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Le profit de la Banque Laurentienne grimpe à 35,1 millions $ au 2e trimestre

05/06/2013 09:14 EDT | Actualisé 05/08/2013 05:12 EDT
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Laurentian Bank of Canada signage is displayed in this photo taken with a tilt-shift lens outside of the company's office in Montreal, Quebec, Canada, on Saturday, Nov. 5, 2011. Canada's dollar depreciated against its U.S. counterpart on concern the debt crisis in Europe is spreading, reducing demand for higher returning assets. Photographer: Brent Lewin/Bloomberg via Getty Images

MONTRÉAL - La Banque Laurentienne a haussé mercredi son dividende trimestriel et affiché de meilleurs résultats que prévu pour son deuxième trimestre.

L'institution financière établie à Montréal fait ainsi passer son dividende à 50 cents par action, une hausse d'un cent. Le nouveau dividende sera versé le 1er août aux actionnaires inscrits en date du 2 juillet.

C'est la cinquième fois en près de deux ans que la Laurentienne augmente son dividende. La Banque Nationale, la Banque Scotia et la Banque CIBC ont aussi haussé leur dividende ce trimestre.

La Laurentienne (TSX:LB) a en outre engrangé un bénéfice de 35,1 millions $, soit 1,10 $ par action, pour le trimestre clos le 30 avril, comparativement à un bénéfice de 33,9 millions $, ou 1,22 $ par action, un an plus tôt.

En excluant les éléments non récurrents, la banque a réalisé un bénéfice de 40,5 millions $, ou 1,29 $ par action, ce qui est supérieur à celui de 36,1 millions $, ou 1,31 $ par action, de l'an dernier.

Les analystes s'attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté par action de 1,24 $ pour le deuxième trimestre, d'après les prévisions recueillies par Thomson Reuters.

Les revenus ont avancé de huit pour cent à 214,8 millions $, contre 198,7 millions $ l'an dernier.

La Compagnie de fiducie AGF, rachetée l'été dernier par une filiale de la Laurentienne, a contribué aux revenus à hauteur de 18,8 millions $.

«Nous avons enregistré une solide croissance des revenus et du résultat et avons de nouveau généré un levier d'exploitation positif», a déclaré dans un communiqué le président et chef de direction de la banque, Réjean Robitaille.

Selon lui, les acquisitions et autres stratégies de croissance ont permis de faire croître la base de revenus de la banque tout en gardant un certain contrôle sur les dépenses.

«Dans un contexte de ralentissement de la demande de prêts et de compression des marges, nous continuons de nous concentrer sur la croissance des secteurs les plus rentables de nos portefeuilles et portons une attention toute particulière à l'intégration des entreprises que nous avons acquises récemment.»

Les provisions pour pertes sur prêts ont grimpé de 1,5 million $ à 9 millions $, incluant une somme de 2,5 millions $ liée aux portefeuilles de prêts de la Fiducie AGF.

Le montant brut des prêts douteux totalisait 117,7 millions $ au 30 avril, contre 128 millions $ au 31 octobre.

Le rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires a été de 10,3 pour cent, en baisse par rapport à celui de 12 pour cent de la même période l'an dernier.

Alors que la reprise économique aux États-Unis continue de prendre de l'importance, les perspectives de la banque pour le Canada restent inchangées.

«La reprise économique, qui a perdu son élan, demeurera modeste en raison de la contribution moindre du secteur public à la croissance et du recul du marché de l'habitation», a-t-elle fait valoir.

La Laurentienne s'attend à ce que le ralentissement du marché de l'habitation se poursuive tout au long de 2013, mais elle ne table pas sur de fortes corrections de prix.

La banque a légèrement révisé à la baisse ses prévisions pour la croissance économique canadienne et mise maintenant sur une croissance du produit intérieur brut de 1,5 pour cent pour 2013, et de 2,2 pour cent en 2014.

L'action de la Banque Laurentienne a avancé mercredi de 15 cents à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 44,20 $.