Adèle Sorella a été reconnue coupable des meurtres prémédités de ses deux filles en mars 2009. Le verdict a été rendu lundi avant-midi au palais de justice de Laval, après plus de trois jours de délibérations.

Les délibérations des neufs jurés avaient été suspendues en fin d'après-midi dimanche et ont repris lundi matin.

Les jurés devaient étudier quatre verdicts possibles : coupable de meurtres prémédités, coupable de meurtres non prémédités, coupable d'homicides involontaires par négligence criminelle, ou non coupable.

Amanda et Sabrina, âgées de 9 et 8 ans, ont été trouvées sans vie par leur grand-mère le 31 mars 2009, allongées côte à côte dans la salle de jeu de la résidence familiale de Laval. Elles ne portaient aucune marque de violence.

Leur mère, 47 ans, était absente de la maison lorsque les corps ont été découverts. Mme Sorella a été arrêtée 12 heures plus tard, en pleine nuit, après un accident de voiture.

La cause de la mort des deux enfants est inconnue. Des experts ont témoigné lors du procès pour présenter des hypothèses pouvant expliquer la mort des deux fillettes.

La Couronne invoque la thèse de la mort par privation d'oxygène dans une chambre hyperbare, un appareil acheté par l'accusée pour traiter l'arthrite juvénile de sa cadette.

Les avocats de la défense, les frères Pierre et Guy Poupart, ont pour leur part fait témoigner André Tremblay, spécialiste en sciences judiciaires, qui a affirmé ne pas avoir trouvé de trace de fibres de vêtements dans la chambre hyperbare.

Le père des deux enfants est Giuseppe De Vito, qui était en fuite depuis trois ans au moment des faits, depuis l'opération policière Colisée. Il a été retrouvé depuis par la police, en octobre 2010, et déclaré coupable de gangstérisme et de complot pour importation de cocaïne.