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Négociations entre le Mali et des rebelles touaregs

07/06/2013 05:39 EDT | Actualisé 07/08/2013 05:12 EDT

Les négociations entre le pouvoir malien et les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) se sont ouvertes samedi à Ouagadougou au Burkina Faso. Les deux parties tentent de trouver une solution pacifique à la situation à Kidal.

La ville du nord du Mali est en effet aux mains des indépendantistes touaregs depuis la campagne militaire française « Serval » et la fuite des groupes armés islamistes.

Le MNLA refuse de déposer les armes tant que la question touarègue n'a pas été discutée avec le gouvernement. Cette position complique la tâche du gouvernement qui ne pourra pas, si la situation persiste, tenir les élections présidentielles prévues le 28 juillet.

Jeudi, les troupes spéciales maliennes ont délogé les rebelles touaregs de la localité d'Anefis, à une centaine de kilomètres au sud de Kidal, ouvrant ainsi la porte de cette ville.

Les négociations entre les deux parties doivent se poursuivre jusqu'à lundi.

Crimes et exactions

Ces négociations sont entamées au moment où Amnistie internationale et Human Rights Watch (HRW) ont accusé dans deux rapports les groupes armés et l'armée malienne d'exactions.

« Le bilan des forces de sécurité maliennes en matière de droits de l'homme est simplement terrible », a accusé Amnistie, évoquant notamment des cas de torture. Les forces de sécurité « continuent à violer les droits de l'homme, sans crainte apparente d'en être tenues responsables », affirme Amnistie qui « s'inquiète » du fait que l'armée française et les autres armées africaines aient remis des prisonniers aux autorités maliennes alors qu'« elles savaient ou auraient dû savoir que ces prisonniers risquaient d'être torturés ou maltraités ».

Amnistie accuse le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) d'« exécutions sommaires » et « d'enlèvements » de civils. Le MUJAO et le MNLA sont également accusés « de violence sexuelle » et d'avoir recours aux enfants soldats.

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