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Programmes de surveillance : le gouvernement américain poursuit Snowden pour espionnage

21/06/2013 02:40 EDT | Actualisé 20/08/2013 05:12 EDT

L'homme à l'origine du scandale des programmes de surveillance de l'agence nationale de sécurité des États-Unis (NSA) est accusé d'espionnage par la justice américaine, qui a demandé à Hong Kong de l'arrêter.

Selon le texte de la plainte dévoilée vendredi en cour fédérale à Alexandria, en Virginie, M. Snowden est accusé d'avoir communiqué illégalement des informations sur la défense nationale et des informations secrètes sur les services de renseignement. L'ancien consultant de la NSA est également accusé de vol de propriété gouvernementale. Les trois accusations peuvent entraîner des peines maximales de 10 ans de prison.

Le jeune homme de 29 ans, réfugié depuis le 20 mai dans cette région de la Chine, est visé par un mandat d'arrêt provisoire, selon des responsables américains s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Un traité d'extradition est en vigueur entre Hong Kong et les États-Unis, mais Pékin a le droit d'opposer son veto.

« Le gouvernement américain ne pourra pas étouffer [cette affaire] en m'emprisonnant ou en me tuant », avait lancé lundi l'ex-consultant de la NSA lors d'un échange en direct avec des internautes sur le site du Guardian.

Le quotidien britannique a révélé que la Grande-Bretagne espionnait des liaisons téléphoniques et informatiques transmises par câbles à fibre optique sous-marins entre les États-Unis et le Royaume-Uni et partageait de grandes quantités d'informations personnelles avec la NSA. « La vérité est en marche et ne pourra pas être arrêtée », avait ajouté M. Snowden.

Snowden pourrait quitter Hong Kong pour l'Islande

Un homme d'affaires islandais a par ailleurs annoncé jeudi soir qu'un avion privé était à la disposition d'Edward Snowden, si ce dernier souhaitait quitter Hong Kong pour se rendre en Islande.

Olafur Vignir Sigurvinsson a précisé qu'il n'avait pas parlé directement avec M. Snowden, mais qu'il était en contact avec une tierce partie qui représente le fugitif.

M. Sigurvinsson, qui a déjà travaillé pour une entreprise liée à WikiLeaks, a affirmé avoir accès à des avions à Hong Kong et ailleurs en Chine qu'Edward Snowden pourrait utiliser.

Le gouvernement de l'Islande a toutefois déclaré ne pas avoir reçu de demande d'asile de la part de l'Américain.

Le porte-parole du ministère islandais de l'Intérieur, Johannes Tomasson, a affirmé que M. Snowden n'avait pas communiqué avec le ministère, mais qu'il pourrait présenter sa demande une fois arrivé au pays.

 

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