POLITIQUE
12/06/2013 11:56 EDT | Actualisé 12/08/2013 05:12 EDT

Libre-échange Canada-UE: Harper refuse de fixer une date butoir (VIDÉO)

OTTAWA - Selon certaines sources bien au fait des négociations en vue d'un accord de libre-échange avec l'Union européenne, Ottawa pourrait donner aux fournisseurs européens un accès à 35 pour cent des contrats d'Hydro-Québec, actuellement évalués à 390 millions $.

Les mêmes sources ont affirmé à La Presse Canadienne qu'Ottawa a aussi accepté de laisser une certaine place aux investissements étrangers dans les secteurs névralgiques des appels d'offres pour les projets de transport urbain et de l'hydroélectricité.

La pression commence à s'intensifier sur Ottawa, qui devrait selon certains conclure une entente avec l'UE avant que l'Europe ne dirige son attention du côté des États-Unis, cet été, pour de nouvelles négociations de libre-échange.

Les négociations achopperaient dans plusieurs dossiers, dont l'exportation de boeuf canadien, les règles d'origine des produits automobiles, la protection des brevets pharmaceutiques et l'ouverture des appels d'offres des services publics provinciaux pour l'acquisition de biens et services.

Les négociateurs auraient aussi consenti à hausser à 1,5 milliard $ le seuil à partir duquel les acquisitions européennes feraient automatiquement l'objet d'un examen d'Ottawa, toujours selon des sources.

La Chambre des communes a récemment adopté une mesure qui fait passer, pour les quatre prochaines années, de 334 millions $ à 1,0 milliard $ le montant des transactions qui doivent être soumises à une révision automatique.

En visite officielle à Londres, mercredi, le premier ministre Stephen Harper a affirmé aux journalistes que son gouvernement signerait un accord seulement lorsque celui-ci respecterait «l'intérêt supérieur de la population canadienne».

Mais rien n'est encore joué, puisque les discussions se poursuivent, selon le premier ministre. «Évidemment, il s'agit de longues négociations. Elles se poursuivent. Nous avons fait beaucoup de progrès. Et ce sont les plus importantes négociations commerciales de l'histoire du Canada», a déclaré Stephen Harper.

La semaine que passera Stephen Harper en Europe sera évidemment d'une grande importance dans la poursuite des négociations, a indiqué le principal intéressé, qui a cependant refusé de fixer une date butoir en vue de la conclusion d'une entente commerciale.

Stephen Harper est dans la capitale britannique jusqu'à jeudi. Il prendra ensuite la direction de Paris, puis de Dublin, en Irlande du Nord, où il se joindra aux autres leaders des pays du G8 pour leur sommet annuel.