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Relever la tête et un sport

28/05/2013 02:58 EDT | Actualisé 27/07/2013 05:12 EDT

Le comité pour le retour de la lutte dans le programme olympique présentera, mercredi en Russie, son dossier pour la relance et le retour de ce sport dans la famille olympique.

Élu à la présidence de la Fédération internationale des luttes associées (FILA) le 18 mai dernier, le Serbe Nenad Lalovic veut présenter un visage plus attrayant pour convaincre le Comité international olympique (CIO) de réintégrer son sport au programme des Jeux.

Martine Dugrenier est optimiste. « On a ramené les anciennes règles. Au lieu de trois périodes de deux minutes, on luttera durant deux périodes de trois minutes pendant lesquelles les pointages s'accumuleront », a mentionné la Québécoise à Radio-Canada Sports.

Dugrenier insiste sur le fait que les juges accorderont désormais deux points au lieu d'un seul pour les prises appliquées au sol. « Ça rendra la lutte plus offensive et un peu plus excitante à regarder, moins compliquée pour les spectateurs. »

Conseils de pros

Sans être au fait de la nature exacte des discussions, Dugrenier reconnaît que la lutte olympique a récemment bénéficié de l'appui d'organisations professionnelles comme l'UFC et la WWE pour revamper une image qui en avait besoin.

« Il y a eu des consultations et des événements ont été organisés avec leur soutien au courant du mois de mai dans le but de sauver la lutte. Au Canada, les gens sont conviés la semaine prochaine, à Niagara Falls, à la rencontre Battle of the Falls qui mettra aux prises des lutteurs canadiens, américains et ukrainiens en présence de personnalités de l'UFC et de la WWE. »

En dépit de ce rapprochement qui peut surprendre, Dugrenier ne croit pas aux rumeurs du recours à un ring ou à une cage pour la présentation des combats.

« Je pense qu'on va rester sur le tapis. Un ring ou une cage changerait trop le sport pour l'amener du côté du spectacle et loin du niveau amateur. On a changé les règles et M. Rogge (président du CIO) s'est déjà dit satisfait. »

D'ailleurs, comme l'explique Dugrenier, ces changements ont déjà pris effet et ont été appliqués en compétition.

« On est confiant en vue du vote de septembre. On va continuer de travailler pour améliorer le dossier plus possible et s'assurer de ne pas manquer cette opportunité-là », a-t-elle dit.

Quant à son propre avenir, Dugrenier n'a toujours pas repris l'entraînement depuis son opération en décembre.

« J'aimerais rester dans le sport, pour coacher et développer la lutte au Québec. Mais je suis toujours en rééducation. C'est un processus très lent. J'aimerais revenir à la compétition, mais c'est très difficile en ce moment. »

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