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Un projet de loi républicain pour garder ouverte la prison de Guantanamo

03/06/2013 08:55 EDT | Actualisé 03/08/2013 05:12 EDT

Les républicains de la Chambre des représentants des États-Unis ont proposé, lundi, de garder ouverte la prison militaire de Guantanamo, en empêchant l'administration de transférer les suspects de terrorisme sur le territoire américain ou dans un pays étranger comme le Yémen.

Cette proposition sur le sort des 166 prisonniers de Guantanamo est contenue dans un projet de loi sur la défense élaboré par le président de la commission sur les services armés, le républicain Howard O. McKeon.

M. McKeon a présenté son projet lundi, deux jours avant que les membres de la commission se prononcent sur la mesure. Les deux chambres du Congrès devraient voter sur le projet de loi au cours de l'été.

Il y a un mois, le président Barack Obama avait répété sa promesse de campagne de 2008 de fermer la prison de Guantanamo. Il a levé le moratoire sur le transfert de prisonniers vers le Yémen et indiqué que le statut de chaque prisonnier serait étudié au cas par cas.

M. McKeon a déclaré lundi qu'il était ouvert aux propositions pour fermer Guantanamo, mais comme d'autres républicains, il a critiqué la Maison-Blanche pour ne pas avoir élaboré de plan précis sur le sort des détenus.

Le projet de loi permettrait de maintenir ouvert le centre de détention en empêchant le département de la Défense de dépenser de l'argent pour construire ou modifier les établissements pénitentiaires des États-Unis afin d'y placer des suspects de terrorisme présentement détenus à Guantanamo.

Le texte prévoit aussi d'empêcher le Pentagone de dépenser de l'argent pour transférer des détenus vers le territoire américain ou un pays étranger.

M. McKeon a indiqué que le projet prévoyait des fonds pour la rénovation de la prison de Guantanamo, notamment 247,4 millions de dollars américains pour des installations militaires. La majorité des fonds servira à améliorer les bâtiments militaires occupés par les gardiens américains et les cellules où vivent les détenus.

Associated Press 

La Presse Canadienne

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