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12/06/2013 08:16 EDT | Actualisé 12/08/2013 05:12 EDT

Christian Paire défend sa gestion du CHUM

Radio-Canada

Critiqué pour sa gestion du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), le directeur général Christian Paire s'est défendu pendant plus de deux heures, mardi, en commission parlementaire à l'Assemblée nationale. M. Paire a été critiqué pour le nombre de cadres dont il s'est entouré et pour sa rémunération.

Recruté en France il y a 5 ans, Christian Paire défend bec et ongles sa gestion du CHUM et il est déterminé à blanchir sa réputation. Il soutient que les services aux patients n'ont jamais souffert de ses décisions.

« Le CHUM a maintenu l'équilibre budgétaire, malgré les objectifs importants de performance financière, et ce sans réduction, et j'insiste sur ce point, sans réduction de l'offre de service. » — Christian Paire

Son principal détracteur, le président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens du CHUM, Paul Perrotte, dénonce notamment la multiplication du nombre de cadres sous la direction de Christian Paire. « En raison des contraintes budgétaires, nous craignons que ces ressources attribuées à des postes administratifs soient soustraites à celles dédiées aux patients », maintient M. Perrotte.

Outre sa propension à instaurer des postes de cadre, les critiques dénoncent la prime de 80 000 $ qui lui a été attribuée, en plus de son salaire annuel de 350 000 $, en 2009.

« La prime supplémentaire, qui a été ajoutée en 2009, se justifie difficilement. » — Le ministre de la Santé Réjean Hébert

Christian Paire réplique que c'est le salaire qu'il a négocié dès le début de son aventure en sol québécois. Bien que le gouvernement ait décidé de réduire son salaire, il réfléchit toujours à la possibilité de solliciter un deuxième mandat. Son contrat se termine à l'automne.

D'après un reportage de Julien Lafille

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