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Syrie: Damas se dit prête à participer à la conférence de paix de Genève

26/05/2013 10:26 EDT | Actualisé 26/07/2013 05:12 EDT
AP

BAGDAD - Damas a accepté de participer à la conférence internationale de Genève le mois prochain, qui doit permettre de trouver une issue pacifique à la guerre civile en Syrie, a indiqué dimanche le ministre syrien des Affaires étrangères.

Le régime du président Bachar el-Assad a ainsi signifié pour une première fois, par la voix de son ministre Walid al-Moallem, être prêt à envoyer des représentants à cette conférence organisée par l'ONU. Vers la fin de la semaine dernière, la Syrie avait indiqué à son allié russe être prêt à y prendre part.

L'annonce de dimanche accentue la pression sur le camp du principal groupe d'opposition syrienne, la Coalition nationale syrienne, afin qu'elle accepte à son tour l'invitation. Le groupe en était à une quatrième journée de rencontre à Istanbul, dimanche, afin de s'entendre sur une position commune face à cette proposition de négociations de paix et d'élire de nouveaux leaders, entre autres.

De nombreuses questions restent en suspens quant à cette conférence de paix, dont la date, l'ordre du jour et la liste de participants. La divergence des vues de l'opposition et du régime sur la teneur des objectifs à atteindre promet également de rendre une telle rencontre plus complexe.

Les leaders de l'opposition ont déclaré être prêts à assister à la conférence de Genève, ajoutant toutefois que le départ de Bachar el-Assad devait impérativement figurer au haut de la liste pour toute transition politique envisagée. Le président syrien avait cependant affirmé, plus tôt ce mois-ci, que son avenir ne serait pas déterminé par des négociations internationales, ajoutant qu'il ne quitterait son poste qu'après la tenue d'un scrutin.

Un haut représentant de l'opposition, Louay Safi, a soutenu dimanche que ces conditions prévalaient toujours, mais que les discussions au sein de la Coalition étaient dans un cul-de-sac en raison de désaccords sur l'expansion que doit prendre la formation. Aucune position finale n'avait donc pu, pour l'instant, être adoptée sur une participation éventuelle du groupe à la conférence en Suisse.

Dans le même temps, les opérations militaires en Syrie se poursuivaient dimanche dans la ville stratégique de Qousseir, à dix kilomètres de la frontière avec le Liban. Les troupes gouvernementales, aidées des combattants du Hezbollah libanais, ont lancé l'assaut contre la ville et la bombardent sans relâche depuis une semaine pour tenter de la reprendre aux rebelles. Les hommes de Bachar el-Assad ont fait quelques percées, mais l'opposition maintient aussi certaines positions.

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