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Festival de jazz 2013: Holly Cole de retour pour une 12e fois (VIDÉO/PHOTOS)

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L’icône canadienne Holly Cole était de retour au Festival international de jazz de Montréal pour offrir, ce soir, une première de trois prestations entourant la tournée de son album Night, sorti en novembre dernier. La grande artiste a chanté les hauts et les bas de l’amour, s’adressant à un Théâtre du Nouveau Monde plutôt rempli et surtout, conquis d’avance par sa voix sensuelle.

Night se voulant un doux mélange de pièces revisitées et de compositions originales, reliées de près ou de loin à la nuit, Holly Cole, s’est donc baladée entre ses reprises et ses chansons. « J’ai toujours voulu chanter cette pièce et maintenant, j’y suis arrivée », a affirmé l’oiseau de nuit avant de proposer à la foule sa version de Good Time Charlie’s Got the Blues de Dany O’Keefe. Voilà que l’artiste s’est offert de beaux cadeaux sur ce disque qu’elle considère beaucoup plus intime et personnel que son prédécesseur.

La soirée a donc été ponctuée de ses magnifiques titres revisités, dont You Only Live Twice pour le film James Bond du même nom, interprétée par Nancy Sinatra et If you go away, version Ne me quitte pas de Jacques Brel. Sur ce dernier morceau, une douce introduction piano-voix a envoûté le public.

En constante exploration

Sur scène, Holly Cole s’aventure aux frontières du jazz en y intégrant des couleurs parfois plus pop ou encore plus blues, sans non plus décevoir les puristes jazz. Et c’est ce que le public admire tant chez cette auteure-compositrice-interprète… cette façon qu’elle a eue de se renouveler sur son plus récent album, sans non plus nous confondre ses auditeurs. Le résultat est sublime !

Sur You’ve Got a Secret, qu’elle a offert en seconde partie de son spectacle, la foule a été invitée à claquer des doigts. La pièce surprend, par ses basses notes. La chanteuse de jazz s’est aussi amusée sur Down Down Down, dans laquelle elle a utilisé les hauteurs de sa voix et son bras pour contrôler les éclairages… Plus elle chantait bas, plus la salle s’assombrissait. Le concept a fait joliment rire l’assistance. Le solo de saxophone livré par John Johnson a également été chaudement applaudi durant ces quelques minutes.

Empruntant des expressions françaises de temps à autre durant son concert, Holly Cole a ainsi expliqué qu’il fallait « lire entre les lignes, mais les lignes en anglais » en présentant Larger Than Life.

Laisser place à la musique…

Humble, sereine, elle est demeurée calme tout au long de sa prestation, se plaçant parfois même en retrait pour laisser place aux solos de ses musiciens. Les quatre virtuoses ont proposé des arrangements minutieux avec une parfaite aisance. Johnny Johnson (clarinette, saxophone, flûtes), George Koller (contrebasse), Davide DiRenzo (batterie) et Aaron Davis (piano) ont aussi livré des solos des plus brillants durant le rappel.

À la toute fin du spectacle, 17 membres du Praise and Worship Crew sont montés sur scène pour ajouter quelques harmonies à Everyday Will Be Like Holiday et I Can See Clearly Now. Cette touche gospel a particulièrement plu aux spectateurs qui se sont levés pour applaudir avant même que les artistes dévoilent leur dernière note.

Un grand honneur

Plus tôt dans la journée, la Canadienne s’est vue recevoir le prix Ella-Fitzgerald par lequel l’organisation du Festival de jazz souligne l’influence d’un chanteur sur la scène internationale. Aretha Franklin, Liza Minelli et Diana Krall font partie des femmes qui ont été honorées par ce prix.

Holly Cole – 28 et 29 juin, 20h - Théâtre du Nouveau Monde

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