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Fin des recours collectifs dans l'affaire Bre-X 

30/05/2013 04:10 EDT | Actualisé 29/07/2013 05:12 EDT

La Cour du Banc de la Reine a mis fin jeudi à Calgary aux recours collectifs intentés par des investisseurs contre Bre-X. Elle autorise la firme Deloitte & Touche, qui gère la faillite de cette société minière, à mettre fin aux procédures.

Les avocats de Deloitte & Touche devront maintenant distribuer les quelque cinq millions de dollars disponibles aux victimes flouées par Bre-X, dont les résultats trafiqués d'exploration de gisement d'or avaient fait scandale vers la fin des années 90.

Difficile de récupérer plus d'argent

Bre-X a fait faillite en 2002. Des recours collectifs ont été déposés contre la minière à New York, au Texas, en Ontario, en Colombie-Britannique, en Alberta et au Nouveau-Brunswick. Les avocats de Deloitte & Touche ont reçu le mandat d'administrer cette faillite.

Depuis 1997, la firme a touché des millions de dollars pour tenter de récupérer tout ce qu'elle pouvait des finances littéralement fondues de Bre-X.

Les avocats des actionnaires floués ont de leur côté réalisé qu'il était tout simplement impossible de poursuivre le recours collectif de leurs clients, puisqu'il n'y avait plus d'argent à récupérer.

Il ne reste, pour les actionnaires représentés par les recours collectifs, que quelque cinq millions de dollars à se partager.

La longue saga de Bre-X

En 1996, la toute petite société calgarienne Bre-X prétend avoir acquis un gisement gigantesque d'or, évalué à 200 milliards de dollars, à Busang, en Indonésie.

L'annonce attire d'innombrables investisseurs à travers le monde. Des dizaines de milliers de personnes achètent des titres de Bre-X dont la valeur en bourse dépassera six milliards de dollars. L'action passera de quelques cents pour atteindre un sommet de 286 $.

En 1997, le scandale éclate, après la révélation que la prétendue mine aurifère de Busang n'existait pas. Les échantillons montrés par Bre-X pour soutenir sa prétention s'avèrent avoir été trafiqués, les actions de l'entreprise ne valent plus rien. Les actionnaires perdront leurs investissements.

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