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Le Japon mise sur les zones économiques

05/06/2013 01:09 EDT | Actualisé 04/08/2013 05:12 EDT

Dans le but de sortir son pays de la crise économique profonde qui l'étreint depuis deux décennies, le premier ministre du Japon a annoncé, mercredi, la troisième phase d'un ambitieux programme économique. Shinzo Abe, fraîchement élu, entend faire croître de 3 % par année les revenus de son pays et créer des zones économiques où les règles seraient assouplies, afin de favoriser les investissements étrangers.

Dans un premier temps, le premier ministre japonais avait instauré une politique monétaire concentrée sur la dépréciation du yen, afin de stimuler les exportations. Dans un deuxième temps, Shinzo Abe avait augmenté notablement les dépenses publiques, notamment en finançant de grands travaux d'infrastructures.

Dans le courant de la journée, mardi, la bourse de Tokyo a réagi avec réserve à l'annonce du troisième volet du plan de relance japonais. Mais, de l'avis des analystes, ce manque d'enthousiasme des marchés n'est pas attribuable qu'à l'annonce gouvernementale.

Rappelons que le Japon est aux prises avec une dette de taille : la dette nipponne représente 212 % du PIB du Japon. Aux États-Unis, c'est près de 100 %

Les difficultés économiques du Japon tirent leur origine d'une récession survenue il y a 20 ans. L'éclatement successif de deux bulles spéculatives, la première boursière et la seconde immobilière, avait enclenché l'engrenage de la dette.

Par la suite, la récession mondiale de 2008 et le tsunami, début 2006, n'avaient qu'accentué la déflation de l'archipel, auparavant qualifié de « miracle économique » en raison de son spectaculaire redressement, après la Seconde Guerre mondiale.

Au plan économique, les enjeux sont donc considérables pour le premier ministre conservateur, Shinzo Abe, qui doit, de plus, peaufiner sa stratégie à un mois d'élections à la chambre des conseillers. Dans une tentative de se rallier l'électorat, Shinzo Abe, a annoncé, mardi, que le plan de relance allait aussi favoriser les ménages. Son gouvernement, dit-il, est déterminé à créer de l'emploi et à mieux rétribuer les travailleurs.

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