EN DIRECT - Les événements se bousculent en Égypte. L'armée écarte le président Mohamed Morsi, suspend la Constitution et propose une brève transition durant laquelle des élections présidentielle et parlementaires seront organisées. La foule est en liesse sur la place Tahrir, au Caire.

Le pays sera dirigé par un gouvernement d'experts et une commission sera chargée de réviser la Constitution, a annoncé dans une allocution télévisée le général Abdel Fatah al Sissi, chef de l'état-major de l'armée. Le président de la Cour constitutionnelle suprême, Adli Mansour, remplacera Mohamed Morsi à la tête de l'institution présidentielle. Il sera assermenté jeudi.

L'armée a le soutien des autorités religieuses de la mosquée Al Azhar et le chef de la communauté copte. Le représentant de l'opposition, Mohammed ElBaradei, estime quant à lui que les mesures annoncées par le chef de l'état-major « répondent aux aspirations du peuple ».

Mohamed Morsi, qui demeure invisible, a réagi sur son compte Twitter affirmant que l'annonce de l'armée est un « coup d'État complet ». Il appelle à résister « pacifiquement » au « coup d'État » selon un proche, cité par l'Agence France-Presse.

Les militaires ont donc mis leur menace à exécution dès l'expiration du délai de 48 heures donné au chef de l'État pour répondre aux attentes des centaines de milliers de manifestants réclamant son départ depuis plusieurs jours.

L'armée a d'abord pris position dans plusieurs lieux stratégiques du Caire, près du palais présidentiel et devant le siège de la télévision nationale. Morsi se trouvait dans les locaux de la Garde républicaine, sans que l'on sache s'il était ou non en détention. Il avait appelé plus tôt mercredi à la formation d'un « gouvernement de coalition et de consensus ».

Les services de sécurité égyptiens avaient ordonné une interdiction de quitter le pays à Mohamed Morsi et à des responsables islamistes, en lien avec une enquête d'évasion de prison datant de 2011. Une liste de 40 noms qui a été remise aux services de sécurité des aéroports à ce sujet.

Plusieurs morts lors de manifestations

Mardi soir, des millions de personnes sont de nouveau descendues dans les rues pour réclamer un départ du président, ce qui a donné lieu à des affrontements meurtriers entre les opposants au régime et les partisans du chef de l'État, issu des Frères musulmans.

Dans certains quartiers du Caire, les affrontements entre les Frères musulmans et les opposants au régime ont fait des morts et de nombreux blessés. Seize personnes au moins ont été tuées et 200 autres blessées à l'Université du Caire, où s'étaient rassemblés des milliers de manifestants islamistes soutenant le chef de l'État.

De plus, devant les nombreux cas d'agressions sexuelles, l'armée a érigé un périmètre de sécurité pour protéger les femmes.

Dans un discours à la nation prononcé mardi soir, Mohamed Morsi avait fermement défendu sa légitimité, en dépit de l'ultimatum de 48 heures imposé par l'armée pour régler la crise dans le pays.

Les raisons de la colère

Les manifestants réclamaient le départ du président Morsi, qu'ils accusaient notamment de dérive autoritaire, a expliqué le politologue Sami Aoun sur les ondes de RDI.

La population est aussi frustrée par la crise sociale qui perdure. L'économie égyptienne continue de stagner et l'avenir apparaît toujours aussi sombre qu'avant la chute de l'ancien président Moubarak.

Au moins 51 personnes ont été tuées et 435 blessées lundi lors de tirs contre une manifestation de partisans du président déchu Mohamed Morsi devant le siège de la Garde républicaine au Caire, selon un nouveau bilan des services d'urgence.

Des manifestants ont indiqué à l'AFP avoir été attaqués à l'aube par des tirs à balles réelles et de grenades lacrymogènes, dans des circonstances qui restent confuses, les Frères musulmans --dont est issu Mohamed Morsi-- accusant l'armée.

Cette dernière a expliqué de son côté que des "terroristes armés" avaient attaqué le siège de la Garde républicaine, provoquant la mort d'un officier et laissant six conscrits dans un état critique, selon un communiqué militaire cité par le journal gouvernemental al-Ahram. Le président par intérim Adly Mansour a ordonné l'ouverture d'une enquête.

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Le porte-parole de l'armée a déclaré aujourd'hui que "l'armée ne permettra à personne de menacer la sécurité nationale".

Elle a également appelé à lever les sit-in et promis de ne pas arrêter les manifestants.

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Quelque 200 islamistes soudanais ont manifesté pacifiquement devant l'ambassade d'Egypte à Khartoum en soutien au président égyptien destitué Mohamed Morsi, selon un photographe de l'AFP sur place.

"Nous sommes avec le président légal d'Egypte", affirmait une banderole tenue par les protestataires, dont certains brandissaient aussi des drapeaux égyptiens.

Au Yémen également des milliers de personnes ont manifesté à Sanaa en solidarité à Morsi. Ils répondaient à l'appel du parti islamiste Al-Islah, présent dans le gouvernement yéménite.

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Le grand imam Ahmed Al-Tayeb d'Al-Azhar, la principale autorité sunnite d'Egypte, a annoncé qu'il se "plaçait en retraite" jusqu'à la fin des violences en Egypte.

Dans un communiqué qu'il a lu sur la télévision d'Etat, il a annoncé sa décision de se mettre en réserve. Il avait apporté jeudi sa caution à la mise en place d'une "feuille de route" négociée avec l'armée et l'opposition pour mener la transition après le coup militaire qui a renversé le président Mohamed Morsi.

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Le président par intérim, Adly Mansour, ordonne une enquête sur les violences dont le bilan s'élève pour l'instant à 42 morts.

Cette annonce survient après la condamnation de ces violences meurtrières par l'Union européenne, qui examinait également son aide à l'Egypte.

"Nous examinons en permanence notre aide à l'Egypte, et en fonction de la situation sur le terrain, nous pouvons changer" a annoncé Michael Mann, le porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.

Le porte-parole a précisé que l'UE ne fournissait pas d'aide pour le budget de l'Etat égyptien en raison du manque de progrès des réformes, mais apportait une assistance aux ONG et aux organisations de la société civile. L'UE avait prévu de fournir près de cinq milliards d'euros, sous forme de prêts et de dons, pour la période 2012-2013.

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Le siège du parti des Frères musulmans a été fermé sur décision des autorités égyptiennes après la découverte d'armes lundi, a indiqué à l'AFP un haut responsable de sécurité.

La police a trouvé "des liquides inflammables, des couteaux et des armes" dans les locaux du parti de la justice et de la liberté (PLJ), la vitrine politique de la confrérie, a précisé cette source.

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Mohamed ElBaradei, un des principaux opposants au président déchu, a réclamé une "enquête" sur les violences qui ont fait au moins 42 morts lundi matin lors d'une manifestation de partisans de Mohamed Morsi devant le siège de la Garde républicaine.

"La violence engendre la violence et doit être condamnée avec fermeté. Une enquête indépendante s'impose. La transition pacifique est la seule voie", a écrit le prix Nobel de la paix sur son compte Twitter.

Le Front de salut national (FSN), une coalition de partis de gauche, a également "vivement" condamné ces violences et appelé à une enquête transparente. "Les conclusions devront être accessibles au grand public", a insisté le FSN.

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Deux soldats égyptiens ont été brièvement détenus lundi par des partisans armés du président déchu Mohamed Morsi, après des violences sanglantes devant le siège de la Garde républicaine au Caire, a affirmé un haut responsable de l'armée.

Les deux soldats, Samir Abdallah Ali et Azzam Hazem Ali, sont "parvenus à s'échapper" après avoir été embarqués dans une voiture et contraints de prononcer une déclaration en faveur de Morsi dans des haut-parleurs, selon cette source.

Avant de réussir à fuir, l'un d'eux a en outre été frappé violemment et filmé pendant qu'il parlait, a affirmé le responsable, cité par l'agence officielle Mena.

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Les Frères musulmans égyptiens ont appelé lundi à un "soulèvement", après des tirs de l'armée contre une manifestation de partisans du président déchu Mohamed Morsi qui ont fait au moins 35 morts selon la confrérie.

Le parti de la justice et de la liberté (PLJ), vitrine politique des Frères musulmans, appelle dans une déclaration écrite au "soulèvement du grand peuple d'Egypte contre ceux qui sont en train d'essayer de lui voler sa révolution avec des chars".

Le PLJ "presse la communauté internationale, les groupes internationaux et tous les hommes libres du monde d'intervenir pour empêcher d'autres massacres (... et) l'apparition d'une nouvelle Syrie dans le monde arabe".

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L'armée égyptienne a expliqué lundi que des "terroristes armés" avaient attaqué le siège de la Garde républicaine au Caire, où les Frères musulmans ont annoncé que 16 manifestants avaient été tués, selon un communiqué cité par le quotidien d'Etat Al-Ahram.

"A l'aube, un groupe de terroristes armés a essayé d'envahir le (bâtiment) de la Garde républicaine, attaquant les soldats et la police, provoquant la mort d'un officier et blessant plusieurs conscrits, dont six sont dans un état critique", a assuré le communiqué.

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Le parti salafiste égyptien al-Nour a annoncé lundi son retrait des discussions pour la nomination du Premier ministre et la formation d'un gouvernement de transition dénonçant le "massacre" de manifestants islamistes devant un bâtiment de la Garde républicaine.

"Nous avons décidé de nous retirer immédiatement des négociations en réponse au massacre qui a eu lieu devant la Garde républicaine", a déclaré sur Twitter le porte-parole de ce parti, Nader Baqqar. Selon les Frères musulmans, le bilan est de seize morts et une centaine de blessés.

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Seize personnes ont été tuées lundi à l'aube lors de tirs des forces de l'ordre contre un rassemblement de partisans du président déchu Mohamed Morsi devant le siège de la Garde républicaine au Caire, ont déclaré les Frères musulmans.

"Seize personnes ont été tuées et cent blessées, dont de nombreuses dans un état grave", a affirmé à l'AFP Ahmed Aref, porte-parole de la confrérie dont est issu Morsi.

Plus tôt, des manifestants avaient affirmé par téléphone à l'AFP que l'armée et la police avaient tiré à balles réelles et lancé des grenades lacrymogènes pour disperser les participants à un sit-in devant le bâtiment militaire.

"J'ai vu de mes propres yeux des gens sur lesquels on a tiré", a déclaré l'un d'eux. Il a ajouté que les forces de l'ordre avaient ensuite poursuivi de nombreux manifestants. "Ils veulent faire partir les manifestants" qui ont affirmé dimanche qu'ils poursuivraient leur sit-in "pour une durée illimitée", avait estimé un autre manifestant.

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Des hommes armés ont attaqué dimanche un barrage militaire dans le nord de la péninsule égyptienne du Sinaï, tuant un soldat, a indiqué un responsable de la sécurité. L'attaque a eu lieu près de la ville d'El-Arich, où des militants islamistes avaient pris d'assaut vendredi soir le siège du gouvernorat du Nord-Sinaï avant d'y hisser leur drapeau, a précisé le responsable.

Vendredi également, cinq policiers avaient été tués par des hommes armés dans la péninsule, peu après la mort d'un soldat dans cette région instable du nord-est du pays, frontalière avec Gaza et Israël.

Ces violences interviennent dans un contexte tendu, partisans et opposants du président déchu Mohamed Morsi, renversé mercredi par l'armée, se mobilisant en masse à travers le pays pour des manifestations, qui ont dégénéré vendredi en heurts meurtriers.

Plusieurs islamistes ont publiquement menacé de commettre des violences en représailles au coup d'Etat militaire contre Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans et contesté par des manifestations massives. Ces attaques n'ont toutefois pas été revendiquées.

La région du Sinaï est en proie à une forte instabilité depuis la chute début 2011 de l'ex président Hosni Moubarak. Majoritairement peuplée de bédouins depuis longtemps en conflit avec le pouvoir central, elle abrite également des islamistes radicaux qui s'en servent comme base pour lancer des attaques contre Israël.

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Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé dimanche à Alger les autorités intérimaires en Egypte à entreprendre toutes les démarches possibles pour "rétablir l'ordre constitutionnel" dans ce pays, où l'armée a évincé le chef de l'Etat.

"Les nouvelles autorités égyptiennes doivent tout faire pour rétablir l'ordre constitutionnel", dans ce pays, a déclaré José Manuel Barroso lors d'une conférence de presse. "Nous allons travailler dans ce sens avec nos partenaires égyptiens", a-t-il ajouté.

Au lendemain de la destitution du président Morsi, un porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, avait estimé qu'il était" absolument important que toutes les parties prenantes travaillent ensemble dans la paix pour revenir dès que possible vers le processus de transition démocratique".

Dans une résolution, le Parlement européen avait demandé que le pouvoir soit "remis dès que possible à des autorités civiles démocratiquement élues", et appelé à un "retour rapide au processus démocratique, ce qui inclut la tenue d'élections présidentielle ou parlementaires libres et équitables".

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Un tribunal du Caire a acquitté dimanche 12 militants politiques, connus pour leurs critiques virulentes du président Mohamed Morsi renversé par l'armée, a-t-on appris de source judiciaire. Parmi eux figurent des célèbres militants et blogueurs dont Ahmed Douma, libéré samedi dans l'attente de son procès, Alaa Abdelfattah et Nawara Nagm.

Ils devaient répondre d'"incitation à la violence" lors de heurts en mars aux abords du siège des Frères musulmans --dont est issu M. Morsi-- au Caire qui avaient fait 160 blessés, selon le ministère de la Santé.

Ahmed Douma avait été condamné en juin à six mois de prison pour insulte au chef de l'Etat après avoir qualifié Mohamed Morsi lors d'une émission télévisée de "criminel et de tueur ayant échappé à la justice". Le militant avait payé une caution pour être libéré en attendant son procès en appel, mais le Parquet avait aussitôt ajouté la charge d'incitation à la violence et l'a gardé en détention.

Il a toujours rejeté les accusations portées à son encontre, dénonçant "une campagne organisée pour emprisonner les militants avant le 30 juin", date d'une mobilisation monstre qui a finalement mené à la destitution de Mohamed Morsi.

Ahmed Douma est l'un des opposants les plus virulents à Mohamed Morsi et à sa confrérie, qu'il a à plusieurs reprises dénoncée dans les médias.

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Le lauréat du prix Nobel Mohamed ElBaradei a estimé que les Frères musulmans devaient être intégrés à l'avenir politique de l'Egypte, dans un entretien accordé à un hebdomadaire allemand avant que sa nomination au poste de Premier ministre par intérim ne soit contestée.

ElBaradei a déclaré à Der Spiegel dans un entretien publié dimanche, que les membres de la congrégation des Frères musulmans, le parti du président déchu Mohamed Morsi, ne devraient pas être traités en criminels.

"J'appelle à l'intégration des Frères dans le processus de démocratisation," a-t-il dit selon ses propos publiés en allemand. "Personne ne devrait être traduit en justice sans une raison convaincante. L'ancien président Morsi doit être traité avec dignité," a-t-il ajouté en soulignant qu'il considérait ces principes comme des "préalables à la réconciliation nationale".

"Je me suis fixé comme ligne rouge de ne pas travailler avec quiconque ne respectera pas la tolérance et la démocratie", a ajouté Mohamed ElBaradei en soulignant que les militaires étaient à l'écoute de ses préoccupations.

ElBaradei précise qu'il espère de nouvelles élections "dans un an au plus tard" et s'est dit prêt à accepter une nouvelle victoire des Frères musulmans s'ils respectaient les principes de la démocratie.

Il a aussi appelé l'Allemagne, qui s'est engagée à apporter une aide de quelque 100 millions d'euros dans la cadre d'un "partenariat pour la transformation" dans les pays arabes tels que l'Egypte, à respecter la décision de chasser Morsi, que Berlin a critiquée.

Les Allemands savent "comme il est difficile de construire une démocratie après une dictature et ils ont été les premiers à critiquer la politique antidémocratique de Morsi ," a-t-il ajouté en référence à la période de l'Allemagne nazie puis au régime communiste de l'Allemagne de l'est.

"Soyons clair - ce n'était pas un coup d'état (en Egypte)," a-t-il affirmé. "Plus de 20 millions de personnes sont descendues dans la rue parce que cela ne pouvait pas continuer comme ça!"

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L'ex-Premier ministre britannique Tony Blair, émissaire du Quartette pour le Proche-Orient, a défendu dimanche la décision de l'armée égyptienne d'évincer mercredi le président islamiste Mohamed Morsi démocratiquement élu, estimant que l'alternative était "le chaos".

"Les événements qui ont conduit à renverser le président Mohamed Morsi mettaient l'armée égyptienne face à un choix simple: l'intervention ou le chaos", affirme Tony Blair dans le journal The Observer. "Je suis un fervent partisan de la démocratie. Mais un gouvernement démocratique ne signifie pas automatiquement un gouvernement efficace. Aujourd'hui, l'efficacité est le défi", poursuit l'envoyé spécial du Quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne, ONU) sur le Proche-Orient.

"Quand les gouvernements ne font pas ce qu'on attend d'eux, les gens protestent. Ils ne veulent pas attendre une élection", constate l'ancien leader travailliste, jugeant que les Frères musulmans dont est issu Mohamed Morsi, s'étaient montrés "incapables de passer d'un mouvement d'opposition à un gouvernement".

"Nous ne pouvons pas nous permettre un effondrement de l'Egypte", a-t-il également prévenu, appelant la communauté internationale à "s'engager aux côtés du nouveau pouvoir de fait et à aider le nouveau gouvernement à faire les changements nécessaires, particulièrement en matière économique, pour qu'il puisse répondre aux attentes du peuple".

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Le président russe Vladimir Poutine a averti dimanche que l'Egypte, où partisans et opposants du président renversé Mohamed Morsi doivent manifester massivement, se trouvait au seuil d'une guerre civile.

"La Syrie est déjà la proie d'une guerre civile, malheureusement, et l'Egypte se dirige dans la même voie", a déclaré Vladimir Poutine lors d'une visite au Kazakhstan, cité par les agences russes. "On aimerait que le peuple égyptien évite d'avoir la même destinée", a-t-il ajouté.

La diplomatie russe avait appelé jeudi toutes les forces politiques en Egypte à la "retenue" et à rester dans le cadre "démocratique".

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La présidence égyptienne a affirmé samedi soir que le Premier ministre n'avait pas été officiellement nommé après que plusieurs sources eurent indiqué que Mohamed ElBaradei avait été chargé de former un gouvernement, ajoutant toutefois qu'il était le choix "le plus logique".

"Le président intérimaire Adly Mansour a rencontré aujourd'hui M. ElBaradei mais il n'y a pas eu jusqu'ici de nomination officielle", a déclaré à la presse Ahmad al-Mouslimani, conseiller de M. Mansour, ajoutant toutefois que l'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) était le "choix le plus logique".

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L'influent prédicateur islamique Youssef al-Qaradaoui a appelé samedi les Egyptiens à soutenir le président islamiste Mohamed Morsi renversé par l'armée, déclarant "nulle et non avenue" sa destitution dans une fatwa.

"Toute (leur) action est nulle et non avenue", a proclamé cheikh Qaradaoui à propos de "ceux qui ont destitué le président (Morsi), suspendu la Constitution et imposé un autre président et une autre Constitution", dans cet avis religieux publié sur son site internet.

Ce mentor des Frères musulmans dont est issu Mohamed Morsi, prévient que "la charia (loi islamique) impose à tous les croyants de faire allégeance au président élu, d'exécuter ses ordres et de se conformer à ses directives".

Mohamed Morsi doit "rester président et aucun ne peut prétendre, au nom du peuple, avoir le droit de le destituer", ajoute cheikh Qaradaoui, un ressortissant du Qatar d'origine égyptienne. Selon lui, l'imam d'Al-Azhar, cheikh Ahmed al-Tayeb, et le patriache copte, Tawadros II, n'ont "pas été mandatés" par leurs communautés respectives pour parrainer la destitution de Mohammed Morsi.

Premier président démocratiquement élu d'Egypte, Mohammed Morsi, contesté par une partie des Egyptiens, a été renversé mercredi par l'armée qui a argué qu'il n'était pas en mesure de régler la grave crise politique dans le pays.

Cheikh Qaradaoui a aussi appelé le chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, considéré comme le nouvel homme fort du pays, et "tous ceux qui sont avec lui de se retirer pour préserver la légitimité" de la direction renversée.

Ce prédicateur a été déchu de la nationalité égyptienne par le président Gamal Abdel Nasser pour son appartenance aux Frères musulmans, puis a obtenu la nationalité qatarie. Il s'est illustré, lors de ses apparitions répétées sur la chaîne satellitaire Al-Jazeera, par ses encouragements aux soulèvements dans les pays du Printemps arabe.

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Mohammed ElBaradei a été nommé samedi Premier ministre de l'Egypte, trois jours après le coup militaire qui a renversé Mohamed Morsi, a annoncé le mouvement Tamarrod, à l'origine de l'importante mobilisation qui a conduit à l'éviction du président islamiste.

Une source militaire a précisé à l'AFP que Mohammed ElBaradei, ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), allait prêter serment dans la soirée. L'agence officielle Mena a de son côté indiqué que Mohammed ElBaradei avait rencontré le président intérimaire Adly Mansour.

L'opposition, dont Tamarrod, l'avait chargé mardi de la représenter dans la transition politique, après l'éviction de Mohamed Morsi. La feuille de route, élaborée par l'armée en coordination avec l'opposition et les principaux dignitaires religieux du pays, prévoit un gouvernement intérimaire "doté de pleins pouvoirs", avant la tenue d'élections présidentielle et législatives à une date non précisée.

Mohammed ElBaradei, prix Nobel de la paix en 2005 pour son travail au sein de l'AIEA, était revenu en Egypte en 2010 pour s'opposer au régime de Hosni Moubarak.

Il avait ensuite activement soutenu le soulèvement contre Moubarak en janvier-février 2011, puis s'était positionné comme une des figures de proue de la mouvance laïque et libérale, qui réclame aujourd'hui le départ de Mohammed Morsi et l'organisation d'une présidentielle anticipée.

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Des milliers de partisans des Frères musulmans ont prié samedi sur la place qu'ils occupent depuis 10 jours au Caire pour quatre de leurs partisans tués dans les violences ayant fait près de 40 morts à travers le pays ces dernières 24 heures.

Dans une nouvelle démonstration de force trois jours après le coup militaire qui a renversé le président Mohamed Morsi, issu de la confrérie, des milliers de partisans islamistes ont effectué une prière collective dans l'après-midi devant une estrade où étaient exposés quatre cercueils recouverts du drapeau de l'Egypte.

L'imam qui conduisait la prière a appelé à prier pour les "martyrs de la légitimité", en allusion au refus des partisans de Mohamed Morsi du coup militaire de mercredi et à leur engagement à défendre la "légitimité" du premier président élu démocratiquement du pays en juin 2012.

De nombreuses personnes pleuraient dans la foule massée sur la place Rabaa al-Aadawiya dans le faubourg cairote de Nasr City.

Vendredi, des échanges de tirs entre partisans du président renversé et soldats devant le siège de la Garde républicaine ont fait quatre morts parmi les protestataires, selon l'agence officielle Mena.

Sur la place Rabaa al-Aadawiya, hommes et femmes étaient rassemblés brandissant des drapeaux égyptiens et des portraits de Mohammed Morsi. Nombre d'entre eux avaient le front ceint d'un bandeau vert portant la profession de foi musulmane, tandis que des femmes portaient le voile intégral.

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Le sénateur républicain John McCain a appelé à la suspension de l'aide militaire américaine à l'Egypte tranchant ainsi avec la position officielle de Washington.

"J'ai longuement réfléchi, mais j'estime que nous devons suspendre l'aide à l'armée égyptienne car l'armée égyptienne a annulé le vote des Egyptiens", a-t-il déclaré vendredi soir lors d'une conférence de presse à Prescott, dans son Etat de l'Arizona (sud-ouest).

"Nous ne pouvons pas répéter les erreurs que nous avons faites dans le passé en soutenant la destitution de gouvernements librement élus", a justifié l'ancien candidat à la présidentielle de 2008. "L'aide doit être suspendue, l'armée égyptienne doit présenter un calendrier pour des élections et une nouvelle Constitution, et ensuite nous devrons réévaluer s'il faut continuer l'aide ou non".

"Je suis conscient qu'en suspendant l'aide à l'armée égyptienne, qui est la seule institution stable d'Egypte, nous risquons de créer d'autres problèmes dans le Sinaï et dans d'autres zones de coopération avec l'armée égyptienne. Je le dis avec réticence, mais les Etats-Unis d'Amérique doivent retenir les leçons de l'histoire: nous ne pouvons assister sans agir à la destitution de gouvernements librement élus par une branche armée", a-t-il conclu.

Sa prise de position se distingue de la position adoptée par de nombreux autres responsables du Congrès et par le président Barack Obama, qui a évité d'employer le terme de coup d'Etat dans son unique déclaration sur la situation en Egypte. La loi américaine prévoit en effet que toute aide militaire ou économique doit être suspendue en cas de renversement par l'armée d'un gouvernement.

Barack Obama a seulement demandé à son gouvernement d'"examiner les implications légales concernant notre aide au gouvernement égyptien". Le montant de l'aide militaire annuelle donnée par les Etats-Unis à l'armée égyptienne se monte à 1,3 milliard de dollars.

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Trente-sept personnes ont péri ces dernières 24 heures en Egypte, dans des affrontements entre partisans et opposants au président Mohamed Morsi renversé par l'armée et des attaques d'hommes armés dans le Nord-Sinaï, ont indiqué samedi le ministère de la Santé et des sources de sécurité.

"Trente-six personnes ont péri et 1079 autres ont été blessées", a indiqué samedi le ministère. Un prêtre copte (chrétien) a par ailleurs été tué par des hommes non-identifiés dans le Sinaï.

Ce bilan comprend 30 personnes tuées dans des heurts entre pro et anti-Morsi après que des affrontements ont éclaté vendredi soir entre les deux camps, fortement mobilisés pour une journée de manifestations émaillées de violences.

En outre, cinq policiers ont été tués par des hommes armés dans le Sinaï (nord-est), peu après la mort plus tôt dans la journée d'un soldat dans cette région instable, frontalière avec Gaza et Israël, selon des sources au sein des services de sécurité.

En soirée, des partisans armés de l'ex-président islamiste, ont attaqué le siège du gouvernorat du Nord-Sinaï à El-Arich, dans le nord-est de l'Egypte, avant d'y hisser le drapeau des jihadistes.

Samedi, toujours dans la péninsule en proie à une forte instabilité, un prêtre copte, une communauté chrétienne qui représente 6 à 10% des Egyptiens, a été tué par des hommes armés non identifiés, selon des sources de sécurité.

Les assaillants ont sorti le prêtre de sa voiture avant de l'abattre d'une rafale d'arme automatique et de prendre la fuite, ont précisé ces sources.

La région du Sinaï est en proie à une instabilité croissante depuis la chute début 2011 du président Hosni Moubarak. Majoritairement peuplée de bédouins depuis longtemps en conflit avec le pouvoir central, elle abrite également des islamistes radicaux qui s'en servent comme base pour lancer des attaques contre Israël.

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Les avocats de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak ont plaidé samedi matin en son nom non coupable des accusations de complicité dans la mort de manifestants, lors d'une nouvelle audience du procès.

La cour criminelle du Caire a entendu les plaidoiries des avocats de la défense avant de lever l'audience, la quatrième dans ce nouveau procès, retransmise en direct à la télévision d'Etat. L'ancien président, âgé de 85 ans, était présent dans le box grillagé avec les autres accusés, portant des lunettes noires et la tenue blanche des détenus.

Hosni Moubarak est jugé avec ses fils Alaa et Gamal pour corruption et avec d'autres anciens responsables de sécurité pour complicité de meurtre de manifestants lors de la révolte qui a provoqué sa chute en février 2011

Cette nouvelle audience intervient sur fond de tensions dans le pays, après un coup militaire qui a renversé le successeur de Moubarak, l'islamiste Mohamed Morsi, à la suite de manifestations monstres. Un premier procès avait abouti en juin 2012 à une condamnation à la réclusion à perpétuité pour l'ancien président, mais la Cour de cassation a ordonné un nouveau procès, qui a commencé le 11 mai. La révolte de début 2011 a fait près de 850 morts, selon des chiffres officiels.

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Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a mis en garde vendredi les Egyptiens contre toute politique de "représailles" dans un contexte marqué dans le pays par des heurts entre opposants et partisans du président Mohamed Morsi, destitué par l'armée.

Le règlement de la crise dans le pays implique qu'il n'y a "aucune place pour les représailles ou l'exclusion d'un parti ou d'une communauté", estime Ban, cité par un porte-parole.

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Les islamistes ont appelé à maintenir la mobilisation en Egypte, où des violences ont fait vendredi 25 morts, dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi.

"Le parti affirme qu'il restera avec tous ses membres et ses sympathisants aux côtés des foules sur les places (d'Egypte) jusqu'à ce que le président soit rétabli dans ses fonctions", a indiqué le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), vitrine politique des Frères musulmans dont est issu le président Mohamed Morsi renversé mercredi par l'armée.

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Vingt-cinq personnes ont péri dans des violences en Egypte, dont 19 dans des affrontements entre partisans et opposants du président Mohamed Morsi, renversé mercredi soir par l'armée, ont rapporté les médias officiels et des sources de sécurité.

Deux personnes ont trouvé la mort vendredi soir et 70 autres ont été blessées aux abords de la place Tahrir du Caire où s'affrontaient pro et anti-Morsi, a annoncé la télévision d'Etat.

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Le Caire dans la nuit du 5 au 6 juillet (Photo Reuters)

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Deux personnes ont trouvé la mort vendredi soir et 70 autres blessées aux abords de la place Tahrir du Caire dans des affrontements entre des partisans et opposants du président Mohamed Morsi, renversé mercredi soir par l'armée, a annoncé la télévision d'Etat

La chaîne a précisé que leurs corps avaient été emmenés dans un hôpital de campagne sur l'emblématique place de la capitale égyptienne.

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