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200 policiers provinciaux manifestent devant l'hôtel du Parlement à Québec

30/05/2013 12:34 EDT | Actualisé 30/07/2013 05:12 EDT

Un texte de Yanick Cyr

L'Association des policiers provinciaux du Québec demande formellement à la première ministre du Québec, Pauline Marois, et à son ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, d'abolir la Commission spéciale d'examen sur le printemps 2012 et de renoncer au projet de loi 12.

« Nous estimons que cet exercice est futile et que le gouvernement n'a pas à mettre sur pied une autre mesure de contrôle que celles déjà en place », a déclaré le président de l'association Pierre Veilleux devant l'hôtel du Parlement à Québec. Le travail des policiers au Québec fait l'objet de l'un des encadrements les plus imposants en Amérique du Nord, selon M. Veilleux qui, entouré de collègues,  a énuméré les instances de régulation du travail de ses membres :

  • Enquête déontologique
  • Enquête disciplinaire
  • Enquête coroner
  • Enquête criminelle
  • Poursuite civile

« Les policiers sont et doivent demeurer apolitiques » poursuit M. Veilleux. « La sécurité publique est notre unique priorité et le gouvernement n'a pas à entraîner la police dans un débat politique. »

Le président de l'association de policiers déplore que les préoccupations des policiers aient été ignorées par le gouvernement malgré leur habituelle collaboration à l'élaboration de projets de loi et aux discussions sur tous les sujets touchant la sécurité publique. « Dans ce contexte, vous comprendrez donc que nous n'avons aucun intérêt à participer aux travaux de cette commission d'examen », explique M. Veilleux.

Le congrès annuel des délégués de l'Association des policiers provinciaux du Québec s'est donné les moyens d'appuyer sa prise de position en adoptant une proposition demandant l'abolition de la commission spéciale d'examen et le projet de loi 12.

L'association de policiers menace d'émettre un mot d'ordre demandant à ses membres de boycotter la commission spéciale si le gouvernement persiste à aller de l'avant dans ce dossier.

En ce qui concerne le projet de loi 12, M. Veilleux estime que les policiers québécois font l'objet d'un encadrement suffisant. « Il est clair que nous ne pouvons accepter les intentions du ministre [de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron] contenues dans ce projet », soutient M. Veilleux. Nous estimons que plusieurs d'entre elles sont tout à fait inacceptables et porteront atteinte directement aux droits les plus fondamentaux des femmes et des hommes qui, en première ligne, ont pour mission d'assurer la sécurité publique sur l'ensemble du territoire québécois. »

Quelque 200 policiers sont réunis à Québec où ils tiendront une manifestation pour se faire entendre du gouvernement Marois. 

La direction de l'association a remis l'itinéraire de sa manifestation aux autorités de la Ville de Québec.

La Fraternité des policiers et des policières de Montréal et la Fédération des policiers municipaux ont également indiqué leur intention de ne pas coopérer aux travaux de la commission spéciale d'examen sur les événements du printemps 2012.

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