POLITIQUE

Le ministre Gaudreault se réjouit

31/05/2013 06:25 EDT | Actualisé 31/07/2013 05:12 EDT
Agence QMI

La demande de tutelle à Laval était la bonne décision à prendre, selon le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault. Il avait laissé entendre toute la journée de vendredi, lors de nombreuses entrevues, que Québec pouvait intervenir d'une façon ou d'une autre.

Il semble bien que le maire par intérim de Laval, Alexandre Duplessis, ait compris le message du ministre en demandant la tutelle de la Ville. La pression était d'ailleurs très forte depuis les allégations de l'ancien agent officiel du parti PRO des Lavallois, Me Jean Bertrand, entendues à la commission Charbonneau. Jean Bertrand a affirmé que presque tous les élus de Laval sous l'administration Vaillancourt, dont l'actuel maire Duplessis, servaient de prête-noms.

En entrevue à RDI, le ministre Gaudreault a dit comprendre la réaction des citoyens. « Je suis outré comme vous, comme les gens de Laval, de ce que j'ai entendu à la commission », a-t-il dit.

Le conseil des ministres doit maintenant adopter le décret, lors d'une séance du Conseil des ministres qui se tiendra en début de semaine prochaine, et définir plus précisément la modalité d'application de la tutelle à la troisième ville en importance au Québec.

Que des appuis

« Je pense que c'était la chose raisonnable à faire », a déclaré le député de Mercier, Amir Khadir, de Québec solidaire. Ce qui le désole toutefois, c'est qu'il ait fallu attendre 15 à 16 ans pour en arriver à la tutelle, alors que plusieurs personnes en autorité savaient ce qui se passait à Laval.

À Laval même, on est également très satisfait et de la mise en tutelle de la ville, mais aussi du départ éventuel de M. Duplessis. « De toute façon, il n'avait aucune légitimité », a déclaré Robert Bordeleau, chef du Parti au service des citoyens.

Quand on lui a demandé si cette décision aurait des conséquences sur la ville, il a répondu, un peu cynique, que « de toute façon, il n'y a plus de directeur général, ni de directeur-adjoint à la ville. Cette mise en tutelle ne devrait donc qu'aider les fonctionnaires ».

Jean-Paul Gobe, du Parti Action Laval, a conclu en disant que « c'est la pression qui a fait son œuvre ».

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