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Effondrement à Philadelphie : l'opérateur de machinerie lourde se rend

08/06/2013 06:59 EDT | Actualisé 08/08/2013 05:12 EDT

Un opérateur de machinerie lourde, soupçonné d'avoir été sous l'influence du cannabis lorsqu'un bâtiment du centre-ville de Philadelphie s'est effondré sur un magasin d'aubaines, tuant six personnes, s'est livré samedi aux policiers.

Un mandat d'arrêt avait été lancé contre Sean Benschop pour six accusations d'homicide involontaire, 13 accusations de mise en danger d'autrui et une accusation de risquer de provoquer une catastrophe.

Les autorités croient que l'homme de 42 ans manipulait une pelle excavatrice, mercredi, lorsque ce qui restait d'un bâtiment de quatre étages s'est effondré sur un magasin de l'Armée du salut, tuant deux employés et quatre clients, en plus de blesser 13 autres personnes.

Le maire adjoint Everett Gillison a déclaré vendredi à l'Associated Press qu'un rapport toxicologique prouvait que Benschop était sous l'influence de la marijuana. Cette découverte, combinée à des déclarations de témoins et des preuves provenant du lieu de l'incident, a mené à la décision, vendredi, de fouiller la résidence de Benschop et d'exiger plus tard un mandat d'arrestation, a dit M. Gillison.

L'accusé a été arrêté au moins 11 fois depuis 1994 pour des accusations allant de possession de drogue à celle de possession d'arme, selon des documents du tribunal.

Alors que l'enquête criminelle suivait son cours, au moins deux survivants ont déclenché des poursuites contre l'entrepreneur en démolition et le propriétaire du bâtiment, alléguant un cas de négligence flagrante sur le site des travaux.

La Ville, pendant ce temps, a promis de sévir contre l'industrie de la démolition. Le maire Michael Nutter a offert de réformer le milieu en imposant entre autres des tests de dépistage de drogue aux opérateurs de machinerie lourde.

Le premier magistrat s'est également engagé à mettre en place des normes plus sévères en matière d'informations fournies par les entrepreneurs, y compris des renseignements à propos de l'expérience de chaque travailleur, en plus d'inspections plus fréquentes sur les sites où des démolitions sont en cours.

Des ingénieurs en construction estiment que le magasin aurait dû être évacué pendant les phases critiques du projet de démolition voisin.

Associated Press

La Presse Canadienne

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