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Affaire Trayvon Martin : deux témoins contredisent l'hypothèse de légitime défense

26/06/2013 01:07 EDT | Actualisé 25/08/2013 05:12 EDT

Le procès de George Zimmerman, accusé du meurtre non prémédité d'un adolescent noir non armé en Floride, s'est poursuivi mardi avec le témoignage de la technicienne en scènes de crime qui a inspecté les lieux le 26 février 2012. 

Tracy Martin a expliqué au jury composé de six femmes qu'aucune trace de sang n'avait été trouvée sur le trottoir où George Zimmerman dit avoir été frappé par Trayvon Martin, 17 ans, lors d'une ronde de surveillance de son quartier dans la ville de Sanford.

Cette affirmation vient ébranler le récit de l'avocat de la défense Don West entendu lundi. « Trayvon Martin s'est armé avec le trottoir en ciment. Il l'a utilisé pour frapper violemment la tête de George Zimmerman... Voilà une arme mortelle », a raconté l'avocat de l'accusé.

Un autre témoignage, celui d'une voisine qui a vu par sa fenêtre la scène entre George Zimmerman et Trayvon Martin, a été entendu mardi par la cour. Même s'il pleuvait le soir de l'incident, Selene Bahadoor raconte qu'il s'est écoulé moins de 15 secondes entre le moment où elle a vu les deux individus se faire face et le moment où elle a entendu le coup de feu.

Zimmerman, 29 ans, a plaidé non coupable à une accusation de meurtre non prémédité, se défendant d'avoir agi par légitime défense après une bagarre. Il est passible d'une peine de prison à vie.

Des appels au 911 sous examen

Toujours mardi, le juge a écouté cinq appels signalés en six mois par le surveillant volontaire lors de ses rondes de ses quartiers.

Lors de ces appels au 911, George Zimmerman ferait chaque fois mention de suspects de couleur noire rôdant dans le quartier.

Le procureur souhaite utiliser ces enregistrements afin de prouver que l'homme de 29 ans avait tendance à faire du « profilage racial ».

Le juge devra décider s'il accepte que ces appels soient entendus par le jury.

Par ailleurs, la version de la copine de Trayvon Martin, qui devait comparaître mardi, est attendue bientôt par le procureur. La jeune fille parlait au cellulaire avec la victime durant les minutes qui ont précédé sa mort.

La mort du jeune adolescent non armé a soulevé un controversé débat aux États-Unis. Certains n'ont pas hésité à qualifier le crime de « raciste ».

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