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Financement électoral illégal à Châteauguay

28/05/2013 05:51 EDT | Actualisé 28/07/2013 05:12 EDT

Gilles Théberge a affirmé à la commission Charbonneau avoir remis une importante somme d'argent à l'ex-maire de Châteauguay Jean-Bosco Bourcier pour sa réélection en 1999, au nom de son employeur de l'époque Sintra.

Un texte de Bernard Leduc

« Comme Châteauguay était un très bon client - on vendait de l'asphalte, de la pierre et on faisait à l'occasion plusieurs contrats pour la Ville de Châteauguay - l'entreprise Sintra avait décidé de donner pour les élections au maire Jean-Bosco Bourcier 20 000 $ », a expliqué M. Théberge.

Ce dernier affirme avoir, de sa propre initiative, décidé de contribuer à sa campagne électorale et établi le montant à lui octroyer.

M. Théberge soutient qu'il lui a remis l'argent au restaurant Hélène de Champlain. M. Bourcier, qui avait régné sur la ville depuis 1983, va cependant perdre ses élections.

Bourcier congédié par le maire Trembay

Le nom de M. Bourcier avait déjà été mentionné devant la commission par Marc Deschamps, l'agent officiel d'Union Montréal. M. Jean Bosco Bourcier a en effet été un employé de la permanence du parti et y agissait comme coordonnateur du parti pour les arrondissements de l'ouest, une tâche qui impliquait des activités de financement.

Selon M. Deschamps, il a été congédié en 2009, à la demande expresse du maire Gérald Tremblay, pour avoir illégalement sollicité 5000 $ comptant d'un entrepreneur.

« Monsieur Bosco Bourcier s'est présenté au parti avec une enveloppe contenant 5000 dollars en vrac. De l'argent sollicité sans que ce soit des dons anonymes ou sans que ce soit des contributions politiques », a expliqué M. Deschamps à la commission. « Bosco Bourcier a été convoqué, a reçu l'ordre de retourner cet argent-là et, après, a été remercié de l'exercice de ses fonctions ».

Gérald Tremblay a confirmé le 25 avril qu'il avait sommé Jean-Bosco Bourcier de retourner l'argent au donateur. 

Selon M. Deschamps, Jean-Bosco Bourcier aurait fait une déclaration à la commission au sujet de son congédiement, à la fin de 2009.

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