Claude Asselin admet que l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt lui a demandé à de multiples reprises de s'arranger pour que des contrats lancés en appels d'offres aboutissent entre les mains des entrepreneurs qu'il avait choisis. Il soutient n'avoir sinon jamais été témoin de cas de collusion entre firmes de génie et se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire.

Un texte de Bernard Leduc

Les travaux de la commission sont ajournés jusqu'au 3 septembre prochain. Mais les enquêtes, elles, se poursuivent...

L'ex-directeur général de la Ville de Laval (1988-2006) a expliqué que le maire faisait toujours sa demande lors de rencontres en tête-à-tête dans son bureau de l'hôtel de ville, à l'image de sa première demande en 1996-1997.

Il la transmettait alors verbalement au directeur du service de l'ingénierie Claude Deguise : « J'ai eu une demande de monsieur le maire pour un tel projet, vois si c'est possible... »

M. Asselin soutient que M. Deguise ne lui a jamais expliqué comment il se débrouillait pour truquer les appels d'offres et qu'il a appris quelle était sa méthode en écoutant la commission Charbonneau. Lui-même dit qu'il n'a jamais cherché à savoir et que ni le maire ni M. Deguise ne discutaient davantage de ces demandes avec lui, ou de leur résultat.

Il ne croit pas qu'il aurait perdu son emploi s'il avait refusé les demandes du maire mais, ajoute-t-il : « J'avais peur de gâcher l'emploi que j'aimais ».

MM. Asselin, Deguise et Vaillancourt sont aujourd'hui accusés de gangstérisme.

L'ex-directeur général de la Ville précise que la fréquence des demandes variait dans le temps, parfois trois une année, dix la suivante, aucune en 2005. « Par rapport au nombre total de contrats de Laval, c'était une fraction », a-t-il plaidé.

Il estime que c'est lorsque la Ville lançait moins d'appels d'offres que le maire intervenait pour orienter leur octroi, tandis que dans les périodes d'abondance, tous les entrepreneurs de Laval y trouvaient leur compte. Tous les contrats, a-t-il tenu à préciser, n'étaient donc pas truqués.

« D'après moi, c'est toutes les entreprises qui ont fait affaire à Laval, à un moment ou à un autre [...] une quinzaine d'entreprises », qui ont bénéficié de contrats truqués, soutient M. Asselin.

Celles qui en ont le plus profité sont Simard Beaudry et Poly- Excavation, sinon Sintra, Nepcon, Valmont-Nadon, Louisbourg, Jocelyn Dufresne Inc., J. Dufresne Asphlate, Timberstone, Giuliani,... soit toutes des entreprises visées par l'UPAC dans le cadre de l'opération Honorer (voir tableau ci-dessous)

« D'après moi, le comité exécutif ignorait tout de ça », a avancé M. Asselin. Les rencontres avec le maire se déroulaient toujours après des séances du comité exécutif où le lancement d'appels d'offres avait été autorisé.

Selon Claude Asselin, jamais le représentant d'une firme de génie ni un entrepreneur en construction n'a discuté de contrats en sa présence et celle du maire.

Asselin estime que la lutte contre la collusion ne faisait pas partie de ses fonctions

Claude Asselin dit n'avoir jamais entendu parler de collusion entre firmes de génie après l'entrée en vigueur de la loi 106, en 2002, alors que les contrats de plus de 25 000 $ étaient désormais octroyés en appel d'offres et non plus de gré à gré.

« Peut-être ça s'est fait, mais ça ne passait pas par mon bureau. » — Claude Asselin

Le procureur Paul Crépeau a alors confronté l'ex-directeur général à des dizaines de contrats accordés par la Ville en 2001, 2004 et 2005 à des entrepreneurs dans le cadre du programme de conservation des chaussées, soit tant avant qu'après l'adoption de la loi 106.

Me Crépeau a d'abord exposé que c'est la firme CIMA+ qui, à tout coup, était choisie par la Ville pour faire l'estimation des travaux.

Surtout, il apparaît, selon les tableaux présentés par la commission, que le plus bas soumissionnaire conforme pour ces contrats de réfection parvenait toujours à soumissionner tout près de l'estimé préparé par CIMA+, tant avant qu'après la loi 106. Le procureur a même mis en relief un cas, en 2004, où Sintra l'avait emporté avec une soumission à 83 cents près de l'estimé.

Le procureur fait l'hypothèse que la variation minime entre le coût estimé et le coût accordé indique que la firme transmettait à l'entrepreneur son estimé pour faire sa soumission, et qu'il y avait donc collusion.

Claude Asselin admet qu'à la vue de ces tableaux, « on peut penser qu'il y a eu collusion », tout en réitérant qu'il n'a pas participé à ça.

Il insiste cependant sur le fait qu'il est, selon lui, normal que les soumissions des entrepreneurs soient proches de l'estimé. Il affirme en outre n'avoir jamais procédé à de telles comparaisons entre contrats, et n'avoir donc jamais été confronté à ces coïncidences troublantes qu'illustrent les tableaux.

En fait, a-t-il dit à plusieurs reprises, ce n'était pas « son rôle », en tant que directeur général, de s'attaquer à la collusion, sinon à tenter d'en déceler l'existence.

Asselin se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire

Le procureur Crépeau s'est plutôt montré surpris qu'il n'ait jamais pensé que les ingénieurs parlaient aux entrepreneurs, alors que lui-même jouait un rôle semblable entre le maire et Claude Deguise pour favoriser des entrepreneurs.

Il lui a tout aussi fait remarquer qu'il a lui-même dit avoir chaque fois indiqué à M. Deguise, lorsqu'il lui demandait de truquer un contrat pour un entrepreneur, de s'assurer que le budget ne soit pas dépassé, ce qui est plus facile à réussir lorsque l'entrepreneur a en main l'estimé de l'ingénieur.

L'ex-directeur général se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire. « C'est une question de contexte », a-t-il soutenu, expliquant qu'il aurait peut-être été plus vigilant si l'escouade Marteau avait alors existé. Mais il reconnaît n'avoir rien fait pour arrêter quoi que ce soit.

« Je n'ai pas de raison de penser que les prix » étaient plus élevés qu'ailleurs à cause de la collusion, soutient-il : « ce n'était pas évident ».

Plusieurs témoins ont admis à la commission que Claude Deguise s'occupait de partager les contrats entre entrepreneurs et firmes de génie, contre ristourne de 2 %, après 2002.

M. Asselin a incidemment nié avoir rencontré Roger Desbois en 2002 pour lui demander de prendre en charge la collecte des ristournes auprès des firmes d'ingénieurs collusionnaires, comme ce dernier l'a soutenu devant la commission. L'ex-dirigeant de Tecsult avait alors dit que M. Asselin l'avait alors averti que s'il refusait de jouer le jeu comme Marc Gendron, sa firme, qui jusqu'ici obtenait 25 % des contrats de la Ville, pourrait voir ce pourcentage diminuer à 15 %.

L'ex-directeur général avait expliqué hier qu'avant l'adoption de la loi 106, le maire pouvait en toute légalité partager à sa guise les contrats entre firmes de génie, ce qu'il ne se privait pas de faire. M. Asselin transmettait les choix du maire au directeur de l'ingénierie pour qu'il s'assure de la mise en oeuvre du partage, soit Claude Deguise à partir de 1997.

Le maire, dit-il, ne lui a rien demandé du genre après la loi 106, tout en reconnaissant avoir eu, à quatre reprises, des demandes de Gilles Vaillancourt pour qu'une firme précise soit choisie pour des contrats en maîtrise d'oeuvre privée (MOP).

Le malaise de Turbide...

Claude Asselin s'est dit surpris d'apprendre, de la bouche du procureur Paul Crépeau, que son successeur à la direction générale, Gaétan Turbide, avait renvoyé Claude Deguise. Il nie tout autant être intervenu auprès de M. Turbide, à la demande de Tony Accurso ou du maire Vaillancourt, pour qu'il le maintienne en poste, à l'hiver 2007.

Le procureur avance aussi que Gaétan Turbide, l'adjoint de M. Asselin de 2004 à 2006, se serait plaint que M. Deguise, son subordonné, refuse de le rencontrer alors qu'eux se rencontraient en tête-à-tête, à porte fermée, mais M. Asselin dit ne pas se souvenir de ça.

Il a par ailleurs fait l'apologie de M. Deguise, que plusieurs témoins ont décrit comme ayant mauvais caractère, à l'origine d'un climat de travail tendu dans son département. Il se peut qu'il y ait eu « des tensions », concède Asselin. Il dit sinon qu'il n'a jamais remarqué que Me Deguise recevait un nombre élevé de visites d'entrepreneurs, ou encore que M. Turbide s'en soit plaint.

Claude Asselin a affirmé lundi qu'il avait demandé dès 1996 ou 1997 au directeur de l'ingénierie de la Ville, Claude Deguise, à la demande de Gilles Vaillancourt, de truquer un appel d'offres public afin qu'un entrepreneur en construction que voulait favoriser le maire l'emporte.

Asselin, ami d'Accurso

Claude Asselin a par ailleurs dit qu'il considérait l'entrepreneur en construction Tony Accurso comme un ami. Il a admis qu'il avait déjà mangé « quelques fois » avec lui au restaurant, en présence de leur conjointe, et qu'il avait même fait un voyage avec lui aux îles Vierge, sur un bateau qu'ils avaient loué.

Il a d'ailleurs souligné que sa conjointe et celle de M. Accurso étaient toutes deux homéopathes, et que son fils avait déjà travaillé pour l'une de ses compagnies, qu'il avait des travaux de jardinage à la résidence d'été de l'entrepreneur, où il a d'ailleurs déjà habité pour l'occasion.

Claude Asselin a aussi dit qu'il était un ami de l'entrepreneur et promoteur immobilier Valmont Nadon.

Le procureur Paul Crépeau a d'ailleurs posé plusieurs aux questions au sujet du contrat « excessivement payant » que l'entrepreneur Nadon a obtenu pour exploiter la carrière Lagacé, aussi connue sous le nom de carré Laval », mais le témoin ne s'est pas compromis à ce sujet.

Claude Asselin a affirmé n'avoir jamais obtenus de cadeaux ou bénéficié d'avantages indus entre 1997 et 2006, sinon des cadeaux de courtoisie, comme des bouteilles de vin, des livres. Mais, précise-t-il : « pas des grosses affaires, pas d'argent ». Il ne se souvient pas avoir eu de cadeaux de Paolo Catania, précisément.

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  • François Beaudry

    Le ministère des Transports du Québec avait été mis au parfum dès 2002-2003 par une taupe de l'existence d'un vaste stratagème de collusion impliquant des entrepreneurs de la grande région de Montréal, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/05/05/francois-beaudry-commission-charbonneau_n_5266575.html" target="_blank">a rappelé François Beaudry, un ancien du MTQ</a> qui s'était déjà longuement confié à l'émission <em>Enquête</em>.

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    L'ex-employé de la Ville de Montréal Robert Marcil a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/23/robert-marcil-plaide-coupable-ordre-ingenieurs-commission-charbonneau_n_5198734.html" target="_blank">plaidé coupable d'infractions déontologiques</a> devant le comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs. Il avait témoigné devant la CEIC en février et avait reconnu son «manque de jugement».

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    L'ancien chef de service des projets à la direction territoriale de Montréal du ministère des Transports du Québec a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/17/commission-charbonneau-peche-claude-paquet-ex-cadre-mtq_n_5169126.html" target="_blank">contrevenu aux règles du MTQ</a> dans le dossier de la réfection du rond-point L'Acadie, évoqué par Lino Zambito devant la commission Charbonneau.

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    La perte d'expertise au ministère des Transports du Québec et son recours massif aux firmes de génie dans les années 2000 ont eu pour conséquence que<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/15/commission-charbonneau-contrats-mtq_n_5152533.html" target="_blank"> le MTQ n'arrivait plus à assurer un véritable suivi de ses travaux</a>, et donc à contrôler leurs coûts, a fait ressortir l''enquêteur de la commission Guy Desrosiers.

  • Serge Daunais

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  • Marcel Roireau

    Le président de l'entreprise DJL <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/10/commission-charbonneau--apres-sintra-la-commission-entend-djl_n_5125020.html" target="_blank">nie avec véhémence avoir fait de la collusion</a> avec Sintra pour se partager le marché du pavage au Québec et soutient que si DJL est plus présente dans certaines régions, et moins ailleurs, c'est uniquement en fonction d'occasions d'affaires.

  • Normand Bédard

    L'ex-président de Sintra <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/09/commission-charbonneau-sintra-normand-bedard-mtq_n_5116956.html" target="_blank">reconnaît avoir fait de la collusion</a> pour se partager des contrats de pavage, notamment ceux attribués par le ministère des Transports du Québec dès les années 1980.

  • Joe Borsellino

    L'ex-dirigeant de Garnier, Joe Borsellino, avait des <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/13/commission-charbonneau-joe-borsellino-liens-rizzuto_n_4958006.html" target="_blank">relations personnelles et professionnelles avec le clan Rizzuto</a>, ont révélé des écoutes électroniques.

  • Martin Cloutier

    Le chef de service à l'Agence du revenu du Québec estime que la fausse facturation des entreprises et les travailleurs au noir entraînent des <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/10/des-histoires-de-fausse-facturation-au-menu-de-la-commission-charbonneau_n_4934221.html" target="_blank">pertes fiscales de 3,5 milliards de dollars par année</a> pour Québec.

  • Bernard « Rambo » Gauthier

    Le représentant du local 791 des opérateurs de machinerie lourde pour la Côte-Nord a dû admettre qu'il a avait<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/26/commission-charbonneau-bernard-gauthier_n_4858378.html" target="_blank"> fait appel à l'intimidation</a> pour arriver à ses fins dans le cadre des travaux pour la centrale hydroélectrique La Romaine. Son supérieur immédiat, le directeur général du local 791, Bernard Girard, l'avait rencontré dans ses premières années pour discuter de son « agressivité ».

  • Marcel Pouliot

    L'entrepreneur de l'Estrie a raconté à la commission <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/27/commission-charbonneau--et-si-tas-pas-de-soupe-tas-plus-de-travaux----marcel-pouliot_n_4867807.html" target="_blank">ses déboires récents sur le chantier de La Romaine</a>, un cocktail fait de mauvaises surprises, de tensions avec Bernard Gauthier et de bris mystérieux d'équipements coûteux.

  • Pierre Laprise

    Le chantier de La Romaine sur la Côte-Nord s'est révélé <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/25/intransigeance-rambo-entreprise-fernand-gilbert-commission-charbonneau_n_4849971.html" target="_blank">un véritable calvaire</a> pour l'entreprise FGL du Saguenay. Bris d'équipements à répétition, embauche à la merci de Bernard « Rambo » Gauthier, travailleurs intoxiqués... du jamais vu en 25 ans selon Pierre Laprise.

  • Jean-François Sabourin

    L'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/24/bernard--rambo-gauthier-homme-cle-sur-la-cote-nord_n_4846798.html" target="_blank">enquêteur Sabourin</a>, qui a rencontré près d'une centaine de témoins dans la région entre 2009 et 2011, a expliqué que Bernard « Rambo » Gauthier avait la volonté de contrôler l'embauche pour le chantier de La Romaine.

  • Normand Pedneault

    L'entrepreneur du Saguenay a raconté comment ses frères ont été molestés, après qu'il ait refusé de plier devant les exigences du représentant du local AMI Michel Bézeau et de Bernard « Rambo » Gauthier, représentant du 791. Ils demandaient le renvoi de ses travailleurs du Saguenay en échange de ses hommes. M. Pedneault a éclaté en larmes en racontant <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/20/entrepreneurs-battus-cote-nord-ftq-construction-rambo_n_4815729.html" target="_blank">cet épisode</a>.

  • Daniel Gagné

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/19/commission-charbonneau-le-president-de-linternational-contre-interroge-par-la-ftq-construction_n_4815152.html" target="_blank">Daniel Gagné</a> a révélé avoir appris en mars 2010 que la FIPOE (syndicat des électriciens, FTQ-Construction) aurait conclu des ententes secrètes avec deux poids lourds de l'International, soit Gérard Cyr, le puissant gérant d'affaires du local 144 (tuyauteurs), et Donald Fortin, directeur général de la centrale syndicale.

  • Rock Savard

    L'entrepreneur du Saguenay <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/18/commission-charbonneau-un-entrepreneur-du-saguenay-a-la-barre-des-temoins_n_4808170.html" target="_blank">Rock Savard</a> a raconté à la CEIC comment il a été contraint d'acheter la paix sur un chantier de la Côte-Nord en concluant une entente avec les représentants locaux de la FTQ-Construction, Bernard « Rambo » Gauthier et Michel Bézeau.

  • Serge Larouche

    L'entreprise Ganotec a versé environ 1,2 million de dollars entre 2000 et 2006 à Gérard Cyr, alors président du CPQMC-International et patron du local 144, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/12/commission-charbonneau-international-ganotec_n_4775741.html" target="_blank">selon le témoignage de son PDG Serge Larouche</a>.

  • Paul Faulkner

    La commission Charbonneau a fait le point sur le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/12/commission-charbonneau-interesse-international_n_4773080.html" target="_blank">fonctionnement de l'International</a> avec le directeur général du Conseil provincial du Qc des métiers de la construction.

  • Michel Comeau

    L'enquêteur <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/11/commission-charbonneau-enregistrements-commandes-ken-pereira_n_4766593.html" target="_blank">Michel Comeau</a> a rapporté que plusieurs grutiers québécois ont été payés à ne rien faire sur le chantier de la centrale de Péribonka. Il a rencontré quelque 70 personnes en un an afin de prendre la mesure de la discrimination sur les chantiers et de la violence qui y règne.

  • Jacques Sainte-Marie

    Le chantier d'Hydro-Québec à Péribonka aurait été <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/17/commission-charbonneau-retour-sur-les-grutiers-de-la-ftq-construction-payes-a-ne-rien-faire_n_4802696.html" target="_blank">un véritable calvaire</a> pour l'entreprise allemande Bauer, ce qui aurait entraîné des coûts supplémentaires de plus de 4 M$ indemnisés par la société d'État. Selon Jacques Sainte-Marie, ex-directeur de projet pour Bauer, les doléances des délégués syndicaux étaient constantes, surtout sur le partage des tâches, avec, en arrière-plan, la volonté de « faire sortir les étrangers du chantier ».

  • Eugène Arsenault

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/13/commission-charbonneau-eugene-arsenault_n_4781313.html" target="_blank">Eugène Arsenault</a>, dont le nom est ressorti en marge des allégations portées par Serge Larouche contre le syndicaliste Gérard Cyr, a confirmé que le PDG de Ganotec lui avait confié en 2005 que Léopold Gagnon, alors patron de l'entreprise, versait de l'argent comptant au président de l'International.

  • Michel Arsenault

    L'ex-président de la FTQ a défendu son intégrité, assurant que les choix qui avaient été faits étaient les bons pour l'économie québécoise. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/28/commission-charbonneau-deuxieme-jour-de-comparution-pour-michel-arsenault_n_4680036.html" target="_blank">Il a nié les allégations de Ken Pereira</a>, notamment celle voulant qu'un Italien lui ait proposé 300 000$ pour le dossier Carboneutre. Il a aussi nié avoir donné un traitement particulier aux dossiers de Jocelyn Dupuis. Il a cependant été questionné longuement <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/27/commission-charbonneau-michel-arsenault-frequente-toujours-tony-accurso_n_4673593.html" target="_blank">sur son amitié avec Tony Accurso</a>, entre autres sur un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/30/commission-charbonneau-michel-arsenault_n_4694791.html" target="_blank">cadeau luxueux</a> que ce dernier a remis à sa femme.

  • Jean Lavallée

    L'ex-président de la FTQ-Construction Jean Lavallée <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/21/jean-lavallee-commission-charbonneau_n_4636972.html" target="_blank">nie avoir fait des démarches auprès du PQ</a>, au printemps 2009, afin de le convaincre de ne pas appuyer la tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction. L'écoute électronique d'une conversation entre lui et l'ex-président de la FTQ Michel Arsenault laisse toutefois croire à l'existence d'un «deal» entre la FTQ et Claude Blanchet, ex-PDG du Fonds et époux de Pauline Marois. Ml Lavallée admet que Tony Accurso <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/22/commission-charbonneau-jean-lavallee-temoignage_n_4644154.html" target="_blank">l'a invité en vacances à ses frais à plusieurs reprises</a>. Il nie par ailleurs que son ami Denis Vincent soit lié aux Hells Angels. Source: Radio-Canada

  • Guy Gionet

    L'ex-PDG de la SOLIM Guy Gionet <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/14/commission-charbonneau-guy-gionet-solim_n_4595095.html" target="_blank">soutient s'être inquiété du risque</a> que posait à la réputation du Fonds la présence de certaines personnes dans des dossiers de la SOLIM. Mais Jean Lavallée lui a bien fait comprendre que son rôle de PDG se limitait à obtenir du rendement. Lavallée était en quelque sorte un «dieu» à la FTQ et au Fonds, dira Gionet. Il indique aussi que personne à la SOLIM n'a jamais eu de malaise <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/15/commission-charbonneau-guy-gionet-jean-lavallee_n_4601879.html" target="_blank">à faire affaire avec Ronnie Beaulieu</a>, un homme dont le passé criminel était pourtant bien connu. Source: Radio-Canada

  • Jocelyn Dupuis

    Jocelyn Dupuis est l'ancien directeur général du syndicat de la la FTQ-Construction. Il est en attente d'un procès pour avoir réclamé des remboursements sur la base de fausses factures et de factures gonflées. Source: Radio-Canada.ca

  • Nicodemo Milano

    L'enquêteur Nicodemo Milano analyse l'écoute électronique effectuée par la SQ dans le cadre de l'opération Diligence. Les policiers ont enregistré différents acteurs impliqués dans Carboneutre, une entreprise infiltrée par la mafia qui a tenté, en vain, d'obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Paul Sauvé

    Paul Sauvé, le patron de LM Sauvé a indiqué dans son <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/23/collusion-na-pas-epargne-maconnerie-sauve_n_4152126.html" target="_blank">témoignage</a> que la maçonnerie n'a été épargnée ni par la collusion ni par l'intimidation, comme les autres domaines de la construction ciblés par la commission.

  • Benoît Ringuette

    Il est le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/17/commission-charbonneau-quand-la-mafia-cogne-aux-portes-du-fonds-de-solidarite-ftq_n_4114840.html" target="_blank">co-fondateur de Carboneutre</a> et a finalement perdu le contrôle de sa compagnie sans pour autant réussir à la vendre, se retrouvant ainsi entouré de collaborateurs dont il ignorait l'essentiel des agissements, dont notamment la présence dans l'entreprise du mafieux Raynald Desjardins, ou encore de celle de son ami Jocelyn Dupuis. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Gaétan Morin

    Gaétan Morin, le premier vice-président au développement corporatif et investissement du Fonds, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/16/abc-fonds-de-solidarite-commission-charbonneau_n_4107586.html" target="_blank">a expliqué à la commission</a> les étapes que doit maintenant traverser le dossier d'une entreprise qui souhaite obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Ken Pereira

    L'ex-syndicaliste Ken Pereira a affirmé que l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis entretenait des liens avec les Hells Angels et la mafia. Il a dû interrompre son témoignage à la suite d'une chute accidentelle au début du mois d'octobre.

  • Jocelyn Anctil

    Jocelyn Anctil, un homme d'affaire prospère et ambitieux de l'Estrie, a raconté à la commission Charbonneau comment ses entreprises ont été victimes d'une série d'incendies criminels entre 2009 et la fin 2010. Source: Radio-Canada.ca

  • Claude Asselin

    Claude Asselin admet que l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt lui a demandé à de multiples reprises de s'arranger pour que des contrats lancés en appels d'offres aboutissent entre les mains des entrepreneurs qu'il avait choisis. Il soutient n'avoir sinon jamais été témoin de cas de collusion entre firmes de génie et se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire.

  • Jean Gauthier

    Le notaire à la retraite Jean Gauthier admet, après s'être défilé malhabilement, que l'argent qu'il récoltait auprès des firmes de génie pour le PRO des Lavallois était lié à des contrats obtenus par elles à la Ville de Laval. « C'est ça, c'est pour des contrats qu'ils ont reçus », a-t-il laissé tomber, coincé sous le feu croisé du procureur Denis Gallant et de la commissaire France Charbonneau

  • Bahjat Ashkar

    L'ingénieur Bahjat Ashkar a expliqué à la commission comment il a pu prendre pied dans le marché de Laval au tournant des années 2000 en finançant le PRO des Lavallois, par l'intermédiaire du notaire Jean Gauthier, puis a expliqué son implication dans le système de collusion dans le génie mis en place en 2002.

  • Vincent Auclair

    L'ex-député libéral Vincent Auclair admet avoir reçu des mains de l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt une enveloppe d'argent lors d'une rencontre en tête à tête à l'hôtel de ville de Laval arrangée par son équipe de campagne. L'argent lui a été remis en marge de la partielle dans la circonscription de Vimont en 2002, lors de la troisième semaine de campagne.

  • Mike Mergl

    Mike Mergl reconnaît avoir fait de la collusion à Laval dès le début des années 2000 avec son entreprise Mergad. Il ne peut cependant dire pourquoi tel ou tel contrat lui était attribué par le système, mais estime que le gestionnaire de la collusion, le directeur de l'ingénierie Claude Deguise, lui donnait « les projets que personne ne voulait ».

  • Basile Angelopoulos

    Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval, Basile Angelopoulos, admet avoir servi de prête-nom pour des contributions politiques faites au parti du maire Gilles Vaillancourt, à la demande de Me Jean Bertrand.

  • Jean Bertrand

    Presque tous les conseillers municipaux élus sous la bannière du PRO des Lavallois depuis 1997, dont l'actuel maire Alexandre Duplessis et l'ensemble du comité exécutif, se sont fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions politiques grâce à de l'argent comptant fourni par des firmes d'ingénieurs au notaire Jean Gauthier, affirme Me Jean Bertrand. (Source: Radio-Canada)

  • Ronnie Mergl

    Ronnie Mergl, vice-président de Nepcon, a révélé jeudi que l'entreprise a elle aussi versé une rémunération à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal. Devant la Commission Charbonneau, M. Mergl a confirmé que Nepcon a versé quelque 90 000 $ en honoraires à la compagnie de M. Trépanier en 2010 et 2011. Le rôle de M. Trépanier consistait à identifier des projets qui pourraient intéresser Nepcon, comme des abribus. (Source: Radio-Canada)

  • Gilles Théberge

    Gilles Théberge a expliqué à la commission Charbonneau que Sintra, entreprise pour laquelle il travaillait de 1996 à 2000, a fait de la collusion dans l'asphalte sur des contrats du ministère des Transports du Québec (MTQ). La collusion se faisait entre producteurs d'asphalte tant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord de Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Allard

    Un entrepreneur de Mascouche, Pierre Allard, a raconté à la commission avoir tenu tête au système de collusion à Laval entre entrepreneurs. Le propriétaire d'Excavations S. Allard a affirmé avoir refusé, en 2006, de se tasser sur un contrat public de raccordement des égouts et aqueducs de 42 triplex aux services municipaux sur un chantier où il avait fait l'excavation. (Source: Radio-Canada)

  • Roger Desbois

    Roger Desbois confirme que la collusion a régné dans les appels d'offres à Laval entre firmes de génie-conseil, au vu et au su du maire Vaillancourt. Le système, implanté début 2000 dans la foulée de la loi 106, était géré par le directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise. Les firmes devaient verser en échange une cote de 2 % au parti de Gilles Vaillancourt. (Source: Radio-Canada)

  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)