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Keystone XL ne devra pas contribuer au réchauffement climatique, dit Obama

25/06/2013 03:34 EDT | Actualisé 24/08/2013 05:12 EDT

Barack Obama approuvera le projet Keystone XL seulement s'il obtient la certitude que l'oléoduc n'augmentera pas de façon significative les émissions de gaz à effets de serre aux États-Unis.

« Notre intérêt national ne sera préservé que si ce projet n'exacerbe pas de manière significative le problème de la pollution au carbone », a déclaré mardi le président américain à l'Université de Georgetown, à Washington. Il y a prononcé un discours attendu sur son plan de lutte aux changements climatiques.

Le gouvernement canadien demeure confiant

Le ministre des Ressources naturelles du Canada, Joe Oliver, a donné la réplique au président Obama. « Il n'y a pas vraiment de désavantage écologique », a-t-il martelé.

Sans se dire plus confiant quant à la réalisation du projet après la déclaration de Barack Obama, le ministre Oliver a rappelé que deux rapports du département d'État américain ont conclu que l'oléoduc n'entraînerait pas de hausse d'émissions de gaz à effet de serre. « Cet oléoduc est celui qui a été le plus étudié dans l'histoire du monde », a-t-il plaidé.

Des évaluations environnementales ont conclu en mars que le projet Keystone XL n'aurait qu'un impact minime sur les ressources naturelles se trouvant aux abords du trajet. Cette conclusion avait cependant été accueillie avec scepticisme par l'Agence de protection environnementale (EPA) des États-Unis.

Le pipeline proposé par TransCanada transporterait du pétrole brut issu des sables bitumineux de l'Alberta vers les raffineries du golfe du Mexique. Les écologistes exhortent le président américain de ne pas approuver le projet.

Une décision finale sur le projet de 7,6 milliards de dollars devrait être rendue à l'automne.

Urgence d'agir

Lors de son discours, Barack Obama a par ailleurs estimé que les Américains payaient déjà très cher pour les changements climatiques liés à la pollution et qu'il était impératif d'agir.

« La question est de savoir si nous aurons le courage d'agir avant qu'il ne soit trop tard et la manière dont nous répondrons aura un profond impact sur le monde que nous laisserons à nos enfants et nos petits-enfants », a-t-il prévenu.

« En tant que président, en tant que père et en tant qu'Américain, je suis ici pour vous dire que nous devons agir », a-t-il poursuivi.

Le président a aussi indiqué avoir ordonné à l'EPA d'élaborer des normes réglementant les émissions de gaz à effet de serre des centrales électriques au charbon.

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