Le mythique groupe rock français Indochine était de passage vendredi soir au Centre Bell de Montréal pour promouvoir son plus récent album Black City Parade. Assurément, la formation n’a rien perdu de son rock ni de sa fougue puisque la prestation a été des plus solides.

Les airs de Black Ouverture ont débuté alors qu’un grand rideau blanc couvrait la scène arrondie. Puis, les fans ont pu apercevoir tranquillement les ombres des musiciens d’Indochine. Des éclairages rouges se mélangeaient à ces ombres chinoises; l’effet était hallucinant. Le rideau est tombé et le ton du spectacle était déjà donné, non seulement en raison du visuel, mais aussi du rythme assez dense offert dès les premières minutes.

Un album construit pour la scène

Nicola Sirkis et sa bande ont d’abord envoyé à la foule la chanson titre de leur douzième disque en carrière, Black City Parade. Déjà, avec l’arrière-plan de Berlin, on sentait que le concert allait faire voyager… En effet, l’album a été construit pour la scène. Enregistrées dans différentes villes internationales, dont Paris, New York et Bruxelles, les chansons sont proposées sur scène avec des visuels rappelant ces différents lieux. Tantôt on se retrouve à Berlin, puis à Belfast, puis en Corée du Nord avec une Traffic girl.

Offrant majoritairement des morceaux de leur nouveau disque, les membres d’Indochine ne se sont pas gênés pour aller piger dans quelques autres de leurs parutions passées, au grand plaisir de la foule. Ainsi, les quelque 5500 personnes présentes ont pu entendre des titres comme La nuit des fées, Little Dolls, 3e sexe, Alice and June, Des fleurs pour Salinger et J’ai demandé à la lune que Sirkis a chanté en intégralité avec le public.

Il y avait clairement des fans de longue date dans les estrades du Centre Bell. De jeunes adultes y revivaient ainsi leur adolescence. On pouvait également apercevoir dans l’assistance de grands drapeaux bleu, blanc et rouge ; la communauté française ne donnait pas sa place. Certains spectateurs ont même pleuré à la sortie du concert.

Applaudissements nourris pour College Boy

« En France, il y a des gens qui ne sont pas très très tolérants… à l’inverse de vous! », a lancé le chanteur avant d’interpréter College Boy, pièce qui a suscité une énorme polémique au cours des dernières semaines. Le vidéoclip réalisé par Xavier Dolan a été censuré sur plusieurs chaînes en France et au Québec. Dans celui-ci, la violence à l'école est symbolisée par un adolescent crucifié, puis abattu par ses camarades. Puissante chanson du dernier disque, elle a aussi fait partie des moments forts de la soirée.

Quatre feux d’artifice, trois rappels, vingt ballons multicolores…

« Putain d’accueil, Montréal! Merci beaucoup! », a déclaré Nicola Sirkis à quelques reprises durant la soirée. Visiblement heureux d’être au Québec (le groupe n’était pas venu dans la belle province depuis quatre ans), la formation a tout donné. Leur rappel a démarré avec une explosion d’artifices. D’énormes ballons illuminés ont survolé la foule durant Europane… Tout comme un vrai groupe rock, Indochine a offert une longue et généreuse prestation, les musiciens ont su faire durer le plaisir.

LE SPECTACLE EN IMAGES:

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  • Indochine au Centre Bell

    (Crédit photo: Agence QMI / Joël Lemay)

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  • Indochine au Centre Bell

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