POLITIQUE

Amphithéâtre : le maire Labeaume appréhende le conflit dans la construction

30/05/2013 05:09 EDT | Actualisé 29/07/2013 05:12 EDT
Courtoisie

Le spectre d'un conflit dans le monde de la construction au Québec inquiète le maire de Québec, Régis Labeaume. Il craint que les coûts de construction de l'amphithéâtre explosent en raison d'un retard qu'un conflit entraînerait dans les travaux.

Le maire Labeaume n'a pas apprécié la présence à Québec cette semaine de Lyne Marcoux, une représentante de l'Association de la construction du Québec (ACQ), qui a profité de son passage pour solliciter un mandat de lock-out auprès des entrepreneurs.

Le maire a voulu mettre en garde les entrepreneurs ainsi que les syndicats quant aux conséquences éventuelles d'un conflit sur l'amphithéâtre. Il ne veut pas que le chantier de l'amphithéâtre serve à établir un rapport de force entre les deux parties.

« Cette dame-là n'est pas venue à Québec pour rien, elle est venue mettre l'amphithéâtre dans la balance. Je les avertis tout de suite, ils vont en manger une maudite » — Régis Labeaume

Mme Marcoux a répliqué que si les employeurs consentaient aux demandes actuelles des travailleurs, les coûts de construction augmenteraient. Cette hausse toucherait tous les chantiers du Québec, y compris celui de l'amphithéâtre et les autres projets éventuels du maire de Québec, a souligné Lyne Marcoux.

Les syndicats ont aussi réagi en mentionnant qu'il y a d'autres chantiers d'importance au Québec. Lors d'une grève générale, les débrayages doivent toucher tous les chantiers sans exception, rappelle Donald Fortin porte-parole de l'Alliance syndicale. « On ne peut pas déclencher une grève dans un secteur puis ne pas toucher à un chantier. Si on déclenche une grève, on est obligé en vertu de la loi de déclencher l'ensemble du secteur », affirme Donald Fortin.

Les 175 000 travailleurs de la construction du Québec menacent de déclencher une grève générale illimitée le 17 juin si aucune entente n'intervient d'ici là entre les syndicats qui les représentent et les associations patronales.

Les entrepreneurs pourraient quant à eux avoir recours au lock-out.

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