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L'ONU demande aux belligérants d'épargner les civils en Syrie

01/06/2013 09:23 EDT | Actualisé 01/08/2013 05:12 EDT

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, exhorte les combattants de la bataille de Qousseir, théâtre d'intenses affrontements depuis le 19 mai entre soldats et rebelles, de laisser les civils quitter la ville.

M. Ban rappelle au gouvernement syrien « qu'il a la responsabilité de protéger les civils sous son contrôle, y compris de la menace de milices ».

Dans un appel conjoint, la Haute commissaire aux droits de l'Homme, Navi Pillay, et la patronne des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, ont demandé aux belligérants de cesser les combats pour évacuer les blessés. Elles estiment que « 1500 blessés pourraient avoir besoin de soins médicaux urgents ».

Plus de 10 000 personnes ont déjà fui vers les localités voisines de Hasiya et Al-Dumina et ces déplacés ont eux aussi besoin d'une aide d'urgence,  selon le communiqué des deux responsables onusiennes.

Un appel ignoré

Cet appel a toutefois été ignoré par la Russie, qui a bloqué une déclaration du Conseil de sécurité qui aurait critiqué l'offensive du régime syrien contre la ville rebelle de Quosseir, selon un diplomate de l'Organisation des Nations unies cité par Associated Press.

Selon ce diplomate, Moscou a bloqué la déclaration puisque le conseil n'a pas précisé à quel moment les rebelles avaient pris la ville. Le diplomate s'est exprimé sous le sceau de l'anonymat en raison de l'aspect privé des discussions de samedi.

Qousseir est devenue un point nodal de la guerre civile syrienne, le groupe militant libanais Hezbollah ayant rejoint l'offensive du régime. L'opposition politique syrienne a invoqué l'implication du Hezbollah et la situation dramatique à Quosseir pour justifier son absence des négociations de paix avec le régime à Genève.

La Russie est un allié clé de la Syrie et a imposé son veto à trois reprises contre des résolutions occidentales visant à faire pression sur le président Bachar Al-Assad pour mettre fin à la guerre.

Le conflit syrien retentit au cœur du Liban

Sur le terrain, le conflit syrien déborde pour atteindre le Liban voisin. Pas moins de 16 roquettes et obus de mortiers provenant de Syrie ont éclaté dans la région de Baalbek samedi, château fort du mouvement Hezbollah.

Invoquant la détérioration de la situation au pays, le Parlement libanais a décidé vendredi de repousser les élections générales prévues pour juin.

Depuis le Qatar, l'influent imam sunnite Youssef Al Karadaoui, en a rajouté avec un appel au djihad, la guerre sainte. Il a demandé aux sunnites de partout à se joindre au combat contre le président syrien Bachar Al-Assad.

Cet appel se veut une réponse à l'engagement déclaré de miliciens chiites libanais du Hezbollah aux côtés de l'armée régulière en Syrie.

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