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Procès Zimmerman : l'appel au 9-1-1 décortiqué

01/07/2013 05:09 EDT | Actualisé 30/08/2013 05:12 EDT

Le jury s'est penché lundi sur les premiers mots de l'accusé George Zimmerman à la police dans le cadre de son procès pour le meurtre de Trayvon Martin, survenu en Floride en février 2012.

Au 16ème jour du procès, les six membres du jury du tribunal de Sanford, en Floride, ont écouté l'appel logé au numéro d'urgence 9-1-1 quelques minutes après le coup de feu fatal qui a coûté la vie à Trayvon Martin, un jeune Noir de 17 ans.

L'accusé de 29 ans d'origine hispanique y affirme qu'il faisait une ronde de surveillance volontaire dans son quartier au moment des faits. Trayvon Martin, qui marchait vêtu d'une veste à capuchon, lui a paru suspect. Le jeune homme aurait alors surgi des arbustes et lancé : « C'est quoi ton problème? » et lui aurait ensuite asséné un coup de poing à la figure, toujours selon la déposition de l'accusé.

Zimmerman dit avoir alors appelé à l'aide. « J'ai senti sa main à ma ceinture, j'ai pensé qu'il voulait attraper mon arme, donc je l'ai aussitôt repoussé, et alors qu'il me frappait à la tête, j'ai sorti mon arme et j'ai tiré », a-t-il affirmé.

L'accusé avait appelé le 9-1-1 pour signaler la présence d'un individu suspect et était même sorti de son camion pour le suivre, allant à l'encontre des recommandations des policiers.

Selon la témoin Doris Singleton, l'un des agents ayant recueilli cette déposition, Zimmerman lui avait expliqué avoir déjà par le passé appelé la police pour signaler des individus suspects, ajoutant : « Mais ces gens-là arrivent tout le temps à s'échapper ».

Cris à l'aide

Plus tôt lundi, les procureurs ont appelé l'expert du FBI Hirotaka Nakasone à la barre des témoins afin de savoir si une analyse de la voix des cris d'appel à l'aide en arrière-plan sur l'appel logé au 9-1-1 était possible. L'expert a affirmé que le son n'était pas assez clair et que seuls les proches des personnes sur les enregistrements pourraient les identifier.

Ces enregistrements sont des éléments de preuve essentiels, car ils pourraient déterminer qui est l'agresseur dans la confrontation précédant le coup de feu. Le père de George Zimmerman affirme que les cris d'appel à l'aide viennent de son fils, alors que la famille de Trayvon Martin soutient qu'il s'agit des siens.

Zimmerman, poursuivi pour meurtre sans préméditation, plaide la légitime défense. Il risque la prison à perpétuité.

La mort par balle le 26 février 2012 de Trayvon Martin, qui n'était pas armé, a suscité une vague d'indignation aux États-Unis.

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