Le projet de loi 36 qui doit donner naissance à la Banque de développement économique du Québec (BDEQ) ne verra pas le jour dans sa forme actuelle. Les deux principaux partis d'opposition à Québec ont annoncé vendredi qu'ils n'appuieraient pas le projet de loi, après plusieurs semaines de consultations à l'Assemblée nationale.

Un texte d'Isabelle Maltais

Le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) en matière d'économie et de commerce extérieur, Stéphane Le Bouyonnec, a été le premier à annoncer ses couleurs vendredi matin.

« À nos yeux, le projet de loi est trop mal ficelé à l'origine pour être amélioré lors de l'étude article par article », a indiqué le député de La Prairie dans un communiqué.

La CAQ affirme que la BDEQ « n'améliorera en rien le sort de nos entrepreneurs et le potentiel de développement économique du Québec ». Le parti d'opposition pense ainsi qu'elle sera difficile à gérer et qu'elle n'atteindra pas le but qu'elle s'est fixé, soit de regrouper sous un seul toit les services d'aide aux entreprises offerts par le gouvernement du Québec.

« Ces derniers auraient encore à frapper aux portes d'encore beaucoup trop de ministères ou organismes pour obtenir un support », a déclaré Stéphane Le Bouyonnec.

La CAQ demande à la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, « d'aller refaire ses devoirs pendant l'été » et de revenir à la rentrée avec une nouvelle proposition.

« Mme Zakaïb, que je respecte, je pense, peut nous livrer un meilleur travail que ça. Honnêtement, si elle-même était de l'autre côté, comme elle l'était au Fonds de solidarité et devait approuver un projet d'entreprise, ce plan d'affaires là ne passe pas la rampe, tout simplement. Elle aurait renvoyé l'entrepreneur à ses devoirs », a lancé M. Le Bouyonnec.

La Coalition avenir Québec souligne qu'elle trouve « plus que souhaitable » qu'il y ait une réforme à Investissement Québec, qui devait, selon le projet de loi 36, être avalé par la BDEQ. Toutefois, ces changements doivent répondre « véritablement aux préoccupations des acteurs économiques », selon la CAQ.

Qu'est-ce que la BDEQ?

La Banque de développement économique du Québec était un élément-clé du programme économique du Parti québécois lors de la dernière campagne électorale. La BDEQ aurait eu la responsabilité d'enveloppes budgétaires totalisant plus de 9 milliards de dollars. Elle visait à regrouper les activités d'Investissement Québec (IQ) et celles des directions régionales de la division du développement économique du ministère des Finances et de l'Économie, et aurait offert un service de démarrage d'entreprises du service-conseil, ainsi que du financement.

Le PLQ dénonce une superstructure

Quant aux libéraux, ils affirment également que la BDEQ serait une entité qui sera difficilement gérable, en raison de toutes les structures qu'elle englobera.

« Nous sommes contre cette approche de créer des mégastructures ingouvernables. [...] Ce n'est pas un guichet unique, c'est plutôt un labyrinthe qui est en train d'être créé. Les entrepreneurs veulent qu'on simplifie leur vie », a lancé en conférence de presse le porte-parole en matière de Développement économique et de Commerce extérieur, Sam Hamad.

M. Hamad, a aussi affirmé que le développement économique se doit d'être géré par le gouvernement, et non par une de ses agences. « Le gouvernement doit faire des stratégies économiques, les agences doivent les appliquer », a-t-il affirmé.

Notant que la majorité des gens d'affaires étaient craintifs face à cette approche du PQ, Sam Hamad a demandé au parti au pouvoir de « répondre aux besoins des gens ».

« Ce gouvernement-là est loin d'avoir une stratégie économique. Il faut poser des gestes concrets », a-t-il indiqué.

« Journée triste pour le développement économique »

Pour sa part, Élaine Zakaïb a répondu aux partis d'opposition en maintenant que son projet est rassembleur et mobilisateur pour l'économie du Québec et soulignant qu'il avait été accueilli positivement par une multitude de groupes sociaux comprenant des gens d'affaires, comme les Manufacturiers et Exportateurs du Québec et la Fédération des chambres de commerce du Québec.

Selon elle, il n'y a pas de doute que le projet de loi 36 faciliterait la vie des chefs d'entreprises, tout en décentralisant et en développant les régions. Mme Zakaïb admet toutefois que l'idée est complexe.

« C'est un défi, mais ça ne veut pas dire que c'est impossible à réaliser », a-t-elle lancé.

Alors qu'elle est prête à envisager certaines modifications au projet de loi, comme le fait d'instaurer plus de complémentarité entre le gouvernement et le privé, Mme Zakaïb affirme que son parti va continuer à maintenir son idée de guichet unique, pour les entrepreneurs « qui doivent aller vers un dédale d'institutions ».

Déplorant que les partis d'opposition rejettent le projet de loi sans plan B, elle leur demande plutôt de l'étudier article par article plutôt que de le refuser en bloc.

« On va discuter avec les partis d'opposition et voir si on peut les faire changer d'idée », a-t-elle indiqué.

Compliquer les choses

Les partis d'opposition ne sont pas les seuls à souligner les défauts du projet. Selon Michel Nadeau, directeur général de l'Institut sur la gouvernance, le projet de loi 36 tel que présenté n'aurait apporté que des nouveautés cosmétiques, mais ne changera pas réellement les choses.

« Le guichet unique existe déjà en grande partie avec la fusion de la Société générale de financement avec Investissement Québec. Il y a les fonctionnaires du ministère qui sont en région qu'on pourrait regrouper avec Investissement Québec et ça ferait la même chose », indique M. Nadeau.

Michel Nadeau insiste sur le fait que plutôt que de répondre aux besoins de la communauté d'affaires, la BDEQ ne ferait que rendre plus complexe la gestion de leurs demandes.

« Le projet de Mme Zakaïb, ça peaufine, ça améliore certaines choses, mais surtout, ça complique la gouvernance. Il y a trois filiales, il y a une société de portefeuille. », dit-il.

« Les institutions financières ne veulent pas voir une banque trop interventionniste, mais pour la plupart des entrepreneurs, la réalité va demeurer la même », conclut-il.

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  • Déficit zéro reporté

    Nicolas Marceau annonce un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/11/28/quebec-deficit-equilibre-budgetaire-mise-a-jour-economique_n_4354386.html" target="_blank">déficit de 2,5 milliards $ pour le Québec</a>. Le gouvernement du Québec est dans l'obligation de reporter de deux ans le retour à l'équilibre budgétaire, prévu en 2013-2014, en raison de la situation économique précaire. (Radio-Canada)

  • Rapport de la commission Duceppe

    La Commission nationale d'examen sur l'assurance-emploi a rendu public son rapport, contenant <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/11/27/assurance-emploi-gilles-duceppe_n_4351813.html" target="_blank">30 recommandations</a> pour « atténuer les effets les plus négatifs » de la réforme de l'assurance-emploi, entamée par le gouvernement fédéral en 2012 (Radio-Canada.ca)

  • Loi 14

    Diane De Courcy <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/11/14/de-courcy-loi-14_n_4276486.html" target="_blank">saborde le projet de loi 14</a> sur la Charte de la langue française. La ministre responsable, Diane De Courcy, a préféré saborder le projet de loi plutôt que de vider de sa substance la réforme promise par le Parti québécois (PC)

  • PKP à Hydro-Québec

    Pierre Karl Péladeau a été <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/04/17/pierre-karl-peladeau-presidera-le-c-a-dhydro-quebec_n_3100251.html" target="_blank">nommé à la tête du conseil d'administration d'Hydro-Québec</a>. Il est entré en poste à la mi-mai. Pauline Marois a déclaré qu'elle continuera d'associer étroitement l'homme d'affaires Pierre Karl Péladeau à son <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/10/pauline-marois-defend-presence-pierre-karl-peladeau-electrification_n_4077958.html" target="_blank">projet d'électrification des transports.</a>

  • Commission Ménard

    Les audiences de la <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/08/30/commission-menard-printemps-erable_n_3843296.html" target="_blank">Commission d'examen des événements du printemps 2012</a> ont débuté en septembre 2013. Serge Ménard a indiqué en octobre qu'il serait <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/21/commission-menard-audiences_n_4135191.html" target="_blank">impossible de produire un rapport en l'espace de quelques semaines</a> sur des heurts s'étant échelonnés sur une période de plusieurs mois dans plusieurs villes du Québec (Radio-Canada)

  • Hausse des taxes scolaires

    Les compressions du budget Marceau ont entraîné une baisse de revenus de 200 millions $ pour les commissions scolaires. Celles-ci ont en retour imposé une hausse des taxes scolaires. Après deux mois de silence, la première ministre s'est finalement élevée contre cette nouvelle hausse de taxe, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/09/16/aux-commissions-scolaires_n_3936197.html" target="_blank">en exigeant que les commissions scolaires trouvent un autre moyen d'absorber ces compressions</a>.

  • Charte des valeurs

    Le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/09/10/quebec-charte-valeurs-quebecoises-neutralite-religieuse_n_3900140.html" target="_blank">dévoilement de la Charte des valeurs québécoises</a> par le ministre Bernard Drainville a lancé un vaste débat dans la société québécoise. En plus de diviser la population, la Charte a avivé les tensions entre les communautés culturelles et les Québécois «de souche».

  • BPC à Pointe-Claire

    Fin août, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/08/27/matieres-contaminees-pointe-claire_n_3825344.html" target="_blank">l'entreposage illégal de matières contaminées aux BPC dans la municipalité de Pointe-Claire</a> a été rendu public. Le ministère de l'Environnement connaissait la situation depuis le printemps, mais n'avait pas avisé la population environnante. Des garderies se trouvent notamment à proximité du site de l'entreprise Les équipements de puissance Reliance. Le gouvernement a par la suite réagi promptement, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/09/16/bpc-pointe-claire_n_3937011.html" target="_blank">prenant le contrôle du site</a> après de nombreux avertissements émis à l'entreprise.

  • Lac-Mégantic

    La réaction du gouvernement Marois à la tragédie de Lac-Mégantic, et plus particulièrement celle de la première ministre, a été encensée par tous les observateurs. En plus d'être présent sur le terrain, le gouvernement Marois a débloqué rapidement <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/07/11/lac-megantic-semaine-memoire-victimes_n_3579072.html" target="_blank">un plan d'aide de 600 millions $</a> pour aider la petite localité à se relever de la tragédie.

  • Nominations partisanes

    Le gouvernement Marois a essuyé de nouvelles critiques à la suite de la <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/04/10/sylvain-simard-saq_n_3056306.html" target="_blank">nomination de l'ex-ministre Sylvain Simard</a> à titre de président du conseil d'administration de la Société des alcools du Québec. Cette nomination fait suite à celles d'André Boisclair à titre de délégué du Québec à New York et de Gilles Duceppe à la tête d'une commission, qui avaient également été décriées.

  • Modifications à l'aide sociale

    Les <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/03/02/aide-sociale--quebec-modifie-ladmissibilite-a-certaines-prestations_n_2796245.html" target="_blank">modifications au régime de l'aide sociale</a> annoncées par la ministre Agnès Maltais ont donné lieu à de nombreuses manifestations. La ministre a finalement <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/04/09/aide-sociale-agnes-maltais-bonification-personnes-seules_n_3046591.html" target="_blank">bonifié</a> son offre, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/04/11/manifestations-changements-aide-sociale_n_3059215.html" target="_blank">sans réussir à calmer la grogne</a>.

  • Recul sur les coupes en recherche

    Le 13 février 2013, le gouvernement Marois a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/02/13/coupes-en-recherche-marois-recule_n_2676872.html" target="_blank">reculé dans sa volonté de couper de 63 millions$</a> le montant investi dans le secteur de la recherche. Finalement, les compressions s'élèveront à 36,5 millions$ L'initiative avait soulevé un tollé parmi les chercheurs qui ont lancé une campagne-choc.

  • Pauline Marois en mission à Davos

    Pauline Marois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/23/pauline-marois-davos-debut-mission_n_2532638.html">explique que sa présence à Davos s'inscrit dans la «stratégie économique»</a> de son gouvernement, à savoir de faire croître les investissements étrangers. Québec tente depuis longtemps d'attirer des investissements en misant sur sa première richesse naturelle, l'hydroélectricité.

  • «Notre home»: une chanson pour tisser des liens

    Le gouvernement du Québec <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/17/notre-home-jean-francois-lisee-chanson-anglophones-francophones_n_2498823.html">accorde une somme de 20 000 $ pour appuyer une tournée et une chanson</a> hip hop bilingue qui fait la promotion du rapprochement entre jeunes anglophones et francophones du Québec.

  • Plus de fermeté à l'égard des récidivistes

    Le gouvernement Marois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/16/alcool-au-volant-quebec-recidivistes_n_2485599.html">se dit fermement déterminé à serrer la vis aux récidivistes de l'alcool au volant</a>. Dorénavant, le véhicule du fautif sera confisqué dans tous les cas, et retiré définitivement au contrevenant s'il s'agit d'une troisième infraction ou davantage.

  • Rembourser Montréal pour les manifs

    La Coalition avenir Québec accuse le gouvernement péquiste de <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/10/reaction-caq-remboursement-manifestations_n_2450407.html">punir la capitale en refusant de payer le million de dollars</a> demandé par la Ville de Québec pour défrayer les coûts des services policiers engendrés par les manifestations étudiantes du printemps dernier. Sherbrooke et Gatineau ont, elles aussi, obtenu une fin de non-recevoir du ministère de la Sécurité publique.

  • Contribution maximale à 100$

    Dorénavant,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/01/la-contribution-maximale-_n_2392359.html"> le maximum permis de contribution à un parti, à un député indépendant ou à un candidat indépendant autorisé est de 100 $</a>. Il s'agit là d'un volet de la loi modifiant la loi électorale qui vise à réduire les contributions par électeur, à diminuer le plafond des dépenses électorales et à rehausser le financement public des partis politiques. Le montant des dépenses électorales permises pendant une élection générale a également été réduit, il passe de 11,5 millions $ à 8 millions $. Le projet de loi 2 du PQ a été adopté le 6 décembre à l'Assemblée nationale.

  • La consigne restera à cinq cents

    Le Parti québécois applique les freins sur une promesse formulée par le Parti libéral il y a quelques mois: <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/21/consigne-canettes-quebec_n_2340401.html">il ne fera pas passer de 5 à 10 cents la consigne des canettes</a> de bière et de boissons gazeuses — pour l'instant, du moins.

  • 22 conseillers culturels à Montréal

    Maka Kotto a convoqué, à Montréal, tous ses conseillers en poste à l'étranger, et ce pendant une semaine aux frais des contribuables. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/11/maka-kotto-visite-montreal_n_2279605.html">La décision controversée du ministre de la Culture</a> a été prise sans véritable justification et contre l'avis de ses hauts fonctionnaires, en pleine période de compressions. La visite aura coûté au bas mot plus de 64 000 $.

  • La nomination de Nicolas Girard à la tête de l'AMT fait jaser

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/26/nicolas-girard-amt_n_1917572.html">La nomination de l'ancien député péquiste</a> Nicolas Girard au poste de président-directeur général de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) fait sursauter les partis d’opposition, qui dénoncent une nomination partisane. En décembre, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/10/caq-demande-la-demission-nicolas-girard-amt_n_2272468.html">la CAQ reviendra à la charge</a> en demandant la démission de M. Girard après que Paul Côté, l’ex-directeur par interim de l’agence, eut été nommé directeur adjoint.

  • La loi 1 sur l'intégrité est adoptée

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/07/adoption-loi-1-integrite-assemblee-nationale_n_2260195.html">Cette loi a été la première annoncée par Pauline Marois</a> en novembre, après son arrivée au pouvoir. La loi 1 prévoit que, pour soumissionner sur des appels d'offres du secteur public, les entreprises et leurs sous-traitants devront obtenir un «certificat de bonnes moeurs» qui atteste de leur probité.

  • Le Québec entend se doter de son propre registre des armes à feu

    Dans une déclaration en Chambre et à l'occasion du 23e anniversaire de la tuerie de l'École Polytechnique, le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a exprimé<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/06/registre-des-armes-a-feu-quebec_n_2250051.html"> l'intention ferme du gouvernement du Parti québécois de prendre le relais d'Ottawa</a> dans ce dossier.

  • Les partis s'entendent sur le placement syndical

    Le gouvernement péquiste, le Parti libéral et la Coalition avenir Québec en sont venus à<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/07/fin-placement-syndical_n_2256054.html"> une entente pour régler le vide dans lequel se trouve le système de placement de la main-d'oeuvre</a> sur les grands chantiers de construction. La loi qui abolit le placement syndical est en vigueur, mais le nouveau Service de référence de la main-d'oeuvre de l'industrie de la construction n'entrera en vigueur qu'en septembre 2013.

  • André Boisclair renonce à son poste de sous-ministre

    Admettant qu'elle avait sous-estimé la nécessité de changement dans la façon de gouverner, la première ministre Pauline Marois annonce qu'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/06/boisclair-renonce_n_2249764.html">elle a convenu avec André Boisclair qu'il abandonnera sa permanence dans la fonction publique</a>. La double nomination dont avait bénéficié M. Boisclair avait suscité la controverse. En plus de son poste de délégué général du Québec à New York, M. Boisclair avait aussi été nommé sous-ministre adjoint.

  • Québec veut resserrer la loi 101

    Le gouvernement dépose <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/05/modification-loi-101_n_2243301.html">son projet de loi 14 modifiant la Charte de la langue française</a> et la Charte des droits et libertés de la personne. Le projet de loi fait de l'usage du français un droit inclus dans la Charte québécoise des droits et libertés et modifie les obligations de certaines entreprises. La loi 101 ne sera par ailleurs pas imposée aux cégeps. Les écoles passerelles ne seront pas abolies, mais les critères d'admission seront resserrés.

  • Pauline Marois nomme Blanchet à l'Environnement

    Après moins de trois mois au pouvoir, la première ministre <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/04/breton-blanchet-hivon-remaniement-ministeriel_n_2237136.html">Pauline Marois a déjà remanié légèrement son conseil des ministres</a> en nommant le député de Johnson, Yves-François Blanchet, ministre du Développement durable et de l'Environnement pour succéder à Daniel Breton. Elle a aussi ramené au cabinet la députée de Joliette, Véronique Hivon, qui occupera ses anciennes fonctions de ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, auxquelles elle avait dû renoncer temporairement pour des raisons de santé.

  • Budget adopté de justesse

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/adoption-budget-gouvernement-marois_n_2219133.html">Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois a survécu</a>, mais de justesse, à un premier test alors que <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/20/gouvernement-quebec-cure-minceur-ministeres_n_2167550.html">le budget Marceau</a> a été adopté par une seule voix de majorité à l'Assemblée nationale. Après 25 heures d'étude, les parlementaires ont voté sur le budget, et 49 élus péquistes se sont prononcés en faveur, 48 députés de l'opposition ont voté contre et il n'y a eu aucune abstention. Au moment du vote, il y avait en Chambre 97 députés sur une possibilité de 125.

  • Daniel Breton démissionne

    Le passage au gouvernement de Daniel Breton aura duré 71 jours. Rattrapé par des loyers impayés et des infractions au code de la route,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/29/daniel-breton-demissionne-de-son-poste-de-ministre-de-lenvironnement_n_2211352.html"> le militant écologiste a dû renoncer à ses fonctions</a> de ministre de l'Environnement. M. Breton a été au centre de nombreuses controverses, notamment à la suite <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/15/demission-breton_n_2137654.html">d'allégations d'ingérence dans les activités du Bureau d'audiences publiques en environnement</a> (BAPE).

  • Marois avec le Conseil de la fédération

    Pauline Marois participe à <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/23/les-premiers-ministres-halifax_n_2174990.html">son premier Conseil de la fédération</a> à Halifax, sous le thème de l’économie. Elle annonce, entre autres, qu’un comité sera chargé d'évaluer si le Québec tirerait avantage d'un projet d'oléoduc, projet qui permettrait à l'Alberta d'acheminer du pétrole des sables bitumineux jusqu'à Montréal.

  • Hydro-Québec, Loto-Québec et la SAQ devront contribuer

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/20/quebec-supprime-2000-post_n_2167515.html">Dure journée pour Hydro-Québec:</a> le gouvernement Marois ordonne à la société d'État de supprimer 2000 postes et réduit substantiellement la hausse tarifaire décidée en 2010 par les libéraux. Québec demande également des efforts à Loto-Québec et à la Société des alcools (SAQ).

  • Un sommet sur l'enseignement supérieur

    À l'issu du Sommet sur l'enseignement supérieur, qui s'est tenu les 25 et 26 février 2013, le gouvernement a adopté l'indexation annuelle de 3% des droits de scolarité.

  • Discours inaugural et lutte contre la corruption

    La première ministre Pauline Marois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/31/discours-inaugural-marois_n_2051339.html">promet de faire un grand ménage</a> et de ramener l'intégrité à tous les niveaux de l'administration publique.

  • Visite en France

    Mme Marois effectue <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/14/pauline-marois-visite-france_n_1965148.html">une visite de travail en France</a>, où elle rencontre notamment le président, François Hollande. Il ne s'agit pas d'une visite officielle (faite en alternance), mais plutôt d'une prise de contact entre le nouveau pouvoir socialiste et les souverainistes fraîchement élus.

  • Marois refuse de rencontrer le président Kabila

    La première ministre du Québec est en République démocratique du Congo (RDC), où a lieu le 14e Sommet de la francophonie. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/11/pauline-marois-refus-rencontre-president-kabila_n_1959230.html">Mme Marois rejette tout entretien privé avec l'hôte de la rencontre</a>, le président Joseph Kabila, en raison de son sombre bilan en matière de droits de la personne.

  • Recul sur la taxe santé et les impôts rétroactifs

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/10/nicolas-marceau-pq-taxe-sante-_n_1955613.html">Le gouvernement choisit de ne pas abolir la taxe santé,</a> mais plutôt de la rendre progressive, et cela à partir de 2013. Au chapitre de l'impôt des particuliers, le ministre des Finances Nicolas Marceau abandonne l'idée de hausser de façon rétroactive les impôts des mieux nantis.

  • La hausse des droits de scolarité est annulée et Gentilly-2 sera fermée

    La première ministre <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/20/pauline-marois-annulations-frais-scolarite-gentilly_n_1901406.html">annule, par décret, la hausse des droits de scolarité</a> décidée par l'ancien gouvernement libéral. Par ailleurs, la première ministre réaffirme l'engagement du Parti Québécois de procéder à la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2.

  • Gaz de schiste: non pour toujours

    À peine nommée ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet n'attend pas la première séance du conseil des ministres pour donner son opinion. L'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/20/non-gaz-de-schiste-pq-martine-ouellet_n_1900869.html">exploitation des gaz de schiste ne sera jamais sécuritaire</a>, selon elle. Elle réserve ainsi un enterrement de première classe à la position du gouvernement libéral précédent.

  • Présentation du Conseil des ministres

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/19/conseil-des-ministres-pauline-marois_n_1898299.html">En ce 19 septembre 2012, le nouveau gouvernement péquiste est formé.</a> Il est toutefois bien loin d'atteindre l'objectif de parité, avec 23 ministres, dont huit femmes et 15 hommes.