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Construction : le maire Labeaume déçu de la position du gouvernement

24/06/2013 05:01 EDT | Actualisé 23/08/2013 05:12 EDT

Le maire de Québec, Régis Labeaume se dit « extrêmement déçu » de la décision du gouvernement de reporter à la semaine prochaine le recours à une loi spéciale pour ramener les travailleurs sur les chantiers du Québec.

La première ministre du Québec, Pauline Marois, a fait savoir lundi qu'elle nommait un médiateur spécial pour dénouer l'impasse dans le secteur institutionnel, commercial et industriel, où les négociations sont au point mort.

Elle somme les parties de s'entendre d'ici la fin de la semaine, faute de quoi une loi spéciale pourrait être adoptée.

Le maire de Québec, qui a réagi par écrit à la position du gouvernement du Québec, déclare que le gouvernement ne devra pas s'étonner « de recevoir une facture pour l'amphithéâtre et les autres chantiers en cours dans la capitale ».

En début d'après-midi, lundi, le maire Labeaume était persuadé que le gouvernement se dirigeait vers l'adoption d'une loi spéciale. « Je pense qu'on s'en va vers une loi spéciale, ça me semble évident. On le croit nous autres depuis deux semaines, on n'est pas surpris de ça, c'est juste qu'on aura perdu du temps en attendant », avait dit le maire.

Lors de son point de presse lundi après-midi, Pauline Marois a précisé que ses députés seraient prêts à revenir à Québec à tout moment afin d'imposer une loi spéciale si nécessaire. Elle espère toutefois ne pas avoir à en arriver là.

Les négociations dans le secteur industriel, commercial et institutionnel ont été rompues dans la nuit de lundi. C'est le secteur le plus important de l'industrie de la construction au Québec, dans lequel œuvrent 100 000 des 175 000 travailleurs présentement en grève.

Dans le secteur de la construction résidentielle, les discussions se poursuivent toujours, mais s'avèrent difficiles.

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