre responsable de la région de la capitale, Agnès Maltais, a aussi commenté le maintien des Coyotes à Phoenix. «C'est un peu triste, mais il faut surveiller les autres marchés qui pourraient être en danger. Il va falloir être un peu plus patient.»

Mme Maltais avait été la marraine du projet de loi 204, qui avait permis à la Ville de Québec de confier la gestion de l'amphithéâtre à Quebecor sans faire d'appel d'offres. Le projet de loi avait amorcé un grand schisme au PQ et provoqué plusieurs départs de députés en désaccord.

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