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Pas de tutelle, pas d'accompagnateur non plus pour Montréal

27/06/2013 02:44 EDT | Actualisé 26/08/2013 05:12 EDT

Québec semble écarter l'idée d'envoyer un conseiller spécial à la Ville de Montréal pour faciliter la gestion de la métropole jusqu'aux élections de novembre prochain. Cette idée avait été évoquée dans la foulée de l'arrestation de l'ex-maire Michael Applebaum la semaine dernière.

Le ministre responsable de la région de Montréal, Jean-François Lisée, a eu une première rencontre, jeudi matin, avec le nouveau maire par intérim de Montréal, Laurent Blanchard.

Lors du point de presse, M Lisée a tenu à rappeler qu'il n'y aurait pas de tutelle pour Montréal parce que le conseil de ville de coalition fonctionne très bien, que Montréal a gardé un semblant de vitalité au niveau de sa gestion. Il a tenu à remercier Laurent Blanchard pour sa sérénité, mais aussi pour sa compétence à mener à bien la destiné de Montréal jusqu'aux prochaine sélections.

« Ma présence ici est à la fois banale et significative, a-t-il dit, puisqu'elle indique le respect que le gouvernement du Québec a pour sa métropole, pour ses candidats, ses élus et aussi le fait que s'il y a un individu qui aujourd'hui fait l'objet d'accusations, ce n'est pas systémique, c'est un cas particulier ».

Après cet éloge du ministre Lisée, le maire par intérim, Laurent Blanchard, a ajouté que l'idée d'avoir un accompagnateur était une option sur la table, qu'elle ne sera pas imposée aux Montréalais.

Il précise qu'il en a discuté avec le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, et que si les Montréalais le souhaitent, on appellera cet accompagnateur, mais que pour l'instant ce n'est pas dans l'ordre des choses.

« L'accompagnateur, c'était si les Montréalais le souhaitent. Nous sommes prêts à ajouter cela dans votre besace, si j'ose dire. Mais le sentiment que j'ai, c'est que à un problème montréalais répond une solution montréalaise et je pense que l'élection qui a eu lieu mardi, c'est la réponse montréalaise à un problème qu'il y avait. On a eu une élection démocratique. Tout le monde a pu s'exprimer », a dit M. Blanchard.

Puis Jean-François Lisée a dit que désormais les décisions qui concernent Montréal ne seraient plus prises à Québec.

Avec les informations de Caroline Belley

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