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Les 11 pays « amis de la Syrie » décident de fournir équipement et matériel à la rébellion syrienne

22/06/2013 06:08 EDT | Actualisé 22/08/2013 05:12 EDT

Le groupe des « Amis du peuple Syrien », qui réunit les puissances occidentales et plusieurs pays de la région, a décidé samedi à Doha « de fournir dans l'urgence tout le matériel et l'équipement nécessaire à l'opposition sur le terrain ».

Toute l'aide militaire sera livrée au Conseil militaire suprême de l'Armée syrienne libre (ASL), précisent les Etats membres dans une déclaration commune diffusée à Doha.

Ils somment en outre les combattants d'Iran, d'Irak et du Hezbollah libanais de « quitter immédiatement la Syrie » et condamnent leur intervention.

Une proposition américaine

Washington espérait convaincre ses alliés occidentaux et arabes de s'engager à centraliser l'aide aux rebelles syriens afin d'éviter qu'elle ne tombe entre les mains de groupes djihadistes. Le groupe réunit 11 pays : États-Unis, France, Allemagne, Égypte, Italie, Jordanie, Qatar, Arabie saoudite, Turquie, Émirats arabes unis et Royaume-Uni.

Jusqu'à présent, Washington a fourni aux rebelles une aide non létale, vivres et médicaments, mais le gouvernement a revu sa position à la suite de la prise le 5 juin de la ville stratégique de Qousseïr par les forces gouvernementales, de l'implication de plus en plus forte du Hezbollah chiite libanais aux côtés de Bachar Al-Assad et des annonces de la France et du Royaume-Uni sur l'usage d'armes chimiques par l'armée loyaliste.

La semaine dernière, Washington a annoncé être parvenu à la conclusion que les forces de Bachar Al-Assad avaient utilisé des armes chimiques, et décidé de fournir une « assistance militaire directe » - et la fourniture d'armes - à la rébellion.

Tournée de la région

Par ailleurs, lors de sa tournée qui l'emmènera dans sept pays, la plupart au Proche et Moyen-Orient, le secrétaire d'État John Kerry se rendra le 25 juin en Arabie saoudite, où il devrait dire son inquiétude au sujet du financement de groupes rebelles extrémistes par Riyad.

Le royaume wahhabite a récemment décidé de fournir des missiles anti-aériens aux rebelles.

Au Qatar, John Kerry devrait aussi s'entretenir avec les autorités du processus de dialogue entre les États-Unis et les taliban afghans, qui viennent d'ouvrir un bureau politique à Doha dans le cadre d'efforts pour aboutir à un règlement négocié en Afghanistan. Le secrétaire d'État ne doit pas rencontrer de représentants de la milice islamiste.

Reuters

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