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Le Canada est membre d'une alliance « symbolique » contre les agressions sexuelles

22/06/2013 11:50 EDT | Actualisé 22/08/2013 05:12 EDT

Une conférence de presse tenue en début de semaine a vanté l'adhésion du Canada à une alliance mondiale contre les agressions sexuelles envers les enfants, mais un document interne révèle que le geste était plutôt « symbolique », et n'impose aucune obligation au gouvernement fédéral.

Le ministre de la Justice Rob Nicholson a annoncé la nouvelle le 17 juin à Toronto, accompagné par les dirigeants de groupes canadiens qui luttent contre les agressions envers les enfants en ligne et ailleurs.

M. Nicholson a reconnu qu'aucun pays ne peut lutter seul contre ces crimes, et a dit avoir hâte de travailler avec d'autres pays au sein de la Global Alliance Against Child Sexual Abuse, formée en décembre par les États-Unis et plus de 40 autres pays.

La directrice du Canadian Centre for Abuse Awareness a vivement appuyé l'adhésion du Canada lors de la conférence de presse. Selon Ellen Campbell, il s'agit d'un pas en avant pour traîner les criminels en justice.

« L'adhésion à l'alliance n'impliquera pas des redditions de comptes onéreuses ou des ressources », mentionne le document, obtenu par La Presse Canadienne en vertu de la loi sur l'accès à l'information. « En effet, l'adhésion est symbolique, et il n'y aura pas d'obligations imposées au Canada ou à tout autre État membre. »

En conférence de presse à Toronto, le ministre Nicholson a précisé que la nouvelle adhésion du Canada « mènera à l'officialisation de l'intention de partager des informations et de coopérer avec de nombreux pays dans le cadre des enquêtes » liées aux agressions sexuelles.

M. Nicholson en a également profité pour revenir sur les lois conservatrices adoptées depuis 2006 pour protéger les enfants.

Une porte-parole ministérielle a défendu l'adhésion canadienne, soulignant que les cibles politiques communes comprenaient des efforts supplémentaires pour identifier les victimes, en plus de leur offrir appui et protection.

« Il s'agit d'un crime international, nécessitant une réponse internationale », a dit Julie Di Mambro par courriel. « Le Canada doit continuer de travailler avec des pays aux visions similaires pour combattre ce scandaleux crime. »


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