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Du fluor dans l'eau potable pour la moitié des Québécois d'ici 5 ans

02/07/2013 01:40 EDT | Actualisé 01/09/2013 05:12 EDT
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MONTRÉAL - La Direction de la santé publique du Québec souhaite fluorer l'eau potable pour la moitié de la population de la province d'ici cinq ans.

Même si ce procédé est contesté par de nombreux opposants qui doutent de la réelle efficacité du fluor, le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, affirme qu'il est un outil efficace, peu coûteux et sans danger pour combattre la carie dentaire.

Il se dit convaincu qu'il s'agit d'une mesure bénéfique et rentable pour l'ensemble de la population.

Le Dr Arruda reconnaît que la santé dentaire n'est pas toujours perçue aussi sérieusement que d'autres maladies et qu'il importe donc, à son avis, de donner un «coup de pouce à la nature» pour agir en amont.

Reste toutefois à convaincre la population et à faire en sorte que l'acceptabilité sociale emboîte le pas à la fluorisation, ce qui n'est pas forcément gagné comme le laisse entendre le directeur national de santé publique.

Il faut dire aussi que le Québec a pris du retard sur son ancien objectif qui était de faire passer le taux de pénétration de la fluorisation de 7 à 50 pour cent entre 2005 et 2012. Ce seuil n'a jamais été atteint et accuse même un recul puisqu'il est aujourd’hui inférieur à 3 pour cent.

Plutôt que de tenter de convaincre les municipalités de fluorer l'eau, la nouvelle stratégie vise les citoyens afin qu'ils appuient les démarches des élus qui favorisent la fluoration.

«Le fluor consommé est absorbé par l'intestin et durant la croissance et la création de l'émail, ce fluor se fixe et vient contribuer à avoir des dents beaucoup plus solides», a affirmé le Dr Arruda.