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Le président syrien reste en place et joue la carte constitutionnelle

30/05/2013 05:53 EDT | Actualisé 30/07/2013 05:12 EDT

Tout accord de paix qui pourrait être conclu à la conférence de Genève devrait être approuvé par référendum, a déclaré le président syrien dans une entrevue diffusée jeudi par la chaîne de télévision libanaise Al-Manar, proche du Hezbollah.

Bachar Al-Assad, qui a confirmé son accord de principe à la participation de Damas à la conférence internationale proposée par la Russie et les États-Unis, rejette toute condition liée à son départ.

« Les prérogatives du président sont fixées par la Constitution et le président ne peut pas abandonner ses prérogatives, la Constitution ne lui appartient pas », a-t-il affirmé.

Tout en se déclarant « très confiant » quant à la victoire de ses troupes face aux rebelles, il a ajouté qu'il se présenterait à la présidentielle de 2014 si le peuple voulait encore de lui.

Un message à Israël

Abordant la question des livraisons d'armes par la Russie, le président Al-Assad a reconnu que les accords entre Damas et Moscou étaient honorés.

Il s'est dit « sous pression » pour ouvrir le front du Golan avec Israël, qui a mené trois raids près de Damas contre des cibles militaires depuis le début du conflit en Syrie.

Bachar Al-Assad a également prévenu que son régime allait « riposter à toute agression israélienne la prochaine fois ».

La donne Hezbollah

Sur l'implication du Hezbollah libanais aux côtés des troupes régulières syriennes contre les rebelles, le président syrien a minimisé cette participation en évoquant une équation mathématique.

« Si le Hezbollah voulait défendre l'État syrien, combien d'hommes pourrait-il envoyer? Des centaines, 1000, 2000 hommes? Nous parlons de combats impliquant des centaines de milliers de soldats syriens et des dizaines de milliers de terroristes ».

Pour le président Al-Assad, les dernières opérations militaires, notamment à Qousseir, ont permis des gains considérables et tout le mérite revient aux forces syriennes. Car les rebelles et leurs commanditaires, selon lui, visent à étouffer la résistance.

Le président met également en garde contre les tentatives de partition du pays.

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