Le conseiller municipal et frère du maire de Toronto a nié énergiquement les allégations du Globe and Mail comme quoi il aurait revendu de la drogue dans les années 1980, admettant toutefois avoir acheté et fumé de la marijuana à cet âge.

Doug Ford a déclaré samedi après-midi sur le réseau anglais de Radio-Canada que « c'est absolument faux. Ces gens veulent s'en prendre à notre réputation ». Il a ajouté qu'il ne comptait pas poursuivre le Globe and Mail en justice parce que ça n'en vaudrait pas la peine.

Dans son article, le Globe and Mail cite 10 sources anonymes qui affirment que Doug Ford était lié au trafic de drogue alors qu'il était adolescent. Le journal dit avoir mené une enquête de 18 mois sur la famille Ford et affirme que Doug Ford et un autre frère, Randy Ford, faisaient du trafic de drogue.

Les sources anonymes précisent que Doug Ford aurait revendu de grandes quantités de hachisch dans les années 1980. Il est aussi allégué dans l'article qu'un employé de l'Hôtel de ville, récemment embauché par le bureau du maire, aurait revendu de la drogue avec Doug Ford.

Sur les ondes de CBC, Doug Ford a affirmé avoir dit au rédacteur en chef du Globe and Mail, John Stackhouse, que c'était « scandaleux ce qu'il était en train de faire » et a affirmé qu'il était une victime de « journalisme de caniveau, vicieux ».

De son côté, le patron du Globe and Mail a défendu l'article en disant croire qu'il était « important que cela soit rendu public ».

Lors de l'entrevue à CBC, Doug Ford a par ailleurs nié à nouveau les allégations selon lesquelles son frère aurait fumé du crack. « De toute ma vie, je n'ai jamais vu mon frère fumer du crack », a dit Doug Ford.

Le site américain Gawker et deux journalistes du Toronto Star affirment avoir vu une vidéo sur un téléphone cellulaire qui montrerait le maire Rob Ford fumer ce qui semble être du crack. Radio-Canada n'a pas vu la vidéo en question et n'a authentifié aucune des allégations.