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13/06/2013 04:41 EDT | Actualisé 12/08/2013 05:12 EDT

Retour des manifestants sur la place Taksim

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Demonstrators wait at the entrance of the Taksim Gezi park on June 12, 2013 after a night of running battles with riot police as Turkish Prime Minister moved to crush mass demos against his Islamic-rooted government. Police clean-up the square and removed all evidence of the unrest today, clearing the square of stray tear gas canisters, anti-Erdogan banners and makeshift barricades.AFP PHOTO / GURCAN OZTURK (Photo credit should read GURCAN OZTURK/AFP/Getty Images)

Les manifestants étaient de retour sur la place Taksim jeudi, malgré une offre de référendum sur un projet de réaménagement d'un parc d'Istanbul, point de départ du mouvement de protestation qui perdure en Turquie depuis deux semaines.

Après deux jours d'affrontements parfois violents entre manifestants et force de l'ordre, qui ont mené au démantèlement des barricades érigées par les militants, l'ambiance était toutefois calme sur la place, voire bon-enfant.

Les centaines de manifestants chantaient et dansaient et organisaient de petites parties de soccer. Un pianiste avait même installé son instrument au centre de la place.

Mercredi, le gouvernement contesté du premier ministre Recep Tayyip Erdogan a proposé de tenir un référendum sur l'avenir du parc Gezi, à Istanbul, où un projet de réaménagement qui aurait impliqué de couper des centaines d'arbres, ce qui a provoqué la colère de militants.

C'est à la suite de la répression policière des manifestations contre ce projet que le mouvement de contestation s'est emparé du reste du pays. Depuis, des milliers de Turcs demandent la démission du premier ministre, qu'ils accusent de violer la démocratie et de tenter d'islamiser le pays.

C'est donc vers la démocratie que souhaite se tourner le gouvernement conservateur pour régler la crise.

« Nous pourrions soumettre cette question à un vote populaire à Istanbul [...] en démocratie, seule la volonté du peuple compte », a déclaré mercredi, à Ankara, le vice-premier ministre Huseyin Celik.

Le bilan grimpe

Par ailleurs, un avocat a affirmé jeudi que les manifestations avaient fait une cinquième victime.

Il a annoncé qu'un manifestant qui luttait pour sa vie depuis plusieurs jours après avoir reçu une cartouche de gaz lacrymogènes sur la tête avait succombé à ses blessures jeudi.

Trois autres manifestants et un policier ont été tués depuis le début des manifestants, il y a deux semaines.

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