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Le tourisme au N.-B. pourrait être pénalisé par la grève de la construction au Québec

24/06/2013 03:37 EDT | Actualisé 23/08/2013 05:12 EDT

La grève dans l'industrie de la construction au Québec pourrait avoir un impact important sur la prochaine saison touristique au Nouveau-Brunswick.

Si, en juillet, les travailleurs de la construction écourtent ou annulent leurs vacances, l'achalandage touristique dans cette région pourrait être ébranlé.

« Les sondages présentement au Québec nous disent que les gens ont l'intention de voyager beaucoup plus que l'an passé », soutient Joanne Bérubé-Gagné, directrice générale de l'Office du tourisme d'Edmundston-Madawaska. « Donc on espère que l'impact sera minimisé. »

La moindre diminution de l'achalandage québécois aura aussi des conséquences de l'autre côté de la province, dans le Restigouche, l'entrée nord-est.

L'impact économique sera surtout senti par les commerçants, si les travailleurs québécois de la construction décident de rester chez eux, selon la directrice générale de la Chambre de commerce régionale de Campbellton, Marilyn Saucier.

« Ça aurait un très grand impact, non seulement sur nos marchands, mais sur toutes nos attractions touristiques qu'on a dans la région, dit-elle. Ça pourrait nous faire très mal. »

« Les gens sont en train d'annuler leurs vacances », indique la propriétaire du Camping Beauséjour de Shédiac, Marie-Paule Martin.

À Bouctouche, au Pays de la Sagouine, les touristes arrivent à la mi-juillet, avec les vacances de la construction au Québec.

Jérôme Lussier demeure toutefois optimiste. « Le marché québécois est légèrement à la baisse depuis deux ans. Cette année, on s'attend à ce que ça augmente, c'est ce qu'on espère. »

L'impact réel de la grève sera connu en septembre.

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