POLITIQUE
11/06/2013 03:50 EDT | Actualisé 10/08/2013 05:12 EDT

Contrats au MTQ : la moitié des extras auraient pu être évités

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Un nouveau rapport de la firme KPMG-SECOR indique que la moitié des coûts additionnels versés ces dernières années à des fournisseurs par le ministère des Transports auraient pu être évités. Selon le rapport, ces extras sont le résultat d'un laisser-aller dans la gestion des contrats.

Le document, commandé par le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, et dont Radio-Canada a obtenu copie, met aussi en lumière une culture de laxisme au sein du ministère, où les dépassements de coûts se sont multipliés au cours des trois dernières années.

Des extras évalués à 309 millions de dollars

Selon le rapport, le nombre de contrats pour lesquels il y a eu des dépassements de coûts de plus de 10 % a fortement augmenté durant les dernières années du gouvernement Charest. On en comptait 68 en 2009, et 159 en 2012. Total des coûts additionnels : 309 millions de dollars.

Le ministre Gaudreault a été renversé d'apprendre que son ministère versait chaque année des dizaines de millions en suppléments à des fournisseurs du ministère des Transports :

Des extras évitables

D'après le document de KPMG-SECOR, la moitié de ces extras étaient potentiellement évitables et sont le résultat d'erreurs de conception, d'échéanciers trop serrés et surtout, d'une culture organisationnelle axée sur les dépassements de coûts.

Autrement dit, l'octroi d'extras ou d'avenants fait partie des méthodes de travail au sein du ministère des Transports. À tel point que certains suppléments sont versés sans validation indépendante, et même, sans faire l'objet d'une autorisation.

Les dépenses supplémentaires évitables

Le ministre voit dans ce rapport de nouvelles raisons pour créer une agence des transports qui serait indépendante des pouvoirs politiques. Il indique aussi que des recours judiciaires pourraient être entrepris contre les compagnies qui ont facturé des coûts additionnels. De son côté, le Parti libéral du Québec (PLQ) préfère attendre avant de commenter le rapport.

D'après un reportage d'Hugo Lavallée

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