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Taxer l'essence pour financer le transport en commun?

27/05/2013 05:55 EDT | Actualisé 27/07/2013 05:12 EDT

Le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, incite la Ville de Québec à percevoir une taxe spéciale sur l'essence pour financer ses services de transport en commun. 

Il réagit ainsi aux inquiétudes exprimées par le vice-président du comité exécutif de la Ville, François Picard, en marge de la consultation sur la Politique québécoise de mobilité durable.

Le conseiller municipal affirme que le gouvernement prévoit réduire de façon significative le financement accordé aux villes pour le transport en commun dans le prochain pacte fiscal. Il soutient que Québec, qui s'est engagé à doter la province d'une Politique québécoise de mobilité durable, manque de cohérence.

Le ministre Gaudreault réfute ces allégations et propose que la Ville taxe l'essence sur son territoire. « Moi je remarque qu'il y a des régions qui la demandent la taxe sur l'essence, puis la Ville de Québec ne l'utilise pas. Moi je veux bien que M.Picard dise qu'on réduit les sommes en transport collectif, mais il faut que chacun prenne ses responsabilités et qu'on regarde ça dans une vision large », défend-il.

De son côté, François Picard, persiste et signe. Il affirme que les actuelles négociations avec Québec laissent présager une baisse marquée des investissements du gouvernement dans le transport en commun pour les cinq prochaines années.

« Je vous ai fait la démonstration, chiffre à l'appui, que l'ensemble des villes du Québec contribue pour 33 %, alors que les autres transports à la Ville de Québec c'est déjà 50 %. On fait notre effort, mais la taxe sur l'essence pour l'instant à la Ville de Québec on a mis un x là-dessus », dit-il.

Le conseiller insiste sur l'importance de préserver, voire de bonifier, les sommes investies dans le transport collectif. Autrement, dit-il, il faudra s'attendre à une stagnation ou une baisse des services et au report de certains projets, comme celui du tramway.

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