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09/06/2013 11:51 EDT | Actualisé 09/08/2013 05:12 EDT

Il n'y a pas d'entente de principe pour préserver le GP du Canada, dit Dumontier

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McLaren Mercedes driver Sergio Perez of Mexico enters the pits during practice session 3 at the Canadian Formula One Grand Prix at the Circuit Gilles Villeneuve in Montreal on June 8, 2013. AFP PHOTO/Stan HONDA (Photo credit should read STAN HONDA/AFP/Getty Images)

MONTRÉAL - Contrairement aux rumeurs circulant depuis quelques jours à l'effet qu'une entente de principe soit intervenue jeudi soir entre les différentes parties pour conserver le Grand Prix de Formule 1 à Montréal jusqu'en 2024, le promoteur de l'événement François Dumontier a répété dimanche que «c'était un peu prématuré».

Il a cependant laissé entendre qu'une entente «pourrait être conclue d'ici les prochaines semaines».

«Je demeure optimiste, les discussions vont bon train entre toutes les parties et le ton est favorable et optimiste, a commenté M. Dumontier. Je pense toutefois que c'est un petit peu (prématuré de dire qu'une entente de principe a été conclue).»

M. Dumontier disposera d'un argument de vente supplémentaire lorsqu'il retournera à la table des négociations en compagnie des représentants des gouvernements municipal, provincial et fédéral ainsi que du président de Formula One Management, Bernie Ecclestone. L'affluence a été en hausse ce week-end sur le circuit Gilles-Villeneuve, a indiqué le promoteur québécois.

«On est très heureux du week-end, car malgré la météo de vendredi et samedi, les spectateurs se sont présentés au circuit, a dit M. Dumontier lors d'un point de presse tenu à l'issue du Grand Prix du Canada. Je n'ai pas encore les derniers chiffres, mais on peut déjà dire qu'on est en augmentation par rapport à l'an dernier. On aura un bilan plus complet au début de la semaine, mais je suis très satisfait.»

La première ministre du Québec, Pauline Marois, qui accompagnait M. Dumontier pour une visite des paddocks en matinée, s'est elle aussi dite «optimiste» quant à la ratification d'une nouvelle entente.

«Tous les partenaires travaillent bien ensemble, les négociations se poursuivent et il reste que Montréal est un endroit absolument idéal à mon point de vue pour tenir une épreuve de Formule 1», a-t-elle dit.

L'actuel contrat qui lie Montréal à la F1 viendra à échéance après la course de 2014, mais il semble que les négociations soient au ralenti en raison des hésitations du gouvernement fédéral à verser sa part du montant de 15 millions $ dû à M. Ecclestone.

«Évidemment, on ne négociera pas sur la place publique, mais ce que je peux vous dire c'est que ça va bien, a-t-elle poursuivi. Le dialogue est ouvert entre les partenaires et les discussions se font correctement.»

M. Dumontier, Mme Marois et son ministre des Finances et de l'Économie Nicolas Marceau ont également rendu une brève visite à M. Ecclestone dans les paddocks.

«Ce fut très cordial, et je lui ai dit qu'il fallait qu'on soit gagnant l'un et l'autre dans ça, a rappelé Mme Marois. Je comprends ses attentes, mais il faut qu'il comprenne que nous en avons aussi et nous avons des moyens qui sont ceux que nous confient la population québécoise. On a donc une responsabilité à cet égard-là, et la conversation portait surtout sur le fait qu'on devait en arriver à une entente.»

Parmi les autres conditions à respecter pour qu'une entente soit conclue d'ici 2014, M. Ecclestone a demandé à M. Dumontier que des travaux de rénovation soient effectués afin de modernier les paddocks et la tour de contrôle.

On estime à environ 90 millions $ les retombées économiques annuelles du Grand Prix du Canada. Ces chiffres sont toutefois basés sur des estimations, et non sur des études concrètes.

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