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Ordinateurs des cybercriminels : des policiers mieux équipés

05/06/2013 10:41 EDT | Actualisé 05/08/2013 05:12 EDT
Getty Images
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Une technique mise au point par des chercheurs québécois permet de réduire le temps de traitement des données informatiques de plusieurs mois, ce qui facilitera le travail des enquêteurs de police. Selon ses inventeurs, elle parviendra à réduire le temps d'attente avant que des accusations soient portées contre des cybercriminels.

Le professeur Benjamin Fung et le doctorant Gaby Dagher de l'Université Concordia publieront sous peu leurs découvertes dans la revue Data & Knowledge Engineering, mais certains policiers ont déjà recours à leur technique.

Souvent, avant leurs arrestations, les cyberprédateurs et autres criminels du web tentent d'effacer de leurs ordinateurs les données qui pourraient les incriminer.

Parfois, les experts doivent travailler plusieurs mois pour retrouver les éléments de preuve nécessaires à la condamnation.

C'est que les ordinateurs actuels peuvent contenir des océans de données personnelles, si bien que les analystes avaient besoin de plusieurs semaines, voire des mois pour retracer une quantité suffisante d'éléments de preuve.

Maintenant, grâce à la nouvelle technique, le temps de traitement des données est radicalement réduit. Ce qui prenait auparavant des mois ne prend désormais que quelques minutes.

Les enquêteurs criminels peuvent ainsi extraire rapidement des informations enfouies dans un grand volume de textes.

Le duo de chercheurs a aussi mis au point un nouveau moteur de recherche qui aide les enquêteurs à reconnaître les documents pertinents parmi un grand volume de textes.

Les expériences menées à ce jour à l'aide de données criminelles réelles indiquent que l'approche est plus efficace que les démarches classiques.

Selon M. Dagher, la technique pourrait être bientôt utilisée par des organismes d'application de la loi partout sur la planète. Les futurs cybercriminels pourraient ainsi subir leurs procès plus rapidement, ce qui entraînerait une économie de temps pour les policiers, et d'argent pour les contribuables.