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Le bilan de la guerre en Syrie franchit le cap des 100 000 morts

26/06/2013 07:29 EDT | Actualisé 26/08/2013 05:12 EDT

La guerre civile qui fait rage en Syrie depuis mars 2011 a franchi le cap des 100 000  morts, a annoncé mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme
(OSDH, une source proche de l'opposition).

Selon l'OSDH, qui est basé en Grande-Bretagne, mais dispose d'un réseau étoffé d'informateurs sur le terrain, ce bilan de plus de 100 000 morts comprend 18 000 combattants rebelles et une quarantaine de milliers de militaires et de miliciens pro-Assad.

L'OSDH note toutefois que le véritable chiffre de combattants tués est probablement le double compte tenu du secret observé par les deux camps en la matière.

L'armée syrienne reprend une ville frontalière avec le Liban

Sur le terrain, les forces de Bachar Al-Assad ont repris une petite ville proche de la frontière avec le Liban, rapportent mercredi des sites pro-gouvernementaux syriens qui se félicitent de ce nouveau revers infligé aux rebelles après la chute de la ville de Koussaïr au début du mois.

Tel Kalakh, une ville d'environ 20 000 habitants située à 3 km de la frontière libanaise, entre Koussaïr et la Méditerranée, était l'un des points de passage utilisés par les insurgés pour acheminer des armes et des combattants en Syrie.

Les forces gouvernementales en ont repris totalement le contrôle, rapportent des sites pro-Assad qui diffusent des images de soldats et de blindés patrouillant les rues de la ville.

« Les groupes terroristes s'étaient infiltrés dans la ville et terrorisaient la population », commente un officier dans une vidéo. « À la demande des habitants, l'armée est entrée dans Tel Kalakh pour nettoyer le secteur et rétablir la sécurité. »

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, proche de l'opposition, les rebelles ont évacué la ville mardi après avoir perdu trois combattants. Ils se seraient repliés en
direction du Krak des Chevaliers, un site archéologique proche de Tel Kalakh.

Le roi jordanien redoute un conflit régional

La guerre en Syrie peut dégénérer en conflit régional et confessionnel si les grandes puissances n'organisent pas rapidement une conférence de paix, a pour sa part déclaré le roi Abdallah II de Jordanie dans une interview diffusée mercredi.

« Il est désormais évident pour tout le monde que la crise syrienne peut évoluer et passer d'une guerre civile à un conflit régional et confessionnel [...] aux proportions inconnues » dit le roi Abdallah II cité par le journal londonien Achark al Aoussat.

« Il est temps de parvenir à une coordination arabe et internationale plus approfondie pour mettre fin à l'aggravation de la crise syrienne. La situation ne peut plus attendre », a ajouté le souverain jordanien, dont le pays, frontalier de la Syrie, a accueilli plus de 500 000 réfugiés syriens.

Pour le roi Abdallah II, le projet de conférence de paix que tentent d'élaborer les États-Unis et la Russie reste « la voie logique et idéale » pour parvenir à une solution négociée entre le régime syrien et les rebelles.

Il salue en outre les efforts du secrétaire d'État américain, John Kerry, pour tenter de relancer des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Il juge cependant que la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie menace ce processus.

Reuters

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