POLITIQUE

Tout le Québec bientôt branché au Dossier Santé Québec

27/05/2013 10:07 EDT | Actualisé 27/07/2013 05:12 EDT
PC

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, annonce que le Dossier Santé Québec (DSQ) sera étendu à l'ensemble du Québec dès le mois prochain. Parallèlement, une campagne d'information est lancée lundi à travers la province.

À l'heure actuelle, quatre régions participent au programme expérimental, qui touche un million de Québécois. Mais les résultats observés dans la capitale nationale, l'Estrie, Lanaudière et Montréal révèlent la nécessité d'élargir le programme à l'ensemble des pharmacies, cliniques et hôpitaux du Québec cet été, selon le ministre.

Sept ans après le début du programme, seulement 2 % des cliniques, 19 % des pharmacies et 21 % des hôpitaux sont branchés.

Québec se donne donc jusqu'à la fin de l'année pour élargir les données cliniques conservées par le DSQ, qui sont :

  • les médicaments prescrits délivrés en pharmacie;
  • les résultats d'analyses de laboratoire;
  • les résultats d'examens d'imagerie, y compris les radiographies et l'imagerie par résonnance magnétique (IRM).

Bien que tous les hôpitaux possèdent un système informatique, peu sont connectés entre eux. C'est là tout le défi du DSQ, qui se donne encore un an et demi pour élargir le réseau à tous les participants volontaires.

« Pour l'instant, je donne encore une prescription papier », illustre le Dr François Léveillé, de la région de Lanaudière, qui soutient que le système informatisé ne pourra véritablement fonctionner que lorsqu'une majorité de médecins et de pharmaciens seront branchés.

Pour atteindre l'objectif de branchement complet en 18 mois, le ministre mise sur la récente entente financière conclue avec les médecins pour informatiser leurs cliniques.

Lancé en 2006, le DSQ devait coûter 563 millions de dollars. On estime aujourd'hui que le déploiement du projet et l'informatisation de tout le réseau de la santé coûteront environ 1,6 milliard de dollars.

« Au départ, les coûts avaient été sous-estimés, croit le ministre. Ça avait été rectifié, mais aujourd'hui on respecte les budgets et les échéances », affirme le ministre.

Aucune somme supplémentaire ne sera donc déployée pour l'élargissement du DSQ. Comme l'implantation du DSQ s'étend sur plusieurs années, chaque établissement bénéficie d'un budget d'informatisation qu'il doit gérer, a expliqué le ministre Hébert.

Malgré les coûts d'implantation et de fonctionnement, le ministre Hébert soutient que les bénéfices d'une mise en réseau des médecins et pharmaciens sont immenses. Il refuse toutefois de chiffrer ces avantages.

« Bien malin est celui qui pourrait prédire les bénéfices que l'on tirera de ce programme. Ce qu'on sait, par contre, c'est que personne ne retournerait en arrière. Dans les établissements, on amortit très facilement les coûts d'implantation par les gains d'efficacité », soutient-il.

Lancement d'une campagne nationale

Une vaste campagne d'information est lancée lundi pour informer les Québécois sur les applications du DSQ. La télévision, le web et la radio diffuseront le message du gouvernement, et des brochures seront distribuées à l'échelle nationale.

Cette campagne vise notamment à informer les citoyens qu'ils peuvent se désister de ce système informatique s'ils le désirent. Dans les régions pilotes, moins de 1 % des citoyens ont désiré se retirer du DSQ.

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