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Recrudescence du virus du Nil occidental 

10/06/2013 06:09 EDT | Actualisé 10/08/2013 05:12 EDT

Le gouvernement fera épandre du larvicide pour tuer les bébés moustiques dans les cinq régions les plus touchées par la recrudescence du virus du Nil occidental au Québec; Montréal, Laval, la Montérégie, les Laurentides et Lanaudière.

Cette décision s'inscrit dans le plan d'intervention 2013-2015 présenté lundi par le ministère de la Santé. Le gouvernement, qui s'inquiète de l'augmentation des cas de contamination observés l'année dernière, prévoit sensibiliser la population aux risques de maladie.

Le premier épandage est prévu à la mi-juin et il cible la première génération de larves de moustiques du genre Culex (aussi appelé moustique commun). D'autres épandages sont prévus pour les mois de juillet et d'août. Ils ne comportent aucun risque pour la population, assure le ministère de la Santé.

Le larvicide biologique Bti sera pulvérisé directement sur l'eau dans les cours d'eau, les plans d'eau et dans les différents lieux humides où se trouvent des larves de moustiques.

Pour les systèmes de drainage, le Bti est toutefois considéré comme inefficace et ce sera plutôt du méthoprène, un larvicide granulaire, qui sera répandu. Le méthoprène empêche les larves du moustique d'évoluer vers le stade adulte.

Le virus du Nil occidental (VNO) se transmet chez l'humain par la piqûre d'un moustique infecté qui vient contaminer son sang. Le risque d'être infecté est particulièrement élevé en ville.

Apparu en 1937 en Ouganda, dans la région du Nil occidental, le VNO est arrivé au Canada en 2001, et au Québec en 2002.

Symptômes et risques

Certaines personnes infectées ne présentent pas de symptômes et ne sont pas malades. D'autres ont des symptômes bénins. 

Chez les personnes qui tombent malades, les symptômes apparaissent habituellement dans un délai allant de 2 à 15 jours. 

Pour les cas légers, les symptômes peuvent s'apparenter à ceux de la grippe : fièvre, maux de tête et douleurs physiques. Une éruption cutanée bénigne ou une enflure des glandes lymphatiques peut aussi se manifester.

Chez les personnes qui ont une déficience immunitaire, par contre, le risque est plus grand de développer des complications graves comme la méningite (inflammation de la membrane du cerveau ou de la moelle épinière), l'encéphalite (inflammation du cerveau) et la paralysie flasque aiguë (syndrome apparenté à la polio et qui peut entraîner une perte de fonction d'un ou de plusieurs membres).

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