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Coûts de la grève dans la construction: Pauline Marois estime que l'opposition exagère

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GREVE CONSTRUCTION
Agence QMI

GUADALAJARA, Mexique - La première ministre Pauline Marois a accusé mercredi l'opposition d'exagérer les coûts de la grève dans la construction.

Mme Marois a limité son estimation des pertes à «quelques dizaines de millions» de dollars, alors que ses adversaires libéraux et caquistes parlent de 1 milliard $ par semaine.

À bord d'un vol nolisé vers le Mexique, à l'occasion d'une mission économique, la première ministre a raillé l'opposition.

Selon Mme Marois, pour arriver à leur estimation, les libéraux et caquistes ont probablement ratissé large au point d'inclure les quincailleries du Québec dans l'industrie de la construction.

La moitié des 175 000 travailleurs de la construction ont réussi à s'entendre avec leurs employeurs au cours des derniers jours.

La première ministre a affirmé lors d'un bref point de presse, mercredi, que son gouvernement n'a pas de portrait complet des pertes qui pourraient découler de la grève des travailleurs, amorcée il y a plus d'une semaine.

«Ce n'est pas un milliard de dollars, oubliez ça, a-t-elle dit. Nous ne l'avons pas systématiquement évalué, mais c'est plutôt de l'ordre de quelques dizaines de millions.»

Refusant de dire si cette estimation est pour une journée ou une semaine, Mme Marois s'est moquée de ses adversaires.

«Il y a des exagérations, des chiffres qui n'ont aucune allure, a-t-elle dit. Quand on regarde ce que représente l'industrie de la construction dans le PIB québécois, si on décide de mettre toutes les quincailleries du Québec dans l'industrie de la construction, bien là on a un petit problème.»

Mme Marois a évalué que plusieurs coûts seront tout simplement reportés plus tard.

«Les travaux vont se terminer, la route va se construire, l'hôpital va se bâtir, la maison va se livrer, a-t-elle dit. Alors on déporte dans le temps des travaux qu'on aurait faits cette semaine. Il ne faut pas exagérer.»

Alors que le maire de Québec, Régis Labeaume, a estimé que la grève coûtait 200 000 $ par jour à la Ville de Québec, pour le seul chantier de l'amphithéâtre, Mme Marois lui a rappelé que le projet dispose d'une marge en argent et en temps.

«M. Labeaume a reçu des sommes considérables pour son amphithéâtre, je suis certaine que l'amphithéâtre va être à temps et qu'il va rentrer, j'imagine, dans ses coûts», a-t-elle dit.

Selon Mme Marois, la récente entente dans le secteur résidentiel, après celle dans le secteur du génie civil et de la voirie, démontre que le gouvernement a eu raison de ne pas recourir dès cette semaine à une loi spéciale.

«Les résultats de ces négociation nous ont donné raison qu'il faudrait être patients, a-t-elle dit. L'information que nous avions était à l'effet qu'on discutait sérieusement aux tables, qu'il y avait de la bonne foi et qu'on cherchait une véritable entente.»

La première ministre a averti les parties patronales et syndicales, lundi, qu'elle pourrait forcer le retour au travail avec une loi spéciale si le conflit ne se règle pas d'ici la semaine prochaine.

Un médiateur spécial a aussi été nommé pour stimuler les pourparlers aux tables de négociation.

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