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Un cadre n'avait pas donné de directives précises concernant Ashley Smith

03/06/2013 03:12 EDT | Actualisé 03/08/2013 05:12 EDT
CP/HO

TORONTO - Ken Allan, un cadre dans un centre correctionnel en Ontario, a affirmé lundi qu'il n'avait jamais ordonné aux gardiens de Grand Valley de ne pas pénétrer dans la cellule de l'adolescente qu'Ashley Smith tant et aussi longtemps qu'elle respirait.

Lors de son témoignage à l'enquête du coroner sur la mort de la jeune détenue originaire de Moncton, M. Allan a en outre affirmé qu'il n'était pas là pour dire aux gardiens quoi faire dans le cas précis de Mme Smith, mais pour leur donner une formation sur la gestion de crise en général.

Ken Allan avait été dépêché à l'Établissement pour femmes Grand Valley, à Kitchener, en octobre 2007, soit quelques semaines avant que la détenue âgée de 19 ans ne se donne la mort en s'étranglant.

Il a précisé qu'on lui avait alors demandé d'offrir aux gardiens de l'établissement une formation sur l'usage de la force. De nombreuses violations avaient été observées à ce chapitre lors des interventions auprès d'Ashley Smith.

M. Allan a déclaré qu'il n'était pas qualifié pour offrir cette formation, et qu'il était inconfortable de se prêter à l'exercice.

Le cadre à l'établissement de Kingston dit avoir fait face à une certaine résistance de la part des gardiens de Kitchener, qui avaient l'impression qu'il voulait les punir ou les critiquer pour leur façon d'intervenir avec Ashley Smith.

M. Allan a aussi affirmé qu'il savait qu'Ashley Smith jouait à un jeu dangereux en nouant des liens autour de son cou.