Claude Asselin admet que l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt lui a demandé à de multiples reprises de s'arranger pour que des contrats lancés en appels d'offres aboutissent entre les mains des entrepreneurs qu'il avait choisis. Il soutient n'avoir sinon jamais été témoin de cas de collusion entre firmes de génie et se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire.

Un texte de Bernard Leduc

Les travaux de la commission sont ajournés jusqu'au 3 septembre prochain. Mais les enquêtes, elles, se poursuivent...

L'ex-directeur général de la Ville de Laval (1988-2006) a expliqué que le maire faisait toujours sa demande lors de rencontres en tête-à-tête dans son bureau de l'hôtel de ville, à l'image de sa première demande en 1996-1997.

Il la transmettait alors verbalement au directeur du service de l'ingénierie Claude Deguise : « J'ai eu une demande de monsieur le maire pour un tel projet, vois si c'est possible... »

M. Asselin soutient que M. Deguise ne lui a jamais expliqué comment il se débrouillait pour truquer les appels d'offres et qu'il a appris quelle était sa méthode en écoutant la commission Charbonneau. Lui-même dit qu'il n'a jamais cherché à savoir et que ni le maire ni M. Deguise ne discutaient davantage de ces demandes avec lui, ou de leur résultat.

Il ne croit pas qu'il aurait perdu son emploi s'il avait refusé les demandes du maire mais, ajoute-t-il : « J'avais peur de gâcher l'emploi que j'aimais ».

MM. Asselin, Deguise et Vaillancourt sont aujourd'hui accusés de gangstérisme.

L'ex-directeur général de la Ville précise que la fréquence des demandes variait dans le temps, parfois trois une année, dix la suivante, aucune en 2005. « Par rapport au nombre total de contrats de Laval, c'était une fraction », a-t-il plaidé.

Il estime que c'est lorsque la Ville lançait moins d'appels d'offres que le maire intervenait pour orienter leur octroi, tandis que dans les périodes d'abondance, tous les entrepreneurs de Laval y trouvaient leur compte. Tous les contrats, a-t-il tenu à préciser, n'étaient donc pas truqués.

« D'après moi, c'est toutes les entreprises qui ont fait affaire à Laval, à un moment ou à un autre [...] une quinzaine d'entreprises », qui ont bénéficié de contrats truqués, soutient M. Asselin.

Celles qui en ont le plus profité sont Simard Beaudry et Poly- Excavation, sinon Sintra, Nepcon, Valmont-Nadon, Louisbourg, Jocelyn Dufresne Inc., J. Dufresne Asphlate, Timberstone, Giuliani,... soit toutes des entreprises visées par l'UPAC dans le cadre de l'opération Honorer (voir tableau ci-dessous)

« D'après moi, le comité exécutif ignorait tout de ça », a avancé M. Asselin. Les rencontres avec le maire se déroulaient toujours après des séances du comité exécutif où le lancement d'appels d'offres avait été autorisé.

Selon Claude Asselin, jamais le représentant d'une firme de génie ni un entrepreneur en construction n'a discuté de contrats en sa présence et celle du maire.

Asselin estime que la lutte contre la collusion ne faisait pas partie de ses fonctions

Claude Asselin dit n'avoir jamais entendu parler de collusion entre firmes de génie après l'entrée en vigueur de la loi 106, en 2002, alors que les contrats de plus de 25 000 $ étaient désormais octroyés en appel d'offres et non plus de gré à gré.

« Peut-être ça s'est fait, mais ça ne passait pas par mon bureau. » — Claude Asselin

Le procureur Paul Crépeau a alors confronté l'ex-directeur général à des dizaines de contrats accordés par la Ville en 2001, 2004 et 2005 à des entrepreneurs dans le cadre du programme de conservation des chaussées, soit tant avant qu'après l'adoption de la loi 106.

Me Crépeau a d'abord exposé que c'est la firme CIMA+ qui, à tout coup, était choisie par la Ville pour faire l'estimation des travaux.

Surtout, il apparaît, selon les tableaux présentés par la commission, que le plus bas soumissionnaire conforme pour ces contrats de réfection parvenait toujours à soumissionner tout près de l'estimé préparé par CIMA+, tant avant qu'après la loi 106. Le procureur a même mis en relief un cas, en 2004, où Sintra l'avait emporté avec une soumission à 83 cents près de l'estimé.

Le procureur fait l'hypothèse que la variation minime entre le coût estimé et le coût accordé indique que la firme transmettait à l'entrepreneur son estimé pour faire sa soumission, et qu'il y avait donc collusion.

Claude Asselin admet qu'à la vue de ces tableaux, « on peut penser qu'il y a eu collusion », tout en réitérant qu'il n'a pas participé à ça.

Il insiste cependant sur le fait qu'il est, selon lui, normal que les soumissions des entrepreneurs soient proches de l'estimé. Il affirme en outre n'avoir jamais procédé à de telles comparaisons entre contrats, et n'avoir donc jamais été confronté à ces coïncidences troublantes qu'illustrent les tableaux.

En fait, a-t-il dit à plusieurs reprises, ce n'était pas « son rôle », en tant que directeur général, de s'attaquer à la collusion, sinon à tenter d'en déceler l'existence.

Asselin se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire

Le procureur Crépeau s'est plutôt montré surpris qu'il n'ait jamais pensé que les ingénieurs parlaient aux entrepreneurs, alors que lui-même jouait un rôle semblable entre le maire et Claude Deguise pour favoriser des entrepreneurs.

Il lui a tout aussi fait remarquer qu'il a lui-même dit avoir chaque fois indiqué à M. Deguise, lorsqu'il lui demandait de truquer un contrat pour un entrepreneur, de s'assurer que le budget ne soit pas dépassé, ce qui est plus facile à réussir lorsque l'entrepreneur a en main l'estimé de l'ingénieur.

L'ex-directeur général se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire. « C'est une question de contexte », a-t-il soutenu, expliquant qu'il aurait peut-être été plus vigilant si l'escouade Marteau avait alors existé. Mais il reconnaît n'avoir rien fait pour arrêter quoi que ce soit.

« Je n'ai pas de raison de penser que les prix » étaient plus élevés qu'ailleurs à cause de la collusion, soutient-il : « ce n'était pas évident ».

Plusieurs témoins ont admis à la commission que Claude Deguise s'occupait de partager les contrats entre entrepreneurs et firmes de génie, contre ristourne de 2 %, après 2002.

M. Asselin a incidemment nié avoir rencontré Roger Desbois en 2002 pour lui demander de prendre en charge la collecte des ristournes auprès des firmes d'ingénieurs collusionnaires, comme ce dernier l'a soutenu devant la commission. L'ex-dirigeant de Tecsult avait alors dit que M. Asselin l'avait alors averti que s'il refusait de jouer le jeu comme Marc Gendron, sa firme, qui jusqu'ici obtenait 25 % des contrats de la Ville, pourrait voir ce pourcentage diminuer à 15 %.

L'ex-directeur général avait expliqué hier qu'avant l'adoption de la loi 106, le maire pouvait en toute légalité partager à sa guise les contrats entre firmes de génie, ce qu'il ne se privait pas de faire. M. Asselin transmettait les choix du maire au directeur de l'ingénierie pour qu'il s'assure de la mise en oeuvre du partage, soit Claude Deguise à partir de 1997.

Le maire, dit-il, ne lui a rien demandé du genre après la loi 106, tout en reconnaissant avoir eu, à quatre reprises, des demandes de Gilles Vaillancourt pour qu'une firme précise soit choisie pour des contrats en maîtrise d'oeuvre privée (MOP).

Le malaise de Turbide...

Claude Asselin s'est dit surpris d'apprendre, de la bouche du procureur Paul Crépeau, que son successeur à la direction générale, Gaétan Turbide, avait renvoyé Claude Deguise. Il nie tout autant être intervenu auprès de M. Turbide, à la demande de Tony Accurso ou du maire Vaillancourt, pour qu'il le maintienne en poste, à l'hiver 2007.

Le procureur avance aussi que Gaétan Turbide, l'adjoint de M. Asselin de 2004 à 2006, se serait plaint que M. Deguise, son subordonné, refuse de le rencontrer alors qu'eux se rencontraient en tête-à-tête, à porte fermée, mais M. Asselin dit ne pas se souvenir de ça.

Il a par ailleurs fait l'apologie de M. Deguise, que plusieurs témoins ont décrit comme ayant mauvais caractère, à l'origine d'un climat de travail tendu dans son département. Il se peut qu'il y ait eu « des tensions », concède Asselin. Il dit sinon qu'il n'a jamais remarqué que Me Deguise recevait un nombre élevé de visites d'entrepreneurs, ou encore que M. Turbide s'en soit plaint.

Claude Asselin a affirmé lundi qu'il avait demandé dès 1996 ou 1997 au directeur de l'ingénierie de la Ville, Claude Deguise, à la demande de Gilles Vaillancourt, de truquer un appel d'offres public afin qu'un entrepreneur en construction que voulait favoriser le maire l'emporte.

Asselin, ami d'Accurso

Claude Asselin a par ailleurs dit qu'il considérait l'entrepreneur en construction Tony Accurso comme un ami. Il a admis qu'il avait déjà mangé « quelques fois » avec lui au restaurant, en présence de leur conjointe, et qu'il avait même fait un voyage avec lui aux îles Vierge, sur un bateau qu'ils avaient loué.

Il a d'ailleurs souligné que sa conjointe et celle de M. Accurso étaient toutes deux homéopathes, et que son fils avait déjà travaillé pour l'une de ses compagnies, qu'il avait des travaux de jardinage à la résidence d'été de l'entrepreneur, où il a d'ailleurs déjà habité pour l'occasion.

Claude Asselin a aussi dit qu'il était un ami de l'entrepreneur et promoteur immobilier Valmont Nadon.

Le procureur Paul Crépeau a d'ailleurs posé plusieurs aux questions au sujet du contrat « excessivement payant » que l'entrepreneur Nadon a obtenu pour exploiter la carrière Lagacé, aussi connue sous le nom de carré Laval », mais le témoin ne s'est pas compromis à ce sujet.

Claude Asselin a affirmé n'avoir jamais obtenus de cadeaux ou bénéficié d'avantages indus entre 1997 et 2006, sinon des cadeaux de courtoisie, comme des bouteilles de vin, des livres. Mais, précise-t-il : « pas des grosses affaires, pas d'argent ». Il ne se souvient pas avoir eu de cadeaux de Paolo Catania, précisément.

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  • Michel Arsenault

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  • Claude Asselin

    Claude Asselin admet que l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt lui a demandé à de multiples reprises de s'arranger pour que des contrats lancés en appels d'offres aboutissent entre les mains des entrepreneurs qu'il avait choisis. Il soutient n'avoir sinon jamais été témoin de cas de collusion entre firmes de génie et se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire.

  • Jean Gauthier

    Le notaire à la retraite Jean Gauthier admet, après s'être défilé malhabilement, que l'argent qu'il récoltait auprès des firmes de génie pour le PRO des Lavallois était lié à des contrats obtenus par elles à la Ville de Laval. « C'est ça, c'est pour des contrats qu'ils ont reçus », a-t-il laissé tomber, coincé sous le feu croisé du procureur Denis Gallant et de la commissaire France Charbonneau

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    L'ingénieur Bahjat Ashkar a expliqué à la commission comment il a pu prendre pied dans le marché de Laval au tournant des années 2000 en finançant le PRO des Lavallois, par l'intermédiaire du notaire Jean Gauthier, puis a expliqué son implication dans le système de collusion dans le génie mis en place en 2002.

  • Vincent Auclair

    L'ex-député libéral Vincent Auclair admet avoir reçu des mains de l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt une enveloppe d'argent lors d'une rencontre en tête à tête à l'hôtel de ville de Laval arrangée par son équipe de campagne. L'argent lui a été remis en marge de la partielle dans la circonscription de Vimont en 2002, lors de la troisième semaine de campagne.

  • Mike Mergl

    Mike Mergl reconnaît avoir fait de la collusion à Laval dès le début des années 2000 avec son entreprise Mergad. Il ne peut cependant dire pourquoi tel ou tel contrat lui était attribué par le système, mais estime que le gestionnaire de la collusion, le directeur de l'ingénierie Claude Deguise, lui donnait « les projets que personne ne voulait ».

  • Basile Angelopoulos

    Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval, Basile Angelopoulos, admet avoir servi de prête-nom pour des contributions politiques faites au parti du maire Gilles Vaillancourt, à la demande de Me Jean Bertrand.

  • Jean Bertrand

    Presque tous les conseillers municipaux élus sous la bannière du PRO des Lavallois depuis 1997, dont l'actuel maire Alexandre Duplessis et l'ensemble du comité exécutif, se sont fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions politiques grâce à de l'argent comptant fourni par des firmes d'ingénieurs au notaire Jean Gauthier, affirme Me Jean Bertrand. (Source: Radio-Canada)

  • Ronnie Mergl

    Ronnie Mergl, vice-président de Nepcon, a révélé jeudi que l'entreprise a elle aussi versé une rémunération à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal. Devant la Commission Charbonneau, M. Mergl a confirmé que Nepcon a versé quelque 90 000 $ en honoraires à la compagnie de M. Trépanier en 2010 et 2011. Le rôle de M. Trépanier consistait à identifier des projets qui pourraient intéresser Nepcon, comme des abribus. (Source: Radio-Canada)

  • Gilles Théberge

    Gilles Théberge a expliqué à la commission Charbonneau que Sintra, entreprise pour laquelle il travaillait de 1996 à 2000, a fait de la collusion dans l'asphalte sur des contrats du ministère des Transports du Québec (MTQ). La collusion se faisait entre producteurs d'asphalte tant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord de Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Allard

    Un entrepreneur de Mascouche, Pierre Allard, a raconté à la commission avoir tenu tête au système de collusion à Laval entre entrepreneurs. Le propriétaire d'Excavations S. Allard a affirmé avoir refusé, en 2006, de se tasser sur un contrat public de raccordement des égouts et aqueducs de 42 triplex aux services municipaux sur un chantier où il avait fait l'excavation. (Source: Radio-Canada)

  • Roger Desbois

    Roger Desbois confirme que la collusion a régné dans les appels d'offres à Laval entre firmes de génie-conseil, au vu et au su du maire Vaillancourt. Le système, implanté début 2000 dans la foulée de la loi 106, était géré par le directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise. Les firmes devaient verser en échange une cote de 2 % au parti de Gilles Vaillancourt. (Source: Radio-Canada)

  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Rosaire Sauriol

    Moins d'une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau, le vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol, a annoncé qu'il démissionnait du poste qu'il occupait au sein de l'entreprise depuis 1986. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Lavallée

    L'ancien président de BPR Inc., Pierre Lavallée, a confirmé qu'il a accepté de payer la ristourne de 3 % demandée par le directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier pour avoir accès aux contrats de la Ville de Montréal. « C'est stupide, on n'aurait jamais dû faire ça, mais on l'a fait ». Pierre Lavallée a démissionné de son poste de président de la firme BPR, qu'il occupait depuis 2008, le 26 mars 2013.

  • Yves Cadotte

    Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, a affirmé le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin. (Source: Radio-Canada)

  • Claude Meunier

    Un autre ingénieur, Charles Meunier, qui travaillait cette fois pour la firme BPR, a confirmé qu'il a servi d'intermédiaire pour remettre des milliers de dollars comptant à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal.

  • François Perreault

    Genivar a eu recours à de la fausse facturation pour pouvoir faire du financement politique municipal, a admis un ex-vice-président. François Perreault, qui a été vice-président de Genivar, a assuré que si la firme donnait aux partis politiques, c'est parce qu'elle était sollicitée pour le faire."Si on n'avait pas joué le jeu, je ne crois pas qu'on aurait survécu dans ce monde-là. C'est presque une obligation" au municipal, a-t-il lancé. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Christian Ouellet

    Le mode de financement du parti Union Montréal, de 2004 à 2008, venait en partie de celui du Parti libéral du Québec, a expliqué à la Commission Charbonneau Christian Ouellet, ancien directeur général du parti Union Montréal, qui a aussi travaillé au PLQ. Par ailleurs, M. Ouellet, a reçu quelque 60 000 $ par année de la firme de génie-conseil Roche. Il disait n'y voir aucun conflit d'intérêts, n'a jamais avisé de cela le comité exécutif de la Ville ou le maire et a maintenu qu'il ne faisait que cumuler deux mandats à titre de consultant. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Claude Léger

    L'ex-directeur général de la Ville de Montréal a admis à la commission Charbonneau que Frank Zampino lui a fait des demandes inappropriées, mais qu'il n'en a jamais parlé à Gérald Tremblay, par crainte... « Est-ce que vous vous seriez qualifié de naïf, que c'est peut-être l'image que vous projetiez? » lui a alors demandé la commissaire France Charbonneau. « Je pense que oui », a répondu Claude Léger. (Source: Radio-Canada)

  • Robert Marcil

    Lors de son témoignage, l'ex-directeur de la réalisation des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, a assuré qu'il n'était pas au courant que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir des contrats publics.

  • Joseph Farinacci

    L'ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, a affirmé que la vente du site Marc-Aurèle Fortin au promoteur immobilier Petra-St-Luc s'est produite de façon « irrégulière », après que l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, eut intervenu dans ce dossier.

  • Nicolo Milioto

    « C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a demandé la procureure en chef Sonia Lebel.« Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza. Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto. Il dit avoir croisé certains lieutenants du clan Rizzuto au café Consenza, sans savoir ce qu'ils faisaient dans la vie. (Source: Radio-Canada)

  • Giuseppe Borsellino

    Giuseppe Borsellino a fait des aveux sur son financement d'Union Montréal. Le témoin a entre autres admis qu'il avait fait un voyage de pêche à Plattsburgh le 5 juin 2008 avec Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

  • Michel Lalonde

    Le président de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, affirme que sa firme ainsi que plusieurs autres remettaient des montants en argent à des partis municipaux ou provinciaux pour obtenir des contrats. Union Montréal, Vision Montréal, différentes élus de la rive nord de même que le PLQ, le PQ et l'ADQ auraient notamment bénéficié de ces montants.

  • Le maire de Laval Gilles Vaillancourt démissionne

    Dans la foulée, après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/09/maire-laval-gilles-vaillancourt-demission_n_2099363.html">Gilles Vaillancourt a démissionné</a>. Par ailleurs, le maire de Mascouche, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/le-maire-de-mascouche-demission-marcotte_n_2217433.html">Richard Marcotte, a aussi quitté ses fonctions</a>. (Crédit photo: PC)

  • Le maire de Montréal Gérald Tremblay démissionne

    « On a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité. » — <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/05/gerald-tremblay-retour_n_2075539.html">Gérald Tremblay</a>. (Crédit photo: PC)

  • Martin Dumont

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/30/martin-dumont-union-montreal-commission-charbonneau_n_2042857.html">Le témoignage de Martin Dumont</a>, ancien organisateur du parti de Gérald Tremblay, est un coup dur pour le maire de Montréal. Il affirme que ce dernier connaissait l'existence d'une double comptabilité dans son parti. (Crédit photo: PC)

  • Luc Leclerc

    Luc Leclerc, ancien surveillant de chantier à la Ville de Montréal,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/01/luc-leclerc-commission-charbonneau-jeudi_n_2055838.html"> a reconnu avoir reçu au moins 500 000 $ en pots-de-vin</a> de la part d'entrepreneurs en construction. (Crédit photo: PC)

  • Gilles Surprenant

    Gilles Surprenant a corroboré le témoignage de monsieur Zambito. Il a entre autres affirmé avoir reçu <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/24/commission-charbonneau-surprenant-_n_2008604.html">quelque 700 000 $ en pots-de-vin</a> de la part des dix entrepreneurs membres du cartel des égouts actif à Montréal entre 2000 et 2008.

  • Lino Zambito

    Lino Zambito a mis à nu le stratagème de corruption et de collusion. Pendant sept jours, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/01/commission-charbonneau-lino-zambito-suite-temoignage_n_1928373.html">il explique que la mafia recevait 2,5 % des contrats</a>, le parti du maire Tremblay, 3 %. Il implique notamment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et des organisateurs libéraux comme Pierre Bibeau. (Crédit photo: PC)

  • Joe Pistone

    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction a entendu l'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/24/commission-charbonneau-joe-pistone-donnie-brasco_n_1908716.html">ex-agent vedette du FBI Joseph Pistone</a>. L'homme de 73 ans a témoigné derrière un paravent, au sujet des des liens que les clans mafieux montréalais ont entretenus avec la famille Bonanno de New York. (Crédit photo: PC)

  • Jacques Duchesneau

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/18/commission-charbonneau-duchesneau-lundi_n_1605415.html">La commission a entrepris ses audiences</a> avec un témoin incontournable pour mettre la table, Jacques Duchesneau. (Crédit photo: PC)