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Grève dans la construction : les signaleurs routiers laissés en plan

21/06/2013 05:41 EDT | Actualisé 21/08/2013 05:12 EDT

La grève dans le milieu de la construction place les 2500 signaleurs routiers du Québec dans une situation précaire, selon l'association qui les représente.

Un texte de Lili Boisvert

Le président de l'Association des travailleurs en signalisation routière du Québec, Jean-François Dionne, demandent aux négociateurs dans ce conflit de travail de s'entendre rapidement. Il se désole que les signaleurs, qui gagnent un salaire allant de 15 $ à 15,65 $ de l'heure et ne disposent pas d'avantages sociaux comme les travailleurs de la construction, fassent les frais de ce conflit.

« On est rendu à cinq jours et c'est une belle petite paye qu'on vient de perdre. Puis on n'a même pas d'affaire là-dedans, c'est ça le pire », déplore M. Dionne.

L'année 2013 s'annonçaient déjà difficile pour les signaleurs, fait valoir le président de l'association. La saison avait pris du retard pour ces travailleurs saisonniers.

Avec le nouveau processus d'approbation des contrats de construction par l'Autorité des marchés financiers, il y avait déjà des retards sur les chantiers, souligne M. Dionne. Or, les contrats qui donnent normalement du travail aux signaleurs à partir du mois d'avril commençaient donc tout juste à être mis en chantier.

Avec la grève qui vient encore retarder le retour au travail des signaleurs, ceux-ci craignent de ne pas être en mesure de toucher de l'assurance-emploi à la fin de la saison en novembre, si des contrats sont repoussés à l'année prochaine et que les travailleurs se retrouvent avec un nombre insuffisant d'heures travaillées.

« Si les derniers contrats ne sortent pas, qu'ils sont retardés, c'est eux qui vont nous faire mal », explique Jean-François Dionne.

L'association ne prend pas partie dans le conflit de travail, mais espère que celui-ci se règle rapidement, sans quoi les signaleurs connaîtront une année difficile financièrement.

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